Les enjeux politiques des élections de 2015 au centre d’un débat riche et varié entre acteurs politiques

En termes d’enjeux, les participants ont surtout soulevé la question polémique dans l’opinion d’un possible troisième mandat du chef de l’Etat sortant sur lequel la classe politique nationale reste divisée pendant que le concerné entretient aujourd’hui encore le suspens.

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Observatrice du FNUD

L’autre enjeu qui a été relevé est celui des alliances qui seront nouées lors des jours et mois à venir et avec quels projets de société.

La question des divisions internes aux partis politiques, surtout de l’opposition, celle des libertés politiques, de l’environnement sécuritaire des prochaines élections sont autant d’autres enjeux qui ont été au centre des préoccupations des invités au débat radiophonique.

Parmi les principales recommandations qui sont sorties du débat, on peut citer le « respect de la parole donnée ».

A ce propos, certains leaders de partis politiques de l’opposition ont fustigé le fait que les résultats des rencontres entre acteurs politiques ne sont pas toujours mis en application.

L’autre recommandation est allée dans le sens de demander au pouvoir en place au Burundi de ne pas servir d’entrave à la réunification des ailes rivales des partis politiques.

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Présidente de la COSOME

Plusieurs partis politiques de l’opposition connaissent depuis quelque temps de divisions internes pour le leadership comme dans les cas de l’unité pour le progrès national(UPRONA), les forces nationales de libération(FNL), l’union pour la paix et le développement(UPD), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU).
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Vue partielle de la salle

Ces divisions traversent surtout les principaux partis politiques de l’opposition et font crainte une compétition déséquilibrée avec le parti au pouvoir lors des prochaines élections de 2015.

Les participants ont encore recommandé l’assainissement du climat politique national, l’équité dans le traitement des partis politiques et la liberté de mouvement.

L’arrêt de l’instrumentalisation des jeunes affiliés aux partis politiques est une autre recommandation sur laquelle les participants ont insisté pour que les prochaines élections soient « libres, équitables, apaisées, démocratiques, justes et transparentes ».

Recomposition du paysage politique à l’approche des élections de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 17 juin 2014 (COSOME)- Les partis de l’alliance burundo-africaine pour le salut(ABASA), de l’alliance pour la concorde nationale(PACONA) et celui de la démocratie, la réconciliation et la reconstruction (PPDRR) ont décidé de fusionner en une seule formation politique tournée vers la promotion de la « science, le développement et l’environnement » (PASIDE), apprend-on des promoteurs.

Selon le président de cette nouvelle alliance politique, Aloys Baricako, un congrès a eu lieu samedi à Bujumbura pour formaliser la fusion des trois partis en vue de constituer une « nouvelle force politique nationale » centrée surtout sur la défense des intérêts de la jeunesse et de l’environnement.

L’alliance doit encore introduire une demande d’agrément auprès du ministère de l’intérieur qui a dans ses attributions, la gestion des associations à caractère politique pour pouvoir travailler dans la légalité.

Dans l’ensemble, 43 partis officiellement reconnus par la loi encombrent le paysage politique national, surtout à cause des idéologies presque jumelles qui tirent leur essence de là où le Burundi a surtout mal, comme en matière de démocratie, du développement, de la réconciliation ou encore de l’unité nationale.

En effet, le pays continue à végéter dans la pauvreté du fait des conséquences de plusieurs décennies de guerres civiles cycliques qui ont mis à mal le tissu économique et sociopolitique national.

Par ailleurs, à la veille des élections générales de mai à septembre 2015, le PASIDE vient emboîte le pas à l’alliance des démocrates pour le changement (ADC) qui est constituée par une douzaine d’autres partis politiques de l’opposition « radicale ».

L’ADC s’était constituée sur fond de contestation des résultants des élections municipales de 2010 qui auraient été entourées de « fraudes massives », mais sans en apporter de preuves tangibles à ce jour.

L’ADC est aujourd’hui encore juste tolérée mais pas reconnue par le ministère de l’intérieur ayant dans ses attributions, la gestion des partis politiques.

