Vers une candidature unique de l’ADC à la présidentielle de 2015

Bujumbura Rural, le 11 Novembre 2013 (COSOME)- Le président du mouvement pour la solidarité et le développement (MSD, opposition), Alexis Sinduhije, a annoncé samedi depuis Mugongomanga, une commune de Bujumbura rural, que l’alliance démocratique pour le changement(ADC) allait présenter un candidat unique à la présidentielle de 2015 au Burundi.

M.Sinduhije a fait l’annonce lors d’une tournée dans cette commune visant la redynamisation des comités de zone et de colline du parti, mais sans plus de précision sur le candidat en question de l’ADC.

Le leader du MSD s’est encore exprimé sur le projet en cours de révision constitutionnelle en le jugeant « inopportun ».

Par ailleurs, M.Sinduhije a affirmé qu’il s’agissait d’une initiative unilatérale du pouvoir que ne compte pas cautionner l’opposition.

La population a été également appelée à la vigilance en tant que seule détentrice de la souveraineté nationale.

A signaler que le parti MSD fait partie de 5 partis politiques actifs dans la province de Bujumbura, à savoir les forces nationales de libération (FNL), le Conseil national pour la défense de la démocratie(CNDD-FDD), le Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, originel) et le RODEBU Nyakuri(une aile dissidente).

L’Ombudsman Burundais visite l’établissement pénitentiaire de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 10 novembre 2013(COSOME)- Les détenus de la prison centrale de Muyinga ont reçu, samedi dernier, la visite de l’ombudsman(médiateur de la République) qui était venu s’enquérir des conditions de détentions dans cette établissement pénitentiaire, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Parmi les doléances soumises par les représentants des détenus à l’Ombudsman figure l’indemnisation pour les prisonniers qui croupissent dans cette maison des années, une fois blanchis par la justice.

La question sur laquelle les représentants des prisonniers ont beaucoup insisté est celle de certains magistrats qui n’observent pas toujours la neutralité voulue dans le traitement des dossiers.

Le bureau de l’Ombudsman a promis qu’il allait confectionner un rapport faisant ressortir toutes les doléances des détenus en vue d’une suite à leur donner.

La prison centrale de Muyinga a une capacité d’accueille de 350 personnes et en abrite actuellement 404, dont 186 condamnés.
E.ND.

Les détenteurs illégaux d’armes au Burundi sommés de les remettre dans un délai de trois mois

Bujumbura, le 11 novembre 2013(COSOME) – Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a annoncé, lundi, un délai d’exemption de poursuites pénales de trois mois à toute personne qui voudra remettre volontairement son arme qu’il détient encore illégalement.

L’annonce a été faite au lancement officiel de la seconde phase de désarmement des civils qui se sont considérablement équipés en Kalashnikov, pistolet ou grenades pour l’autodéfense au plus fort des années passées de guerre civile.

La période post-conflit reste marquée par une insécurité résiduelle faite de vols à main armée, de règlement de comptes pour diverses raisons et « ceux qui rendront volontairement leurs armes bénéficieront, en contre partie, de micro-projets de développement communautaire pour avoir fait preuve de patriotisme », a rassuré le président Nkurunziza.

La première campagne nationale de désarmement de la population civile avait été menée du 19 au 28 octobre 2009 et permis de récupérer plusieurs milliers d’armes et de munitions sur la population civile, d’après la même source.

Le chef de l’Etat burundais a déclaré qu’au lendemain de la première campagne, une réduction de la violence armée a été observée à hauteur de plus de 38% au niveau national.

Malgré les résultats obtenus en matière de désarmement de la population et de lutte contre la prolifération des Armes légères et de petit calibre (ALPC), on observe toujours des cas de criminalité qui sont perpétrés par des malfaiteurs en armes, a-t-il déploré.

D’autres mesures sécuritaires ont été annoncées par le président Nkurunziza, comme le marquage des armes des corps de défense et de sécurité « en vue d’assurer sereinement la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire national ».

Toutes ces mesures sécuritaires visent l’amélioration du climat des affaires, l’assainissement du climat sociopolitique et la préparation d’un processus électoral, d’ici 2015, qui se veut « libre, paisible et transparent « , a souligné, en substance, le président burundais.

