Faible participation des citoyens à la journée communale en province de Gitega

Gitega (centre du Burundi), le 4 août 2014 (COSOME)- La célébration de la journée communale a été marquée par une faible participation de la population en province de Gitega où l’année dernière encore l’affluence n’avait pas non plus été grande, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Quant aux raisons de cette faible participation, les personnes interviewées parmi lesquelles des autorités administratives, des fonctionnaires, la population rurale disent que nombre de gens n’ont pas encore compris l’importance de cette journée qui a été instituées l’année dernière par le gouvernement pour amener les natifs vivant dans les grandes villes du pays à participer au développement des communes d’origines.

Il y en a qui font encore une confusion sur l’organisation de cette journée et les réunions politiques.

Raison pour laquelle la majorité des participants ont été dominés dans certaines communes par les membres du parti au pouvoir.

Certains membres des autres partis politiques et organisations de la société civile ont dit qu’ils n’étaient pas invités à cette fête.

Pour sa part, l’administrateur de la commune de GITEGA, Valentin NAHIMANA a indiqué au reporter de la COSOME qu’on avait invité toute la population à travers des invitations transmises dans les services publics, parapublics et privés et des communiqués radiodiffusés. Néanmoins, a-t-il poursuivi, la population urbaine manifeste peu d’intérêt quant à sa participation aux festivités publiques.

Aussi, devait-il ajouter, dans la conjoncture politique du moment, les membres de certaines organisations politiques affichent une indifférence vis-à-vis de certaines activités publiques.

CB.

Les partis politiques appelés à cohabiter pacifiquement en province de Mwaro

Mwaro(centre- ouest du pays), le 3 août 2014 (COSOME)- Les six communes qui constituent la province de Mwaro se sont jointes aux autres communes du pays pour célébrer la fête communale, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le 1er Vice-président de la république, Prosper BAZOMBANZA, a célébré la fête dans sa commune natale de Rusaka.

Les cérémonies ont débuté par les travaux communautaires où le 1er vice Président s’est joint à la population de Rusaka dans la construction d’une école sur la colline Murambi.

La suite des cérémonies a eu lieu sur le stade de Rusaka où différents discours ont été prononcés et des groupes d’animation ont pu agrémenter la fête.

Tous ceux qui ont pris la parole se sont réjouis de la situation sécuritaire qui prévaut dans cette commune et remercié la population et l’administration pour la bonne collaboration à la sauvegarde de la paix.

Dans son discours, le Ier Vice-président Ir Prosper BAZOMBANZA remercié tous ceux se sont impliqués dans le développement de cette commune et a exhorté les militants des différentes formations politique à cohabiter pacifiquement en vue d’une bonne préparation des élections de 2015.

Il a déploré la faible participation des natifs de cette commune qui œuvrent en dehors de la province étant donné que cette fête est une occasion de rencontres et d’échanges sur les voies et moyens de développer la commune.

Signalons que ceux qui se sont démarqués dans la contribution au développement de la commune ont été décorés par l’Administrateur communal de cette Commune, Frédéric NZIBAVUGA, en commençant par le 1er Vice-président.

Parallèlement à ceux qui se sont beaucoup impliqués, on a tenu à rappeler à ceux qui ne s’acquittent pas convenablement de leur mission de suivre le bon exemple de ceux qui ont été primés.

On a donné l’exemple de certaines collines qui enregistrent un bilan négatif dans la perception des taxes alors que ces dernières constituent la grande partie des recettes communales, selon le Gouverneur de Province, Gérard MARYOGO.

La population devrait être sensibilisée sur les bienfaits de cette fête car elle a connu une faible participation, surtout les intellectuels de cette commune œuvrant en dehors de la province.
HARINDOGO Josélyne

L’absence de lieu de détention handicape les activités judicaires en province de Mwaro

Mwaro (Centre -ouest du Burundi), le 7 août 2014 (COSOME)- Les vacances judiciaires de ce mois d’Août 2014 s’annoncent alors que les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Mwaro ont beaucoup de dossiers qui connaissent des retards liés au manque de moyens de déplacement des témoins à charges ou à décharge, car cela demande beaucoup de temps et de moyens, selon le président du Tribunal de Grande Instance de Mwaro, Vianney NIYONKURU.

C’est pour cette raison que pendant cette période de vacances judiciaires, où seules les audiences publiques sont suspendues, les magistrats vont continuer à faire des visites d’itinérance à Muramvya pour suivre les dossiers des détenus, selon toujours la même source.