Un troisième bloc est constitué par des partis politiques de l’opposition «extraparlementaires» plus « modérées », s’accordent à dire les analystes des questions politiques nationales à Bujumbura.

Un quatrième bloc est fait d’un « forum de partis politiques » qui est en même temps un cadre de dialogue entre la mouvance présidentielle et l’opposition, mais auquel ne participent généralement pas l’ADC.

Au niveau des textes, l’opposition plurielle dispose, depuis le mois de novembre 2010, d’une nouvelle loi qui la régit.

L’article premier indique que la loi en question a pour objet de « déterminer le statut juridique de l’opposition politique au Burundi, dans le cadre de la consolidation de la démocratie pluraliste par le débat politique et la compétition pacifique pour l’accession au pouvoir ».

L’article 4, quant à lui, stipule que « tout parti politique appartenant à l’opposition peut accepter de participer au gouvernement. Dans ce cas, il renonce à sa qualité de parti d’opposition et fait une déclaration publique à cet effet».

Par ailleurs, l’article 10 de la même loi commande qu’en cas de non respect des droits de l’opposition politique, «les partis, les alliances de partis ou groupes politiques lésés peuvent saisir la chambre administrative de la cour suprême pour le rétablissement de leurs droits. La Cour examine la requête en procédure d’urgence».

Signature d’un code de « bonne conduite » des élections de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 10 juin 2014(COSOME)- Le compte à rebours des élections générales de 2015 a commencé, lundi, par la signature d’un code de bonne conduite que devront suivre et respecter l’administration, les partis politiques, les médias et la société civile, avant, pendant et après ce rendez-vous politique d’importance.

L’autre grande étape des préparatifs électoraux de 2015 avait été le vote, en avril dernier, par le parlement, et sa promulgation par le chef de l’Etat, d’un nouveau code qui prévoit, entre innovations, le regroupement des scrutins, comme les municipales et les législatives et l’usage d’un bulletin unique lors des prochaines élections générales qui auront lieu entre les mois de mai et septembre 2015.

Le texte du code de bonne conduite, en 14 points, engage le gouvernement, les partis politiques et acteurs politiques, la société civile, les médias et les jeunes affiliés aux partis politiques à contribuer à la création d’un environnement propice à la tenue d’élections « libres, transparentes, inclusives et paisibles ».

S’agissant du gouvernement encore, le code l’engage à « assurer et à garantir un environnement sécuritaire qui protège tous les partis politiques et acteurs politiques, à faciliter l’organisation de leurs activités politiques, la libre participation au processus électoral de la population ainsi que toutes les personnes impliquées dans les élections, y compris les candidats aux différents scrutins, les militants, les représentants des médias, les observateurs, les membres de la Ceni et ses démembrements ».

Dans le même code de bonne conduite, le gouvernement, les partis politiques et les candidats indépendants, en particulier les jeunes des partis politiques, s’engagent encore à « ne pas perturber les réunions de l’une ou l’autre entité politique durant le processus électoral et à respecter les sièges et les insignes des autres formations politiques ».

Quant aux partis politiques, aux coalitions politiques et aux candidats indépendants, ils doivent « être capables de mener leurs activités politiques en toute liberté pendant la campagne électorale sur toute l’étendue du territoire national, dans le respect du cadre légal en vigueur qui doit s’appliquer équitablement à toutes les formations politiques, avant, pendant et après les élections ».

Les partis politiques et acteurs politiques s’engagent encore à « sensibiliser leurs membres, en particulier les jeunes, au respect des droits civils et politiques ainsi qu’aux valeurs démocratiques et doivent dénoncer, condamner et sanctionner toute forme de violence, verbale et/ou physique, comme mode d’expression politique ».

Toujours au chapitre des partis politiques, des indépendants et des coalitions politiques, le code de bonne conduite les engagent à « s’abstenir d’utiliser les fonds et autres moyens de l’Etat aux fins de leurs campagnes et les établissements publics, notamment les écoles, comme lieux de joutes politiques ou de recrutement de militants, conformément aux dispositions légales en vigueur ».

