Trois personnes tuées à l’arme blanche en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 9 octobre 2013(COSOME)- Un chef de ménage, son épouse et leur enfant ont été sauvagement tués à la machette mardi dernier sur la colline Minyago, commune de Bwambarangwe, en province de Kirundo, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME) dans la région.

M.Seromba, le chef de ménage, Mme Rosalie Sezikeye et leur enfant ont été coupés en morceaux en pleine nuit de mardi par des criminels armés de machettes jusqu’ici inconnus, précise-t-on de même source. Aucun voisin des victimes n’a entendu le moindre cri de secours et de détresse, déplore la police.

Le mobile de ce crime ignoble serait lié à un conflit foncier, indique-t-on.

Selon la police, quatre suspects de l’entourage immédiat des victimes, dont le neuve du chef de ménage défunt, ont été déjà appréhendés pour des besoins d’enquêtes.

Les conflits du genre ne cessent de faire des victimes en province de Kirundo où, endéans deux semaines, trois personnes ont été tuées, respectivement dans les communes de Ntega et de Kirundo, rappelle-t-on.

Ce triple homicide porte à sept, le nombre de personnes tuées dans des actes criminels de divers ordres en communes de Kirundo, Ntega et Gitobe.

JCN

Une peine à perpétuité requise contre deux frères poursuivis pour un meurtre à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 9 octobre 2013 (COSOME)- Le parquet de Kirundo a requis, mardi dernier, une peine de réclusion criminelle à perpétuité contre deux frères présumés meurtriers de leur père, a appris de source judiciaire sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Jean Claude Karinda et Ruberintwari avaient été arrêtés la semaine dernière, accusés d’avoir tué leur père sur la colline de Mihigo, en commune de Ntega, le 26 septembre dernier, rappelle-t-on.

Les deux présumés criminels avouent les faits leur reprochés, arguant qu’ils l’ont éliminé pour « leur sécurité ».

Les deux fils ont ajouté que leur feu père avait juré de les tuer comme il l’avait fait pour leur grand frère, il ya de cela deux ans.

Un argument qui n’a pas convaincu le parquet et une peine à perpétuité a été demandée pour ces présumés criminels.

Le tribunal de grande instance de Kirundo a 40 jours pour rendre le verdict final, a-t-on appris des mêmes sources judiciaires.
JCN

Une personne tuée dans une fusillade en province de Muyinga

Muyinga(Nord du Burundi), le 8 octobre 2013(COSOME)- Une personne a été tuée par balle d’un policier suite à une dispute de bistrot qui a mal tourné le 6 octobre dernier au chef-lieu de la province de Muyinga, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire locale.

Le policier Nyabenda Japhet et agent de transmission du procureur de la république dans la province de Muyinga est tombé sur un groupe de personnes en état d’ivresse qui l’ont agressé verbalement avant de tirer dans le tas, tuant sur le champ l’une d’entre elles au quartier Kibogoye, du chef lieu de la province de Muyinga, d’après la même source.

L’agent de l’ordre a été débordé en essayant de calmer les esprits échauffés par l’alcool et a dégainé avant de prendre le large par peur des représailles.

Dans cette fusillade, un membre du groupe est mort sur le champ, tandis qu’un autre a été grièvement blessé et admis à l’hôpital de Muyinga pour des soins intensifs.

Après le forfait, le policier Japhet Nyabenda s’est volatilisé dans la nature, laissant son arme sur le lieu du drame.

Le fugitif est recherché activement par les services de police à Muyinga, tandis que son arme a été récupérée et remise aux supérieurs hiérarchiques.

Les bavures policières deviennent monnaie courante selon les militants des droits de l’homme en province de Muyinga.

D’après les responsables de l’association pour la défense des droits de l’homme et de prisonniers(APRODH) dans la région, un policier connu sous le nom d’Amissi Radjabu a battu à mort un certain Thierry Ndikumana de la Colline Munagano en Commune de Muyinga il y a un mois.

La victime était accusée d’avoir volé de l’argent à son père pendant que d’autres sources administratives sur place indiquent qu’un conflit foncier opposait ce jeune garçon à son père.