Il précise en outre que cela est fait pour pouvoir respecter les délais légaux fixés par la loi.

Signalons que la population carcérale de Mwaro était estimée, jusqu’au 23 juillet 2014, à 208 détenus.

Parmi eux se trouvaient 29 prévenus, dont 26 hommes, 2 femmes et 1 mineur, tandis que les personnes qui ont été déjà condamnées se chiffraient à 136 hommes, 5 femmes et 1 mineur de moins de 18 ans.

Les familles de ces détenus éprouvent beaucoup de difficultés pour rendre visite aux leurs car la prison de Muramvya est très éloignée de Mwaro, selon la même source.

En plus de ces visites d’itinérance à Muramvya, les magistrats de ce tribunal de grande instance de Mwaro comptent faire des descentes sur terrain pour faire des vérifications des exécutions des jugements opérés par les tribunaux de résidence, si une des parties n’a pas été satisfaite.

Il y aura aussi des descentes pour faire des constats sur terrain et la clôture des dossiers qui sont pour le moment en délibéré mais il précise que cela sera fait en fonction des moyens disponibles en véhicule et en carburant.

Signalons que les conflits fonciers s’élèvent à plus de 90% des dossiers traités au tribunal de Grande Instance de Mwaro, selon toujours la même source.

HARINDOGO Josélyne

Une personne retrouvée morte sur une colline de la province de Mwaro

Mwaro(Centre-ouest du Burundi), le 3 août 2014(COSOME)- Un homme a été retrouvé mort dans la matinée de dimanche dernier sur la colline de Maramvya, de la commune de Kayokwe, en province Mwaro, sans que l’on sache pour le moment les circonstances exactes de sa disparitions, appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime, NKESHIMANA Jean Pierre, 34 ans, était originaire de la colline de Kirika, de la commune de Bisoro.

Il résidait sur la colline de Maramvya en tant que domestique, selon Onesphore NIYUNGEKO, conseiller technique chargé des questions administratives et sociales en commune Kayokwe.

Le corps de la victime a été retrouvé tout prêt de la route, le visage défiguré. Le conseiller technique chargé des affaires administratives et sociales ainsi que le commissaire provincial de la police à Mwaro indiquent que l’homme aurait été tué par des gens qui l’ont frappé avec un gourdin quand il revenait d’un bistrot situé à environ 200 mètres du lieu du drame.

L’objet du crime se trouvait encore dans la matinée de dimanche dernier tout prêt du corps de la victime.

Le conseiller technique de l’Administrateur de Kayokwe chargé des affaires administratives et sociales et le commissaire provincial de la police à Mwaro indiquent que les enquêtes ont déjà commencé pour pouvoir identifier les auteurs et les mobiles de ce crime.

HARINDOGO Josélyne

Un homme tué éventré par son frère, à Muhenga en commune Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 5 Août 2014 (COSOME)- Un boucher, Bigirababona Bosco, a été tué sauvagement, éventré par son petit frère, dans la nuit du 4 juillet 2014, sur la colline de Muhenga, en zone de Buvyuko, commune de Bubanza, apprend-on de source policière et administrative sur place.

La victime était avec son frère, présumé auteur, Ndayavugira Dieudonné, au cabaret proche de chez eux où ils partageaient un verre, depuis le début de la soirée.

Les deux frères ont commencé à se bagarrer à ce même cabaret. Après, ils sont tous rentrés.

Vers 20 heures, Bigirababibona Bosco était déjà dans sa maison lorsque son petit frère, l’a appelé dehors.

Selon le chef de zone Buvyuko, Minani Emmanuel, à la sortie de sa maison, il a était directement tué et a rendu l’âme sur place.

Après ce forfait, des habitants et policiers sur place sont intervenus et ont arrêté ce présumé auteur qui est déjà entre les mains de la police judiciaire de Bubanza pour enquête, précise la même source.

Au parquet de Bubanza, Ndayavuga Dieudonné est couvert de sang quand nous l’avons trouvé, avec une blessure sur la joue gauche.

Il a été soigné au centre de santé de Ngara. Il avoue qu’il s’est défendu contre son grand-frère qui l’a le premier attaqué.

Le procureur de la république au parquet de Bubanza, dit que ce dossier sera jugé en flagrance le plus tôt possible.

Il est à signaler que la victime était âgée de 37 ans, en concubinage avec deux femmes et onze enfants parmi lesquels le plus âgé n’a que 13 ans.

