Arrestation de deux individus pour tentative d’armement illicite en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 1er décembre 2013 (COSOME)- Deux personnes, dont lycéen, sont incarcérées depuis jeudi passé au cachot de police de la commune de Mpinga- Kayove, pour tentative d’armement illicite, a- t- on appris de sources policières locales.

Selon ces sources, un certain Richard Nduwayezu, élève de la 9ème année secondaire, originaire de la commune de Butaganzwa, en province de Ruyigi, est tombé dans un piège d’un policier qui le soupçonnait de complicité avec une bande de voleurs à main armée, en lui promettant de lui vendre son arme, moyennant une certaine somme d’argent.

Lors de l’interrogatoire, le lycéen a cependant accrédité la thèse selon laquelle il ne jouait que le rôle d’intermédiaire dans l’affaire avant de révéler le nom de l’acheteur présumé, un prénommé Hatungimana, alias « Kwasa ».

L’intéressé a été cueilli dans un débit de boisson avec des munitions de fusil de marque kalachnikov et une somme de 38.000 francs burundais qu’il voulait donner comme avance.

Signalons que Hatungimana, alias Kwasa, est un repris de justice multirécidiviste a été qui appartient à une bande de présumés voleurs à mains armées opérant sur la zone frontalière des communes de Musongati et Mpinga- Kayove, en province de Rutana et Butaganzwa, en province Ruyigi.

R.G.

Le CNDD-FDD inaugure une sixième permanence en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 2 décembre 2013(COSOME)- Le deuxième vice- président du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), Joseph Ntakarutimana, a supervisé, samedi dernier, les cérémonies d’inauguration de la nouvelle permanence communale du parti à Bwambarangwe, en province de Kirundo, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Dans son allocution, M.Ntakarutimana a remercié ses compagnons de lutte politique qui se sont mis ensemble pour se doter des bureaux qui serviront de lieux d’échange pour consolider le parti.

A la même occasion, il a appelé les militants et sympathisants à ne pas répondre aux manifestations que les leaders de l’alliance démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri, opposition) comptent organiser le lundi 9 décembre pour protester contre l’amendement « unilatéral » de la constitution.

M. Ntakarutimana a précisé que le parlement pourra inviter les forces politiques burundaises et autres acteurs à donner leurs contributions sur la révision de la constitution, avant que la chambre basse du parlement ne se penche sur le projet d’amender la loi fondamentale.

La permanence de Bwambarangwe est la sixième à être inaugurée ces derniers temps dans cette province, après celles des communes de Bugabira, Busoni, Kirundo, Ntega, et Vumbi, rappelle-t-on.

Les moyens financiers pour construire cette infrastructure ont été collectés au sein même des membres du parti, dit-on du côté du CNDD-FDD.

JCN

Le président du Burundi attendu au sommet de la CEA à Kampala

Bujumbura, le 30 novembre 2013(COSOME)- Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, devait quitter Bujumbura, vendredi, pour Kampala, en Ouganda, où il va prendre part au 15ème sommet des chefs d’Etat de la communauté est africaine(CEA) de libre échange, annonce la présidence de la république dans la capitale burundaise.

A l’ordre du jour du sommet figure, notamment, la signature du protocole portant création d’une union monétaire.

En attendant cette union monétaire qu’elle soit effective, « des négociations vont se poursuivre sur des dossiers connexes, notamment la mise sur pied de l’institut monétaire est africain qui préparera, à son tour, les modalités pratiques de la création d’une banque centrale est africaine ».

Les chefs d’Etat de la CEA devraient également analyser le dossier portant réalisation du « territoire douanier unique » dont la mise en œuvre effective devrait intervenir au premier janvier 2014.

S’agissant de la feuille de route pour la mise en place de la fédération politique, elle doit passer par des préalables, notamment la mise en œuvre effective des protocoles sur l’union douanière, le marché commun ou encore l’union monétaire.

Les Chefs d’Etat devraient également analyser la demande d’adhésion à la Communauté par le Soudan du sud et la République fédérale de Somalie, ainsi que l’extension de la juridiction de la cour de justice de la CEA pour couvrir, entre autres, les crimes contre l’humanité.