De son côté, la Cni s’engage à « s’assurer de la révision transparente du fichier électoral et de la délivrance des cartes d’électeur à tous les citoyens remplissant les conditions requises ».

La Cni s’engage également à « assurer et à garantir la représentation des partis politiques, des coalitions, des candidats indépendants et des différentes sensibilités politiques dans les commissions électorales provinciales indépendantes et les commissions communales indépendantes, à établir un mécanisme inclusif d’observation des élections et à relever toutes les irrégularités au bon déroulement des différente scrutins en vue de leur résolution pacifique ».

Le code stipule encore que « l’accès aux médias publics est garanti aux partis politiques, aux coalitions et candidats indépendants qui prennent part aux scrutins, sans discrimination (…) ».

Les médias, de leur côté, doivent « travailler avec professionnalisme, dans le respect de la déontologie et de l’éthique journalistiques, et à éviter toute manipulation de l’information, avant, pendant et après les élections, notamment par la propagation de rumeurs ou la publication de résultats avant l’annonce officielle par les organes habilités ».

Par ailleurs, la Ceni, les partis politiques, les coalitions, les candidats indépendants, la société civile et les médias « veilleront à ce les procès verbaux de dépouillement soient affichés et transmis en toute sécurité à l’autorité compétente et que les mandataires des partis politiques et des candidats indépendants obtiennent une copie desdits procès verbaux et/ou des fiches de résultats immédiatement après le scrutin ».

En signant le code de bonne conduite, la société civile s’engage, quant à elle, à « garder sa neutralité et à ne pas s’ingérer dans les affaires des partis politiques » avant, pendant et après les élections, y lit-on.

Maintien en détention préventive d’un activiste des droits de l’homme au Burundi

Bujumbura, le 10 juin 2014(COSOME) – La Cour d’appel de Bujumbura a décidé lundi, du maintien en détention préventive du président de l’association de défense des droits de l’homme et des prisonniers (APRODH, indépendante), Pierre Claver Mbonimpa, au bout de bientôt un mois de séjour forcé à Mpimba, la prison centrale de Bujumbura, pour «atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat».

M. Mbonimpa est poursuivi suite à ses allégations dans les médias locaux sur la présence de jeunes burundais affiliés au parti au pouvoir sur le sol de la république démocratique du Congo voisine pour des entrainements militaires aux fins non encore élucidées.

Le procès avait été mis en délibéré jeudi dernier, le temps pour la Cour d’appel d’analyser et de se prononcer sur la demande de la défense de laisser M. Mbonimpa comparaître en prévenu libre.

Le verdict de la Cour est tombé lundi, et le président de l’APRODH doit finalement rester et comparaître en étant en prison.

Le dossier de présence supposée de jeunes paramilitaires burundais en territoire congolais a fini par prendre une dimension internationale inattendue.

Deux hauts fonctionnaires du Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB), en charge du secteur de sécurité, ont été déjà expulsés par les autorités burundaises pour avoir été à la source des révélations de présence de jeunes burundais au Congo en vue d’y recevoir des entrainements militaires à l’approche des élections générales de 2015 dans leur pays d’origine.

Le dossier continue également de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans les milieux politico-médiatiques à Bujumbura et la dernière mise au point en date est venue lundi, du porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), Onésime Nduwimana.

Selon M. Nduwimana, l’ancien mouvement rebelle armé, actuellement au pouvoir, a déposé les armes, «une fois pour toutes», en 2003, à la faveur d’un accord global de cessez-le-feu avec le pouvoir central qu’il combattait à l’époque des faits.

Escalade verbale entre le gouvernement du Burundi et les Nations unies

Bujumbura, le 7 juin 2014 (COSOME) – Le ton est monté d’un cran samedi, entre le gouvernement burundais et les Nations unies qui continuent à se rejeter la responsabilité de la récente expulsion d’un officier militaire en charge de la sécurité à la représentation spéciale onusienne à Bujumbura pour «port illégal» d’arme et de munitions.