Le parquet de Muyinga s’est saisi du dossier malgré que le policier a pris le large et reste aujourd’hui encore introuvable.

E.ND

Démission d’un administrateur communal en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 8 octobre 2013(COSOME)- La commune Makebuko est dirigée, depuis le 30 septembre 2013, par un administrateur intérimaire, Silvère COYISHAKIYE, après la démission de l’ancien titulaire du poste administrateur, Onesphore NTAKIYINANIRA, officiellement pour « convenances personnelles », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’administrateur intérimaire était à ce jour un conseiller technique chargé des questions administratives et sociales dans cette commune.

Cet intérim devra durer 30 jours, selon la loi communale, a précisé le Président du Conseil communal, Gérard NIBIGIRA, dans une correspondance adressée au gouverneur de la province de GITEGA au cours de la quelle il a annoncé une vacance de poste de l’administrateur de MAKEBUKO.

Le président du conseil communal a aussi demandé à l’autorité compétente d’autoriser le conseil communal de procéder à l’élection d’un nouvel administrateur de la commune MAKEBUKO en remplacement de l’ancien administrateur Onesphore NTAKIYINANIRA qui a présenté sa démission le 24 septembre 2013.
Quant aux raisons de sa démission, NTAKIYINANIRA a avancé des motifs personnels liés à sa santé qui ne lui permettait pas d’exercer ses fonctions.

Quant aux mobiles exacts, le président du conseil communal a répondu qu’il se fie aux propos mentionnés dans la lettre de démission.

Néanmoins d’autres sources concordantes font état d’un problème lié plutôt à des difficultés financières de la commune qui se sont accentuées avec cette année où les recettes communales accusent une régression.

Cette diminution de recettes communales a entraîné des retards de paiement des salaires du personnel qui vient de faire 7 mois d’impayés pour 2013 et 7 mois pour l’an 2012 selon les informations recueillies auprès de l’inspection provinciale des finances communales.

Ces irrégularités créaient un climat de frustration au sein du personnel.

Rappelons que NTAKIYINANIRA est le deuxième administrateur communal de la province de GITEGA qui a présenté sa démission au cours de cette année après celle de l’administrateur de MUTAHO survenue au mois de mai dernier.

Cet administrateur a été déjà remplacé par Mme Immaculé NTAKARUTIMANA élue par le conseil communal le 27 juin.

Avec cette élection, le nombre de femmes administrateurs est passé de 4 à 5 sur un total de 11 administrateurs communaux que compte la province Gitega, soit un taux de représentativité des femmes de 45%.

C. B.

Une personne tuée dans une fusillade au chef lieu de la province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 8 octobre 2013(COSOME)- Le policier Nyabenda Japhet et agent de transmission du procureur de la république dans la province de Muyinga a tiré sur un groupe de gens en état d’ébriété avec l’intention de les séparer au moment où ils commençaient à se bagarrer, tuant sur le champ l’un d’entre eux par balle dans la nuit du 6 octobre 2013 au chef-lieu de la province de Muyinga, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les mêmes sources sécuritaires indiquent que le policier a essayé de calmer ces personnes qui l’ont insulté par la suite.

L’agent de l’ordre n’a pas su se maîtriser et la réaction a été de tirer des balles réelles dans le tas, tuant une personne sur le champ et en blessant grièvement une autre.

Après ce forfait, le policier Japhet Nyabenda s’est volatilisé dans la nature, laissant son arme sur le lieu du drame.

Les bavures policières deviennent monnaie courante selon les militants en faveur des droits de l’homme, l’Association pour la défense des droits de l’homme et de prisonniers dénonce un cas d’un policier connu sous le nom d’Amissi Radjabu qui a battu à mort un certain Thierry Ndikumana de la Colline Munagano, en Commune de Muyinga, il y a un mois.

La victime était accusée d’avoir volé de l’argent à son père pendant que des sources administratives sur place indiquent qu’un conflit foncier opposait ce jeune garçon à son père.