La tenue de ce sommet devrait permettre de resserrer les rangs de ce jeune regroupement sous-régional qui comprend le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et la Kenya.

La communauté a été créée en 1999 par les trois poids lourds que sont l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya, tandis que l’adhésion du Burundi et du Rwanda ne remonte qu’à l’année 2007.

Les gouvernements burundais et tanzaniens se sont plaints ces derniers jours de réunions des trois autres pays membres auxquelles ils étaient exclus, en « violation » du traité fondateur de la communauté est africaine forte de plus de 120 millions de consommateurs potentiels et un produit intérieur brut (PIB) de l’ordre de 104 milliards de dollars us, dit-on dans les milieux économiques à Bujumbura.

Arrestation de militants de l’UPRONA et de l’UPD en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 30 novembre 2013(COSOME)- Des membres de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) et de l’union pour la paix et la démocratie(UPD, opposition) ont été arrêtés par la police, le 29 novembre dernier en commune de Mpanda, sur la colline Gifugwe, pour « outrage à chef de l’Etat », a appris sur place, de source proche des prévenus, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Les prévenus sont au nombre de trois, à savoir un membre de l’UPRONA et deux autres de l’UPD, d’après les mêmes sources.

Hankirimana Jean, Buhoma Sélemani de l’UPD Zigamibanga et
Ndayiragije Eric de l’UPRONA ont été arrêtés vers 18 heures locales avant de subir des interrogatoires sur la détention de documents « outrageants » envers le chef de l’Etat.

Les responsables provinciaux des partis concernés en province de Bubanza ont exprimé leur surprise par rapport à ces arrestations.

Pour le représentant de l’UPRONA, Banciryanino Fabien, ces
arrestations sont « illégales » et « injustes ».

La même réaction a été formulée par le responsable provincial de l’UPD Zigamibanga pour qui les prévenus ne sont pas les auteurs des écrits incriminés qui ont été tirés d’un site internet.

A.NK.

Comparution de 15 prévenus du site de déplacés de guerre de Ruhororo devant le tribunal de grande instance de Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 29 novembre 2013(COSOME)- Un total de 15 prévenus du site de déplacés de guerre de Ruhororo, une localité de la province de Ngozi, ont comparu jeudi, devant le tribunal de grande instance de Ngozi pour rébellion » et « outrage au corps de police » au lendemain de violents affrontements avec les forces de l’ordre, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les prévenus étaient au départ, au nombre de 31, dont la majorité des mineurs, avant que la police n’en relaxe 16 d’entre eux après quelques heures d’interrogatoire.

La coalition des associations de la société civile ont dénoncé la manière dont ont été conduits les interrogatoires policières par des individus déguisés en civil et se faisant passer pour des défenseurs des droits humains.

L’audience publique de ce jeudi n’a pas eu lieu, elle a été reportée pour le 3 décembre parce que la cour a remis en question l’âge d’un des détenus mineur.

Le gouverneur de la province de NGOZI, Claude NAHAYO, a déclaré qu’un groupe de jeunes à l’origine de l’insécurité qui prévaut dans le site, seraient manipulés par certains leaders des partis politiques pour leurs intérêts.
Le responsable provincial a appelé les déplacés à se soumettre à l’autorité provinciale car, selon, lui le site de RUHORORO n’est pas une entité à part.

YM

Le Burundi compte 4 présidentes de partis politiques

Gitega (Centre du Burundi), le 18 novembre 2013(COSOME)- Les femmes qui dirigent des partis politiques n’excèdent pas le nombre de quatre sur les 43 formations politiques agréées au Burundi, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COS0ME) de la part des activistes des droits des femmes.

De même, les femmes sont encore minoritaires au niveau des organes de prise de décision des partis politiques, a annoncé la député Gloriose BERAHINO, dans un exposé présenté lors d’une rencontre de femmes déléguées des partis politiques tenue mardi et mercredi derniers à Gitega.

D’autres chiffres montrent que les femmes qui ont répondu au scrutin national de 2010 s’élevaient à 1.834.206, contre 1.719.904 hommes.

Curieusement, on constate une minorité des femmes qui ont présenté leurs candidatures lors des élections collinaires.