Dans sa tentative de faire sortir des armes, l’officier mis en cause est Abednego Mutua, de nationalité kenyane.

La veille encore, le Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB) a pris la défense de son agent de sécurité dont l’expulsion constitue une mesure «disproportionnée» pour s’être présenté, «par mégarde ou oubli», à l’aéroport international de Bujumbura avec dans ses bagages, «deux chargeurs et 15 cartouches» pour pistolet.

Réponse du berger à la bergère : «s’il s’agissait d’un simple agent, on serait tenté d’y croire», a rétorqué samedi dans une déclaration musclée, le porte-parole et Secrétaire général du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba.

Par ailleurs, ce cas intervient peu de jours après l’expulsion du conseiller en matière de sécurité à la même représentation des Nations unies à Bujumbura, cette fois, pour un «rapport clandestin» du BNUB sur un supposé armement de jeunes militants du parti au pouvoir, à l’approche des élections générales de 2015.

«Ce rapport a été à la base de tensions entre les acteurs politiques nationaux», a encore déploré le porte-parole du gouvernement.

Nombreuses sont en effet les voix qui continuent à s’élever dans les milieux politiques de l’opposition pour demander des enquêtes urgentes sur les allégations onusiennes «inquiétantes» d’armement de jeunes affiliés au parti au pouvoir et un risque de bain de sang dans un pays où l’atmosphère pré-électorale est déjà électrique, soulignent les observateurs.

Selon toujours le Porte-parole du gouvernement burundais, la tentative de faire sortir des armes est de nature à entamer sérieusement la crédibilité du seul aéroport international dont dispose le Burundi.

S’agissant des accusations des Nations unies qui ont été portées contre le gouvernement burundais de violer l’accord de siège avec le BNUB, M. Nzobonariba a trouvé que le BNUB s’est positionné, là encore, en «donneur de leçons» en matière de respect des conventions diplomatiques internationales.

La fin heureuse de la déclaration est que le gouvernement du Burundi termine en rassurant que la collaboration reste «totale» avec les Nations unies sur toutes les questions d’intérêt commun.

Le désamour grandissant entre le gouvernement du Burundi et les Nations unies inquiète encore les observateurs à la veille des élections générales de 2015 dont les 60 millions de dollars us nécessaires à leur financement sont attendus en grande partie de la communauté internationale, des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

Les Nations unies avaient joué un rôle important dans la sécurisation et l’observation des premières élections générales post-conflit de 2005.

Ce sont les mêmes Nations unies qui avaient pris une part active dans la mobilisation des fonds pour l’organisation des élections générales de 2010.

La COSOME sensibilise les femmes leaders sur leur rôle dans le processus électoral de 2015

Gitega (Centre du Burundi), le 2 juin 2014 (COSOME)- La coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME) a organisé, le 30 mai 2014, un atelier de sensibilisation des femmes leaders affiliées aux partis politiques et aux organisations de la société civiles sur leur participation effective au processus électoral de 2015 avec l’appui financier de Oxfam NOVIB, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Ces femmes leaders ont été aussi appelées à éviter les éventuelles manipulations qui compromettraient leurs libertés électorales et politiques.

Dans son discours d’ouverture, le délégué du ministère de l’Intérieur, Vincent KARIKURUBU a convié les femmes à prendre une part active dans le processus électoral de 2015 aussi bien pour élire que pour se faire élire afin d’atteindre un développement durable.

Il les a ensuite invitées à faire preuve de dynamisme et de compétitivité pour améliorer leur visibilité sur la scène politique.

Il a en outre adressé les remerciements à la COSOME et son partenaire NOVIB pour leurs contributions, tant au niveau de la sensibilisation de la population sur sa participation au processus électoral qu’au niveau de l’observation des élections déjà organisées dans notre pays et la sous-région.