« Au-delà des initiatives et mesures fort louables qui sont prises au niveau national, il faut inscrire la lutte et le combat contre cette prolifération des ALPC dans un cadre sous-régional », a-t-il poursuivi, en citant la « perméabilité de nos frontières ainsi que la présence de groupes armés à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine qui reste un défi majeur pour la maîtrise totale des armes illicites dans notre pays ».

Un nouveau code électoral annoncé pour avant la fin de l’année

Bujumbura, le 10 novembre 2013(COSOME)- Un nouveau code électoral pourrait avoir été promulgué avant la fin du mois de décembre prochain en prévision des prochaines élections de 2015, à en croire le commissaire chargé de la communication et de l’éducation civique au sein de la commission électorale nationale indépendante(CENI), Prosper Ntahorwamiye.

L’annonce a été faite lors d’un atelier sur les mécanismes de gestion des contentieux électoraux qui a été organisées par la CENI à l’intention des responsables des commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI).

Le projet de code comporterait d’importantes innovations comme le regroupement des scrutins et l’usage du bulletin de vote unique.

En 2010, les burundais avaient voté séparément aux communales, aux législatives et sénatoriales, à la présidentielle, aux élections des chefs de zones, de quartier et de collines.

les scrutins séparés ont l’inconvénient de fatiguer les électeurs, de couter financièrement cher et d’alourdir la logistique, selon toujours M.Ntahorwamiye.

Le nouveau code électoral devrait, par contre, permettre de grouper les élections présidentielle, législative et communale, d’après la même source.

De même, le bulletin unique coûte moins cher et facilite les opérations de vote et rend les élections plus crédibles, a-t-il enchaîné.

D’après le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, au moins 60 millions de dollars us seront nécessaires pour organiser les prochaines élections générales de 2015.

Le gouvernement est capable de mobiliser 16% du montant et les 84% restants sont attendus de la communauté internationale des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

Un nouveau code électoral annoncé pour avant la fin de l’année

Bujumbura, le 10 novembre 2013(COSOME)- Un nouveau code électoral pourrait avoir été promulgué avant la fin du mois de décembre prochain en prévision des prochaines élections de 2015, à en croire le commissaire chargé de la communication et de l’éducation civique au sein de la commission électorale nationale indépendante(CENI), Prosper Ntahorwamiye.

L’annonce a été faite lors d’un atelier sur les mécanismes de gestion des contentieux électoraux qui a été organisées par la CENI à l’intention des responsables des commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI).

Le projet de code comporterait d’importantes innovations comme le regroupement des scrutins et l’usage du bulletin de vote unique.

En 2010, les burundais avaient voté séparément aux communales, aux législatives et sénatoriales, à la présidentielle, aux élections des chefs de zones, de quartier et de collines.

les scrutins séparés ont l’inconvénient de fatiguer les électeurs, de couter financièrement cher et d’alourdir la logistique, selon toujours M.Ntahorwamiye.

Le nouveau code électoral devrait, par contre, permettre de grouper les élections présidentielle, législative et communale, d’après la même source.

De même, le bulletin unique coûte moins cher et facilite les opérations de vote et rend les élections plus crédibles, a-t-il enchaîné.

D’après le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, au moins 60 millions de dollars us seront nécessaires pour organiser les prochaines élections générales de 2015.

Le gouvernement est capable de mobiliser 16% du montant et les 84% restants sont attendus de la communauté internationale des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

Une personne tuée et des blessés dans un attentat à la grenade en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 7 octobre 2013(COSOME)- Une personne a été tuée et deux autres blessées dans un attentat à la grenade contre un ménage de la colline de Kiganda, en commune de Bururi, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Longin Mpabwanayo, l’administrateur de la commune de Bururi, des personnes non encore identifiées ont lancé une grenade à travers la fenêtre dans la maison d’un certain Gédéon Ntahoturi, résidant à la sous-colline de Gisatura, colline de Kiganda, zone de Gasanda, en commune de Bururi.