Après ces élections, on dénombrait 139 chefs de collines ou de quartiers, sur 2.771 hommes, soit un pourcentage de 4,7%.

Au niveau des administrateurs communaux, les femmes ont eu un taux de représentativité de 31,8%, soit 41 femmes sur 88 administrateurs hommes.

Elle a toutefois signalé qu’une représentativité plus élevée est constatée au niveau des institutions électives supérieures telles que le Sénat qui enregistre 46,3% de femmes et l’Assemblée Nationale qui a un taux de 33%.

Cette faible représentativité des femmes est aussi constatée dans les organes de décision des partis politiques, a-t-elle poursuivi.

Au niveau des bureaux des partis politiques représentés au Parlement, a ajouté la conférencière, les femmes sont encore peu nombreuses.
Il en est de même au niveau des comités provinciaux des partis et au niveau des comités communaux.

Face à cette situation, les femmes leaders des partis politiques s’engagent à œuvrer en synergie, indépendamment de leurs appartenances politiques pour mener une campagne de sensibilisation de leurs consœurs pour leur participation plus active et effective aux activités politiques.

L’objectif visé étant ainsi de jouer un rôle prépondérant et partant, obtenir de meilleurs scores en 2015.

Ce qui leur permettrait d’occuper de meilleures positions dans les institutions électives et dans les instances de prise de décision.

La Présidente du Parti pour la Promotion de la Masse Laborieuse P.M.L ABANYAMWETE, Patricia NDAYIZEYE, qui a participé à cette rencontre de GITEGA, trouve que les femmes ne devraient pas non plus s’abstenir de demander un quota de 50% de représentativité dans les instances de prise de décision.

Elle a aussi invité les femmes leaders politique à mieux se positionner sur les listes boquées de leurs partis respectifs.

Elle a, en conséquence, recommandé aux femmes leaders de cultiver un sens élevé d’engagement, de compétitivité, de persévérance, tout en soulignant que la solidarité doit être un préalable.

Les femmes sont aussi appelées à mieux s’organiser pour être aux différents rendez-vous électoraux de 2015.

C. B.

La Conférence des Evêques Catholiques du BURUNDI lance un appel au respect des droits humains depuis Gitega

GITEGA (Centre du BURUNDI), le 25 novembre (COSOME) – Le Président de la Conférence des Evêques Catholiques du BURUNDI, en même temps Evêque du diocèse de NGOZI, Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA, a lancé samedi un appel à tous ceux qui s’impliquent dans la protection, la promotion et le respect des droits de la personne humaine à s’impliquer d’avantage dans cette action louable.

L’appel a été lancé lors des cérémonies de clôture de l’année de la foi dans la paroisse de MUYAGA du diocèse de RUYIGI.

Ces cérémonies ont eu lieu dans une Célébration Eucharistique qui était présidée par l’Archevêque de GITEGA, Mgr Simon NTAMWANA au sanctuaire marial de MUSHASHA de l’archidiocèse de GITEGA en compagnie du Nonce apostolique au BURUNDI, Franco COPOLA, des Evêques de l’Eglise Catholique de notre pays (sauf deux Evêques respectivement ceux des diocèses de BUBANZA et de RUYIGI qui étaient empêchés) ainsi que de nombreux prêtres.

On remarquait aussi la présence de plusieurs religieux, des représentants des autorités administratives ainsi qu’une foule en liesse de chrétiens venus des différents diocèses du pays.

Le président de la Conférence des Evêques a aussi indiqué que l’Eglise Catholique va intensifier des messages de Pardon et de réconciliation dans les paroisses.

Il a ainsi invité tous les chrétiens à être des témoins d’amour et de paix dans leurs vécus quotidiens. Il a aussi adressé ses remerciements aux autorités du pouvoir public pour le respect réservé à l’Eglise d’exercer librement sa croyance.

Il leur a aussi recommandé de faire leur mieux dans leur noble mission de faire prévaloir la paix, la justice sociale et le respect des droits humains.

Les organisations de défense de droits de l’homme ont été appelées à ne jamais relâcher dans leur mission de protection, de promotion et de défense de la dignité humaine.