A son tour, l’animatrice de cet atelier, Mme Liliane NIYONZIMA a présenté un thème qui a mis en exergue l’importance d’une participation active des femmes à la vie politique.

Elle a aussi rappelé les opportunités à exploiter en faveur d’une implication plus accrue des femmes dans la vie politique.

Elle a ainsi interpelé toutes les femmes à éveiller leur conscience pour améliorer leur participation et leur accès dans les postes de prise des décisions du pays.

Les femmes et les filles à tous les niveaux doivent être sensibilisées sur leurs droits de participation à la vie politique.

Elles sont appelées à s’imprégner des textes de lois nationales et des conventions internationales qui consacrent la prise en compte du genre dans les différents secteurs de la vie nationale.

L’animatrice a également mis en garde ces femmes contre les formes de manipulation qui risqueraient de compromettre leurs libertés civiques et politiques.

Certes des progrès sont enregistrés quant à la représentativité des femmes burundaises dans les institutions électives du pays où le quota de 30 % que consacre la Constitution est respecté et même dépassé.

Cependant, ce taux de représentativité est encore faible dans les conseils collinaires et dans les postes de nomination, a signalé l’animatrice de l’atelier, Liliane NIYONZIMA.

A titre illustratif, les statistiques de 2010-2011 ont fait état d’un taux de représentativité des femmes de 32% à l’Assemblée nationale, 46,3% au Sénat, 31,8% aux conseils communaux, 4,7% aux conseils collinaires.

Au niveau des postes de nomination, la représentativité des femmes est encore très basse d’une façon générale.

La conférencière a notamment relevé le cas du secteur de l’enseignement primaire où le personnel féminin est majoritaire, mais les femmes qui occupent les postes de responsabilité sont moins nombreuses par rapport aux hommes.

Elle a ainsi invité les femmes leaders à adopter les stratégies nécessaires pour rentabiliser leur majorité élective (les femmes qui ont un taux de plus de 50 %) et leur capacité organisationnelle pour améliorer leur participation dans la vie politique et, partant leur accès dans les postes de prise de décision.

Elles doivent aujourd’hui plus qu’hier faire preuve de dynamisme, de compétitivité pour jouer un rôle actif dans la vie politique.

Ce qui leur permettrait ainsi de participer dans les différentes sphères de la vie nationale et partant dans la conception des programmes visant un développement inclusif.

Les participantes ont, de leur côté, déploré des défis majeurs qui limitent encore la participation effective des femmes à la vie politique et, partant limitent leur accès aux postes de prise de décision des partis politiques, des institutions électives et des postes de nomination.

Parmi ces défis, elles ont cité notamment : la mentalité de certains hommes leaders des partis politiques qui constituent des têtes pensantes et, par conséquent, empêchent les femmes d’occuper les meilleures positions sur les listes bloquées.

D’autres défis sont liés à la timidité, aux préjugés et coutumes traditionnelles qui freinent certaines femmes membres des partis politiques de réclamer de meilleures places sur les listes électives bloquées des partis politiques.

La surcharge des femmes par des activités ménagères entravent encore nombre de femmes à participer activement à la vie politique, sans parler du manque de solidarité mutuelle qu’affichent encore certaines femmes ainsi que le taux élevé de femmes analphabètes et l’effectif encore réduit de femmes et filles qui ont fait des études universitaires par rapport aux hommes et aux garçons.

Pour relever ces défis, ces femmes leaders se sont engagées à promouvoir une solidarité mutuelle agissante pour briser toutes les barrières qui freinent encore l’émergence de la femme sur la scène politique et partant limitent leur accès aux ressources nationales.

Elles ont ainsi formulé une série d’engagement en l’occurrence la sensibilisation de leurs consœurs à tous les niveaux sur leur adhésion massive aux partis politiques et leur participation active dans le processus électoral de 2015.

Elles se sont également engagées à faire preuve de compétition pour occuper de meilleures positions dans les organes dirigeants de leurs partis respectifs et sur les listes boquées électives de 2015.