A.Nk

Les jeunes catholiques appelés à être des artisans de paix à l’approche des élections de 2015

Gitega (Centre du Burundi), le 6 août 2014 (COSOME)- L’appel des jeunes à l’adoption d’un comportement paisible favorable au bon déroulement des élections de 2015 était l’un des thèmes présentés lors d’un forum qui a regroupé 1.368 jeunes scolarisés et non scolarisés venus de neuf paroisses de la région pastorale de GITEGA situées dans la ville de GITEGA et ses environs, du 29 au 31 juillet à la paroisse Bon Pasteur situé au centre urbain.

Le prêtre chargé de l’encadrement des jeunes dans l’archidiocèse de GITEGA et responsable de la Région pastorale de GITEGA, Abbé Emmanuel NZEYIMANA qui a présenté ce thème mercredi a rappelé aux jeunes l’importance du processus démocratique dans la vie d’un pays dans la mesure où les élections accordent au peuple le droit d’élire leurs dirigeants et d’évaluer leurs réalisations.

La période électorale constitue un moment crucial pour tous les acteurs du pays. Et cela, a-t-il expliqué, étant donné que tous les citoyens braquent leurs yeux sur les résultats issus des élections.

Se référant aux enseignements des Evêques, Abbé NZEYIMANA a indiqué que les citoyens doivent faire preuve d’un esprit de discernement pour élire des dirigeants qui présentent des projets de société qui visent le bien-être de toute la population.

Les jeunes ont été ainsi appelés à adopter un comportement favorable au bon déroulement des prochaines élections de 2015.

Ils doivent éveiller leur conscience et refuser tout acte de nature à les inciter à la haine d’autrui, à la tricherie, au mensonger, aux violences ou à l’intimidation.

En somme, les jeunes ont été mis en garde contre des éventuels cas de manipulation ou de sollicitations politiciennes qui les inciterait à un mal de toute nature qu’elle soit.

Les jeunes qui ont l’âge requis ont été appelés à élire librement leurs dirigeants tout en respectant le choix des autres. Comme on est dans le système pluraliste, tout citoyen a le droit d’élire le candidat de son choix sans pour autant s’en inquiéter. L’Abbé NZEYIMANA a toutefois mis en garde les jeunes contre toute tentative de tricherie électorale comme le vote avant l’âge requis.

Dans leurs interventions, certains jeunes ont demandé l’attitude qu’on pourrait prendre vis-à-vis des actes d’intimidation qui pourraient être dirigés à leur égard. Le prêtre a répondu qu’ils devraient faire preuve d’un comportement digne d’un chrétien et éviter tout acte ou réaction de nature à attiser les tensions.

C.B.

Débat sur le Burundi au Conseil de sécurité des Nations unies

Bujumbura, le 6 août 2014(COSOME)- Le Conseil de sécurité des Nations unies va consacrer, mercredi, une session sur la situation socio-politique du Burundi dans le cadre de la mise en application de la Résolution 2137 (2014) qui recommande au Secrétaire général des Nations unies de le tenir informé, tous les 90 jours, de l’état d’avancement de l’exécution du mandat du Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB), a-t-on appris de source diplomatique à Bujumbura.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Burundi, le Gabonais Parfait Onanga Onyanga, va présenter, à l’occasion, un rapport intérimaire sur la situation du pays d’attache au Conseil de sécurité, indique un communiqué de presse du BNUB.

Le rapport va porter, notamment sur l’état de la mise en œuvre de la Résolution 2137, les obstacles à sa mise en œuvre, ainsi que la transition du BNUB vers une équipe pays des Nations unies d’ici à début 2015, selon la même source.

Des consultations sur ce plan de transition sont en cours entre le BNUB, le système des Nations unies, le gouvernement burundais et les partenaires internationaux réunis au sein du «Groupe de direction de la transition» qui a été mis en place à cet effet, rapporte le communiqué.

Depuis l’année 2003, date de l’entrée en vigueur de l’Accord global de cessez-le-feu dans la guerre civile, les Nations unies ont régulièrement diminué leur présence civile et militaire au Burundi et s’apprêtent à garder une équipe encore plus restreinte dans le pays, sur demande insistante du gouvernement burundais qui considère que la paix est devenue une réalité dans le pays.

Au début, les Nations unies avaient pour mission le maintien de la paix au Burundi, puis celle de consolidation de la paix et il est question que l’équipe pays en vue aide au développement socio-économique du pays.

Les organisations de la Société civile locale et les partis politiques de l’opposition continuent cependant de plaider en faveur d’une présence massive de la communauté internationale, au moins jusqu’au terme des élections générales de 2015.