La grenade a tué une fillette de 10 ans du nom de Kwizera Aline, écolière en 2ème année primaire.

Le père et sa mère de la victime de leur côté, ont été grièvement blessés par des éclats de grenade au niveau des membres inférieurs.

L’administrateur communal de Bururi indique que ce meurtre serait lié aux conflits fonciers.

La police à Bururi indique avoir ouvert une enquête pour identifier les auteurs et les complices de ce meurtre.

Fidèle Nkurunziza, observateur des droits humains pour le compte de la ligue Iteka en province de Bururi indique que plus de 70% de cas de meurtres enregistrés dans cette province sont liés aux conflits fonciers.

Des armes à feu sont détenues par la population civile et l’activiste des droits humains recommande aux pouvoirs publics de les retirer car elles constituent une source majeure d’insécurité pour les biens et les personnes.

Signalons qu’il y a une semaine, une autre personne a été tuée sur la colline de Rutumo, en commune de Rumonge, pour le même motif de conflits fonciers.

Une tension liée toujours aux conflits fonciers règne entre les personnes qui rentrent d’exil à l’étranger et les résidents qui ont entre temps occupé leurs terres et biens sur certaines collines des communes de Rumonge et Vyanda de cette province du sud du Burundi.

F.NZ.

Clôture du séminaire sur l’environnement favorable aux élections de 2015 sur un bilan mitigé

Bujumbura, le 8 novembre 2013 (COSOME)- Le séminaire-atelier sur l’environnement favorable aux élections de 2015 a pris fin, mercredi, sur un bilan mitigé faute d’un consensus général autour des points qui étaient à l’ordre du jour, comme le nombre de mandats présidentiels à respecter.
Du côté du pouvoir, le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, a trouvé « satisfaisants », les résultants issus du séminaire de deux jours qui réunissaient les différents acteurs politiques nationaux et les partenaires techniques et financiers du Burundi.

Les résultats satisfaisants portent sur l’entente qui s’est dégagée en ce qui concerne la poursuite et la consolidation du dialogue en vue des élections « libres, transparentes, apaisées, inclusives, justes, équitables et démocratiques » en 2015.

Par contre, la question des mandats présidentiels à respecter n’a pas été vidée entre le pouvoir et l’opposition.

Le porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), Onésime Ndowimana, a répété que l’actuel chef de l’Etat pouvait se représenter encore une fois, sans violer la loi fondamentale et l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation nationale.

Ce que l’opposition considère comme un troisième mandat si le président Nkurunziza venait à se représenter en 2015, le porte-parole du CNDD-FDD a nuancé.

Pour lui, le premier mandat de 2005 n’entre pas en ligne de compte du fait que le président avait été élu au suffrage universel indirect par le parlement réuni en congrès extraordinaire.

Les partis politiques de l’opposition, quant à eux, soutiennent, en général, que le président en serait à un troisième mandat s’il se représentait à sa propre succession, en 2015, « en violation de la constitution » actuellement en vigueur dans le pays et de l’accord d’Arusha.

Les deux camps pourraient être départagés par un référendum dont la tenue est envisagée par le pouvoir sur la révision ou non de la constitution pour la rendre plus claire au sujet de certaines dispositions encore controversées, comme le nombre de mandats présidentiels à respecter.

Au moins quatre tués dans des circonstances non élucidées en province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 7 novembre 2013(COSOME)- Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans des circonstances non encore élucidées en province de Cibitoke au cours de ces deux dernières semaines, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire.

Le dernier cas en date est celui d’un homme sans document d’identité dont le corps sans vie a été retrouvé dans un champ de manioc à la 5ème transversale de Nyamitanga, en commune de Buganda, le 2 novembre dernier, selon une source policière.

Le 30 octobre dernier, un quinquagénaire avait été retrouvé mort à son domicile de la colline de Giserama, en zone de Ndora, de la commune de Bukinanyana.

Des témoignages ont divergé sur les raisons de sa mort, certains soutenant qu’il avait été assassiné, d’autres parlant d’un « homicide volontaire » suite à un endettement excessif envers des tiers.