La COSOME a tenu des ateliers pareils dans les communes de BUGENDANA et GISHUBI de la province de GITEGA à l’intention du même groupe cible de femmes leaders des partis politiques et des organisations de la société civiles la même journée, selon les informations livrées par une des délégués de la COSOME dans la commune de GITEGA, Mme Joséphine MANIRAMBONA.

C. B.

La commune Bwambarangwe de la province Kirundo nourrit de grandes ambitions de développement

Kirundo (Nord du Burundi), le 23 mai 2014 (COSOME)- La construction de plusieurs salles de classes, le bureau communal et la direction communale de l’enseignement, le centre pour jeunes et une microcentrale électrique sont en vue en commune de Bwambarangwe, province Kirundo (nord du Burundi), appris de l’administrateur communal, Jean Marie Muhigwa, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Cette autorité communale signale que la clôture des chantiers pour le bureau communal et la direction communale de l’enseignement est envisagée avec la première moitié du mois de mars 2015. L’administration communale compte sur la volonté de la population et l’intervention du Fonds national pour l’investissement communal(FONIC) pour pouvoir mener à terme ces chantiers.

Toutefois, explique M.Muhigwa, la pauvreté de la population et l’insuffisance des recettes est une limitation de taille pour les efforts consentis par la commune dans le développement.
La commune doit aux tiers plus de 40 millions de francs burundais s’indigne, l’administrateur communal. «Avec le soutien du conseil communal que je juge de positif, nous ferons beaucoup de choses malgré la rareté des recettes », rassure-t-il.

Dans le domaine culturel, la commune a un projet de construction d’un centre pour jeunes avec une salle polyvalente, a-t-il ajouté. La « diaspora » de la commune a promis de donner un coup de main pour ce projet.

M. Muhigwa rêve également de construire une microcentrale hydroélectrique sur la Nyabitare pour éclairer le centre de négoce de Mukenke qui dispose déjà d’un hôpital avec un équipement moderne, un lycée public vieux de plus de 20 ans et un marché moderne. Une société chinoise a fait des études de faisabilité depuis 2008 avec le financement propre de la commune et un appui de la « diaspora », explique-t-on.

Le coût de l’ouvrage est estimé à 2 milliards de francs burundais, précise l’administrateur communal. L’administrateur mise en grande partie sur sa « diaspora » et les autres intervenants pour pouvoir construire cette microcentrale. « Nous essayons toujours de vendre le projet, mais nous n’avons pas encore eu de bailleurs », regrette-t-il.

L’administrateur indique en outre, que la commune a besoin d’une route asphaltée qui reliera le Rwanda et la Tanzanie respectivement par les postes frontières de Gasenyi et de Kobero. « Le chef de l’Etat a donné une promesse de la construction de cette route », a déclaré M.Muhigwa.

JCN

La composante des TWA plaide pour une représentation dans les conseils communaux et collinaires en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 23 mai 2014 (COSOME)- La composante des TWA, une minorité faiblement représentée au Burundi dans tous les secteurs de la vie nationale, demande l’étendue de leur cooptation jusqu’aux conseils des communes et de collines, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), au près de quelques Batwa de la commune Vumbi en province Kirundo.

« A côté de la cooptation des twa au niveau de la chambre basse et du Sénat, nous demandons qu’elle soit étendue au niveau des conseils de commune et de colline », a-t-il suggéré.

Les TWA de cette commune justifient cette demande par une sorte de discrimination qu’ils n’ont cessé d’être victimes depuis la nuit des temps, indiquent-ils.

A titre illustratif, Gaston Simbiyabandi de la colline Mbasi, commune Vumbi, s’est présenté aux élections collinaires de 2010 mais n’a pas pu être élu par manque de moyens financiers, a-t-il témoigné.

« Au niveau des élections collinaires, les candidats graissent la patte des électeurs pour être élus », et nous nous retrouvons sans moyens a-t-il ajouté.

M. Simbiyibandi ajoute en outre que les Batwa sont toujours déconsidérés dans la société burundaise. « C’est la raison pour laquelle les responsables des partis politiques ne nous allignent pas sur les listes électorales », a-t-il justifié.