Le parquet de Muyinga a ouvert le dossier et le policier a pris le large.

E.ND

Deux personnes tuées et cinq autres blessées dans deux explosions de grenades à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi),le 8 octobre 2013(COSOME)- Deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées, dont trois grièvement, dimanche dernier dans deux explosions de grenade sur les collines de Kanabugire et Cumba, respectivement dans les communes de Ntega et de Gitobe, en province Kirundo, a appris de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Jean Bosco Rugerinyange a été tué sur la colline de Cumba, en commune de Gitobe, dans une explosion de grenade qui a été lancée par Jean Claude Mburo, après que les deux personnes se soient vivement chamaillées autour d’un verre dans un bistrot de la même localité, précise Nicodème Barutwanayo, administrateur communal.

Cinq autres personnes ont été blessées, dont trois grièvement. Les trois blessés graves sont admis à l’hôpital de Kiremba en province de Ngozi (nord du pays), ajoute-t-il.

Selon la même source, le présumé criminel a pris le large et la police est à sa recherche.

Sur la colline de Kanabugire, en commune de Ntega, Jean Mitagato, 60 ans, a été également fauché par une grenade lancée par des criminels dans la chambre à coucher.

Le mobile de ce meurtre serait lié à un conflit foncier, précise Marin Hitimana, administrateur de cette commune.

La police a déjà arrêté deux suspects à savoir, la fille de la victime et son gendre, indique-t-on de même source.

La criminalité est montée d’un cran ces derniers temps en province de Kirundo où il n’y a pas une semaine, deux autres personnes avaient été tuées en commune de Ntega et de Kirundo dans des actes criminels, rappelle-t-on.

Depuis le début de l’année, au moins quinze personnes, à majorité des femmes, ont été tuées dans des actes criminels multiformes dans les différentes communes de la province.

JCN

Un journaliste de Syfia Grands Lacs plaide pour sa liberté provisoire

Ngozi, le 7 octobre 2013 (COSOME)- Le journaliste Désiré Nshimirimana du périodique, « Syfia Grands Lacs », demande au Tribunal de Grande Instance de Ngozi de procéder à sa remise en liberté provisoire après plusieurs mois de détention préventive sous le chef d’accusation de « tentative d’assassinat », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME) du prévenu.

Dans une lettre à madame la présidente de la dite juridiction, Mme Annonciate Niyonkuru, avec copies au Président de la République, l’Ombousman burundais, le Ministre de la justice, le Procureur général prés la cour d’Appel de Ngozi et les Associations de Défense des Droits Humains, Mr Nshimirimana relève les irrégularités judiciaires qui entourent son dossier.

Pour lui, même son arrestation n’a pas suivi des procédures normales car il n’y a pas d’éléments suffisants à charge qui démontrent qu’il est personnellement impliqué dans l’assassinat d’une personne de Buye, en commune de Mwumba, par grenade, le 6 février 2013.

Le prévenu ajoute que cette grenade a été lancée alors qu’il se trouvait au service en mairie de Bujumbura. Pour lui, l’auteur de cet assassinat n’est d’ailleurs pas encore été identifié.

Il précise aussi que l’audience publique a à plusieurs reprise été reportée en rappelant les reporters successifs du 27 juin ou encore du 12 aout 2013.

Dans toutes ces audiences, le ministère public a prétexté ne pas avoir amené de témoins à charge, poursuit monsieur Nshimirimana.

La présidente du Tribunal de Grande Instance de Ngozi, de son côté, a accusé réception de la correspondance, avant de préciser que la requête sera analysée à la prochaine audience publique prévue au mois de décembre prochain.

Pour elle, le dossier est d’ailleurs traité en toute urgence car même les autres prévenus qui ont fixé leurs affaires en même temps que lui n’ont pas encore comparu en audience publique.

Le Procureur général de Ngozi, Gamaliel Nkurunziza, demande lui aussi de la patience au prévenu Désiré Nshimirimana en affirmant que le dossier doit être traité avant que cette année ne se termine.