Le troisième cas est celui de Ladislas Nimubona qui a été poignardé à mort le 29 octobre 2013 à Ndava en commune Buceganda.

Le présumé auteur du crime a été condamné par le tribunal de grande instance de Cibitoke à peine d’emprisonnement à vie.

Sur la colline de Jerama, en zone de Buziransazi, de la commune de Murwi, une femme est morte inopinément et des proches ont vite conclu à un empoisonnement.

Le cas a tendu les relations de bon voisinage, ce qui a poussé l’administrateur de la commune de Murwi, Nestor Nizigiyimana, à envisager une descente de pacification et d’apaisement des esprits à Jerama.

Placide Nkengurutse

Quatre policiers blessés dans des échauffourées avec la population en province de Muyinga

Muyinga (Nord-ouest du Burundi), le 7 novembre 2013(COSOME)- Au moins quatre policiers ont été blessés, mardi, dans des échauffourées avec la population sur la colline de Cagakori, en Zone de Masaka, de la commune de Giteranyi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de diverses sources concordantes.

Parmi les blessés figure l’officier de la police judiciaire se rendait en zone de Masaka pour délivrer des mandats d’emmener du parquet de la république de Muyinga à quatre personnes d’une même famille accusé de « rébellion» pour s’être opposés à l’exécution d’un jugement dans un dossier qui les opposait à leur père sur fond de litige foncier.

La situation pouvait dégénérer si les policiers avaient eu recours à leurs armes au milieu d’une foule de gens qui faisaient le marché à Giteranyi.

L’intervention d’une position militaires proches du marché a encore permis de limiter les dégâts à deux blessés graves parmi les policiers qui ont été agressés avec des gourdins.

E.ND

519 organisations de la société civile défendent l’accord pour la paix et la réconciliation au Burundi

Arusha reste aujourd’hui encore une référence dans le partage du pouvoir entre les différentes sensibilités sociopolitiques et ethniques du pays malgré le retour à une vie démocratique plus normale et au suffrage universel direct depuis 2005.
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Les organisations de la société civile burundaise ont annoncé à la même occasion le lancement d’une campagne sous le mot d’ordre de « ne touchez pas au consensus d’Arusha », sans toutefois que l’opinion sache pour le moment quelles sont les actions concrètes qui seront menées pour contraindre le gouvernement à ménager Arusha.

On sait, par contre, que du côté du pouvoir en place au Burundi, deux conseils des ministres ont été tenus le mois dernier sur le projet de loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution de la République du Burundi en contradiction avec l’évolution de la situation sociopolitique nationale depuis l’entrée en vigueur de l’accord d’Arusha.
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Un communiqué officiel est venu rappeler à l’opinion que la Constitution de 2005 avait été promulguée pour régir et établir les règles de fonctionnement du régime post transitoire qui a pris fin avec l’organisation des premières élections générales de 2010 au suffrage universel direct grâce au retour à la paix et à une vie démocratique plus normale après une décennie de guerre civile.

« Il est aujourd’hui nécessaire d’entrer dans la phase démocratique, tout en préservant l’esprit de l’Accord d’Arusha, d’où la proposition de ce projet constitutionnel de supprimer les postes des Vice-Présidents de la République pour les remplacer par un Vice-Président et un Premier Ministre », annonçait encore le communiqué du gouvernement.

L’accord d’Arusha prévoyait jusque-là un poste de vice-président de la République d’une ethnie différente de celle du chef de l’Etat en exercice.
Le même accord prévoit des quotas de partage du pouvoir aux autres niveaux de responsabilités, dans des proportions de 60%, pour la majorité ethnique des Hutu, et de 40%, pour la minorité Tutsi.

Les deux principaux groupes ethniques n’avaient cessé de se déchirer pour le pouvoir durant des décennies et il a fallu beaucoup d’efforts de médiation internationale pour leur arracher l’accord d’Arusha dont les acquis sont « tellement multiples et variés que la paix et la stabilité des institutions étatiques en dépendent », de l’avis toujours de la société civile qui ne s’opposent pas, toutefois pas, à la révision de la constitution, mais plaide en faveur du dialogue avec tous les acteurs de la vie publique nationale.