La majorité des partis politiques au Burundi sont sans assise nationale

Bujumbura, le 5 août 2014(COSOME) – La majorité des 45 partis reconnus légalement au Burundi sont sans assise nationale, à en juger par leur déploiement limité sur le terrain pour des activités diverses, indique un rapport du ministère burundais de l’Intérieur ayant en charge la gestion des associations à caractère politique.

A titre indicatif, seulement quatre partis politiques ont pu organiser des réunions publiques au niveau national au cours du mois de juillet 2014, à moins de neuf mois des prochaines élections générales de 2015, selon la même source.

Il s’agit du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (Cndd-Fdd, au pouvoir), des Forces nationales de libération (Fnl), du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (Msd) et de l’Union pour la paix et la développement (Upd), tous trois de l’opposition.

Le poursuivant immédiat a été le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu, ex-parti au pouvoir) qui n’a pu couvrir que 10 des 17 provinces du pays.

Trois autres ont pu couvrir une province de l’intérieur du pays, d’autres sont restés à Bujumbura, la capitale du Burundi, là aussi pour tenir des rencontres d’organes dirigeants, parfois dans des bars-restaurants, d’après la même source.

Les moyens financiers disproportionnés expliquent cet état des choses, dit-on, toujours du côté du ministère de l’Intérieur, pendant que certains partis de l’opposition mettent en cause des entraves administratives, comme le refus de réunions sous divers prétextes pour annuler les demandes.

L’absence sur le terrain ne date cependant pas d’hier et aux précédentes élections générales de 2010, 25 partis politiques étaient dans la compétition et trois seulement sont arrivés au Parlement et au gouvernement pour avoir réalisé un score honorable d’au moins 5% des suffrages exprimés au niveau national lors des législatives, comme le prévoit la loi électorale.

Le foisonnement des partis politiques remonte aux premières élections de l’ère démocratique au Burundi avec une motivation quelque peu matérialiste, disent les analystes des questions politiques à Bujumbura.

En 1992, les partis politiques, toutes tendances confondues, étaient assurés à l’avance de fameuses Jeep tout terrain dernier cri à l’époque, de la marque « Pajero » ainsi que quelques subsides de l’Etat pour relever la compétition électorale.

Par la suite, la démocratie a tourné au fiasco, avec l’assassinat du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, dans un putsch militaire, suivi d’une longue guerre civile.

Une période des vaches maigres s’en est suivie et le pays n’a renoué d’avec le suffrage universel qu’en 2005, cette fois sans les subsides de l’Etat.

La même cure d’austérité a caractérisé la campagne électorale de 2010 où les partis politiques se sont lancés dans la course électorale avec des moyens propres, comme les cotisations des militants et sympathisants.

Un grand débat a même eu lieu sur la caution élevée de 15 millions de francs burundais (près de 10.000 dollars US) pour briguer, entre autres, la magistrature suprême et il a fallu la ramener à 10 millions pour calmer les esprits.

A l’approche de nouvelles élections générales de 2015, les moyens financiers des partis politiques risquent de faire à nouveau la différence et le Cndd-Fdd semble en avoir mesuré l’enjeu pour conserver le pouvoir en commençant à mobiliser au grand jour les militants et sympathisants en vue des cotisations, selon les moyens de chacun.

Aucun sou n’est prévu pour aider les partis politiques dans l’enveloppe financière de 60 millions de dollars US que cherche à mobiliser la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour 2015.

Une bonne partie de l’enveloppe sera plutôt destinée à l’éducation civique et électorale des citoyens, dit-on du côté de la Ceni.

La société civile parle politique dans 89% des interventions au Burundi

Bujumbura, le 4 août 2014(COSOME) – Les organisations de la société civile locale s’intéressent aux questions politiques dans 98% des interventions au Burundi, a relevé lundi le ministre burundais de l’Intérieur, ayant dans ses attributions la gestion de ces acteurs normalement sans but lucratif et politiquement « neutres ».

Au nombre de 6.045 dans moins de 10% des cas, les mêmes organisations de la société civile s’intéressent aux questions en rapport avec le développement socio-économique, a enchaîné le ministre, M. Edouard Nduwimana.

A les écouter parler, « on peut facilement dire que tel ou tel autre responsable d’une organisation de la société civile roule pour les intérêts de tel ou tel autre parti politique», a souligné en substance M. Nduwimana, avant de les inviter à choisir l’un des deux camps au lieu d’évoluer dans la confusion.