YM

Au moins six blessés dans des échauffourées entre de jeunes militants du MSD et des FDD en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 6 octobre 2013 (COOSOME)- Au moins six personnes ont été blessées à des degrés divers dans des échauffourées entre des jeunes du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) et ceux du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) le 5 octobre 2013 en commune de Gihanga, de la province de Bubanza, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire.

Les deux groupes de jeunes partisans faisaient du sport matinal de jogging quand ils se sont croisés au village 3 de la commune de Gihanga et se sont rentrés dedans.

Parmi les blessés, deux sont de jeunes militants du MSD et quatre autres du CNDD-FDD, dont un cas grave.
L’administrateur de la commune Gihanga, Audace Ndayisaba, a condamné cette violence dont les auteurs devront être poursuivis par la justice.

Le commissaire de police en province de Bubanza, Nzeyimana Rémégie a également dit que les auteurs de ces violences devront être arrêtés et punis.

Au niveau de la direction du MSD, on estime que s’il faut des arrestations, elles devront se faire en toute impartialité des deux côtés.

De son côté, le représentant de l’association de défense des droits des prisonniers et des droits humains (APRODH) Icihagazeko Antoine, a demandé aux partis politiques de discipliner leurs jeunes militants pour éviter ce genre de violence qui se répète pour la 2ème fois en commune de Gihanga en moins de deux mois.

Ce comportement augure une situation politique très tendue à l’approche des élections générales de 2015.

A.Nk

Le Nord du Burundi devient une plaque tournante pour le trafic de mineurs

Ngozi (Nord du Burundi), le 7 octobre 2013(COSOME)- Deux femmes ont été arrêtées lundi, le 7 octobre 2013 au centre urbain de Muyinga pour « trafic d’enfants », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source judiciaire.

Aisha Gahimbare et Fiesta Kanyange ont été arrêtées en compagnie de deux mineures qui allaient prendre la direction du Mozambique, en passant par la Tanzanie, d’après la même source.

Les deux filles avaient toutes reçues de faux extraits d’actes de naissance de la part d’un agent de l’Etat Civile de la Commune de Bwambarangwe, en province de Kirundo.

Ces extraits contenaient de fausses informations au sujet des parents, de l’âge et du lieu de naissance des victimes du trafic humain.

Cinq autres petites filles ont été aussi récupérées par la police à Musasa, en commune de Kiremba , de la province de Ngozi alors qu’elles étaient déjà en route vers la Tanzanie.

Pour les deux femmes de Muyinga, leurs dossiers ont été ouverts et poursuivent le cours normal. Elles sont pour le moment incarcérées à la police judiciaire de Muyinga.

Signalons que les provinces du nord du pays sont devenues ces derniers temps des plaques tournantes pour la traite des mineures à cause de la perméabilité des frontières qui facilite ces transactions à des fins de prostitution.

YM

Des cas d’intolérance politique signalés dans Bujumbura Rural

Bujumbura Rural, le 7 Octobre 2013 (COSOME)- Des inconnus ont arrachés, dans la nuit de du 6 Octobre 2013, le drapeau du parti mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD) qui était implanté devant la permanence de ce parti d’opposition à Gitaza, en commune de Muhuta, de la province de Bujumbura rural, apprend-on de source proche du parti.

Selon le représentant du MSD dans cette province de l’Est du pays, ce phénomène d’arracher les drapeaux des partis politiques vient ternir la cohabitation qui était jugée bonne entre les familles politiques.

De telles bavures étaient entendues ailleurs dans d’autres provinces, précise Olivier KENESE, qui déplore au passage, le fait que des malfaiteurs viennent de se déclarer dans Bujumbura Rural où la situation sécuritaire était jusque-là relativement bonne.

A Gitaza, ce n’est pas seulement le drapeau du MSD qui a été arraché. Olivier KENESE ajoute que ces malfaiteurs inconnus ont également effacé les symboles du MSD qui étaient sur les murs de ladite permanence.

Il est à rappeler qu’au mois de Mars de cette année, une telle bavure d’arracher les drapeaux a été signalée dans la commune kanyosha de la même province de Bujumbura Rural.

E.NZ.