Il illustre ses propos par le remplacement d’un Twa élu en 2010 au conseil collinaire de Mbazi par un hutu. « Julien Bigirimana, élu comme conseiller collinaire en 2010 sur notre colline a été remplacé par un hutu après sa mort », s’indigne-t-il.

Dans toute la province de Kirundo, un seul Twa siège comme membre du conseil communal en commune de Busoni. Elle a été cooptée pour remplacer Jean Baptiste Manwagari qui avait été élu à ce poste, rappelle-t-on.
Seul le parti union pour le progrès national(UPRONA), avait, en 2010 aligné un Twa sur la des candidats aux élections communales, rappelle-t-on encore.

JCN

Polémique autour de l’élection d’un nouvel administrateur de la commune de Muhanga

Ngozi(Nord du Burundi), le 22 mai 2014 (COSOME)- Certains des membres du conseil communal de la commune de Muhanga, en province de Kayanza, dénoncent les violations observées dans l’élection du nouvel Administrateur de cette commune.

Ces membres déplorent que les équilibres de genre et de sexe n’ont pas été respectés dans les élections de ce mercredi qui ont porté à la tête de cette commune, Reymond Sindabizera.

La constitution de la République du Burundi promulguée en 2005, les accords d’Arusha d’août 2000 et la loi communale de 2009 précisent que dans le souci de garder les équilibres constitutionnels dans l’administration, un administrateur déchu doit être remplacé par un autre de la même ethnie et du même sexe parmi les membres du conseil communal.

L’élection de monsieur Reymond Sindabizera serait dès lors contraire à ces textes du moment que l’Administrateur remplacé Clémence Ntirampeba, est une femme d’ethnie Tutsi. Le nouvel Administrateur devrait, de ce fait, être une femme Tutsi.

Beaucoup parmi les membres du conseil communal de Muhanga avaient soutenu la candidature d’une femme.

Ils demandent que le conseil organise de nouvelles élections respectant les textes de loi en vigueur au Burundi.

Les femmes de cette commune parlent d’une violation flagrante de leurs droits politiques.

YM

Arrestation de trois bandits armés en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 21 Mai 2014 (COSOME)- Trois bandits armés ont été arrêtés par la police de Bubanza dans une maison de
Muyange, après une attaque perpétrée par un groupe d’homme armé de
fusil sur la colline de Kagirigiri, en commune Bubanza, apprend-on de
source policière sur place.

Vers 8h00, la nuit du 20 Mai, ces trois hommes Nyandwi Dominique,
Bizimana Mathias et Nyabenda Jean Bosco, qui se cachaient suite à
cette attaque, ont été arrêtés dans une maison du village de paix de
Muyange, en commune Bubanza.

Avec l’aide de la population, la police a trouvé des effets militaires constitués d’une tenue militaire, une baillonnette, une gourde, un élévateur et de la viande de porc.

Des objets inquiétants, affirme le responsable du poste de police à Bubanza, OPP1, Maniraho
Jérôme.

Selon ce chef de police au poste de Bubanza, c’est ce groupe qui venait d’attaquer les ménages de la sous colline Kagirigiri vers 19hoon la même nuit. Deux ménages ont été victimes de cette attaque où leurs biens ont été volés.

Dans les échanges de tirs à l’arme automatique entre les militaires de la position de barrage d’irrigation de Kajeke et ces assaillants, armés de deux fisils, aucune victime n’a été enregistrée. Lorsqu’ils ont été arrêtés les armes étaient déjà cachées.

Parmis les trois arrêtés, Bizimana Mathias est supçonné d’avoir était parmi ceux qui ont participé dans le meurtre de Ndabemeye Fabien en commune Musigati et qui était recherché par la police depuis le 15
Mai.
La police appelle la population de rester vigilante pour aider à démanteler les groupes de malfaiteurs qui sème la peur sur certaines localités à Bubanza.

A.Nk