Surtout que dans les demandes d’agrément, les organisations de la société civile s’engagent à épauler plutôt le gouvernement dans les domaines de leurs compétences, a-t-il poursuivi.

L’autre grief du ministre est que les organisations de la société civile ne donnent pas de rapports d’activités en bonne et due forme ou à temps, comme le veut la loi sur les associations sans but lucratif.

A titre indicatif, sur plus de 6.000 organisations reconnues par la loi au Burundi, 517 seulement ont donné des rapports d’activités en règle l’année dernière, soit 8% d’entre elles, a déploré le ministre.

Les organisations de la société civile ont été encore rappelées à l’ordre en ce qui concerne le droit aux manifestations publiques qui cachent parfois d’autres visées, selon la même source.

Sur sept demandes qui avaient été formulées depuis le début de cette année, toutes ont été refusées parce qu’il y avait des infiltrations d’individus qui voulaient en profiter pour semer le désordre, a affirmé le ministre.

Les interventions des représentants de la société civile ont révélé par ailleurs, des dissensions internes entre les « pro-pouvoir » et les « pro-opposition », ou encore entre celles qui seraient choyées par la communauté internationale des bailleurs de fonds et le reste qui ne reçoit pas d’aides extérieures à cause des détracteurs tapis au sein du mouvement associatif burundais.

Le ministre a bondi sur l’occasion pour dire aux uns et aux autres que cela n’était pas de nature à les crédibiliser aux yeux du gouvernement et de la communauté internationale.

La CENI fustige une tentative de déstabilisation par des «rumeurs» et « mensonges» au Burundi

Bujumbura, le 2 août 2014(COSOME) – Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre Claver Ndayicariye, a apporté samedi un démenti aux «rumeurs» et «mensonges infondés» de l’opposition qui fait état de recrutements «en catimini» d’gents recenseurs, de citoyens en âge de voter et de futurs membres des démembrements provinciaux et communaux, en prélude aux élections générales de 2015.

Le président de l’Alliance démocratique pour le changement, Léonce Ngendakumana, a fait état d’informations en sa possession vendredi, de recrutements en cours d’agents recenseurs et de membres des commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI) et ceux des commissions électorales communales indépendantes (CECI), à l’insu de cette principale coalition de l’opposition du moment au Burundi.

Une telle démarche est « classique » et vise à « nous distraire », a rétorqué M. Ndayicariye qui occupait le même poste lors des élections générales précédentes de 2010, car il essuyait régulièrement des critiques de « partialité » de la part de l’opposition dont une partie avait fini d’ailleurs par se retirer de la course électorale.

De tels recrutements n’ont pas encore eu lieu et n’interviendront qu’à partir du mois de novembre prochain, après une « large » consultation avec tous les acteurs politiques intéressés par les élections, a-t-il rassuré, répétant avec force que «ni les rumeurs, ni les mensonges» ne détourneront la CENI de sa mission de préparer et organiser des élections transparentes pour 2015.

Les soucis de la CENI sont pour le moment ailleurs, dans la quête et la mobilisation interne et externe des fonds destinés à financer les différents scrutins à l’agenda électoral de 2015.

Le calendrier est sorti le 18 juillet 2014 et l’année prochaine verra l’élection des maires couplée à la présidentielle, puis celles séparées des députés, des sénateurs et des chefs de zones, de collines et de quartiers qui sont les plus petites entités administratives à la base au Burundi.

Le gouvernement burundais doit mobiliser de ses propres ressources, l’équivalent de 21 millions de dollars us pour financer en partie les élections générales en vue, selon toujours Pierre Claver Ndayicariye.

La communauté internationale des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, quant à elle, a été sollicitée pour 39 autres millions de dollars restants, soit une enveloppe globale des prochaines élections estimée à 60 millions de dollars us, indique la même source.

Pour le moment, la France s’est déjà engagée par des promesses de financement de l’ordre de 200.000 euros, les Etats unis pour 3,5 millions de dollars, la Hollande pour 1,3 million de dollars, l’Union européenne pour 8 millions d’euros et la Belgique pour 4 millions d’euros.

Les donateurs insistent, en contrepartie, à chaque fois, sur la tenue d’élections «inclusives» de toutes les tendances et sensibilités politiques au moment où certains responsables politiques de l’opposition ne veulent pas rentrer d’exil, malgré des garanties d’amnistie du pouvoir, tandis que d’autres doivent composer avec des poursuites judiciaires pour diverses raisons et des divisions internes qui affaiblissent leur leadership et risquent de les disqualifier de la compétition électorale.
-0- PANA FB/IS/SOC 02août2014