Le Nonce Apostolique au BURUNDI a, de son côté, invité une foule de chrétiens qui étaient présents à être des modèles de paix, d’amour et d’entente partout où ils se trouveront.

Pour sa part, le Conseiller principal du Gouverneur de GITEGA, Gérard NIBIGIRA, a adressé ses remerciements à l’Eglise Catholique pour sa contribution combien importante apportée au niveau du secteur de développement socio- économique et dans l’éducation de la population au respect des valeurs humaines.

C.B.

Le projet d’amendement de la constitution reste du ressort de l’assemblée nationale, selon le ministre de l’intérieur

Bujumbura, le 28 novembre 2013(COSOME)- Le projet de loi portant modification de certains articles de la constitution encore en vigueur dans le pays ne sera pas retirer de l’assemblée nationale pour d’éventuelles discussions avec les partis politiques, a fait une mise au point là-dessus, le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana.

La mise au point est intervenue au lendemain de l’ouverture d’un atelier de trois jours sur l’évaluation de la feuille de route de mars dernier qui lie les acteurs politiques et précise les meilleures conditions d’organiser des élections « libres, transparentes, apaisées, équitables, justes et inclusives » en 2015.

A l’ouverture de l’atelier, le premier vice-président de la république, en charge de questions politiques, administratives et sécuritaires, Bernard Busokoza, avait déclaré que les acteurs politiques allaient être associés au dialogue autour de la révision de la constitution.

Le projet de loi ne sera finalement pas remis à l’envoyeur, à savoir le gouvernement, mais ceux qui voudront apporter des contributions voudront bien se rapprocher du parlement, a indiqué le ministre Nduwimana.

Le porte-parole du premier-vice président, Mme Catherine Mabobori, est revenue à la charge, le lendemain, pour abonder dans le même sens que le ministre de l’intérieur.

La semaine a été encore marquée par une sortie médiatique de la coalition des démocrates pour le changement (ADC, opposition) au Burundi qui demande l’implication de tous les acteurs politiques dans le processus de révision de la constitution, faute de quoi, la rue sera appelée en renfort.

Les femmes leaders s’engagent en faveur d’une représentation d’au moins 40% dans les organes de décision

Gitega (Centre du Burundi), le 27 novembre 2013 (COSOME)- Les femmes leaders de partis politiques s’engagent à être plus compétitives et à se sensibiliser mutuellement pour exploiter les opportunités favorables à augmenter le taux de leur représentativité dans les institutions électives et dans les instances de prise de décision à tous les niveaux de la base au sommet à un taux d’au moins 40% lors des prochaines élections de 2015.

Ces femmes s’engagent aussi à être plus solidaires pour adopter ensemble des stratégies adéquates face aux contraintes et défis auxquels elles sont confrontées dans leurs efforts de promouvoir l’égalité et l’équité entre les genres.

Ces engagements ont été faits lors d’un atelier de réflexion et d’échange qui a regroupé, mardi et mercredi, les femmes représentantes des partis politiques agréés au BURUNDI pour évaluer ensemble leur rôle au sein de leurs partis respectifs et l’impact de leur implication.

Le moment était ainsi opportun, en cette période où on approche les élections de 2015 pour les femmes leaders des partis politiques d’adopter les stratégies efficaces pour pouvoir occuper les meilleures positions.

Cette rencontre a été organisée par le ministère de l’intérieur avec l’appui de l’ONU FEMMES et avait pour objectif de contribuer à la promotion de la participation des femmes dans les organes de décision des partis politiques et dans les institutions électives du pays, a indiqué le directeur général de Coordination des ONG et de la Promotion des Libertés Publiques dans ce ministère, Déogratias NTUNGUKA.

C’était aussi une des activités de mise en application de la Feuille de route signée par les acteurs politiques du 13 mars 2013, en vue de la tenue d’élections « libres, démocratiques, apaisées, inclusives et justes », en 2015.

Il a aussi réaffirmé l’engagement du Gouvernement en matière de l’égalité genre, notamment à travers les instruments internationaux et nationaux ainsi que dans les politiques et programmes.

Il n’a pas manqué de rappeler qu’il reste beaucoup de choses à faire pour amener les partis politiques à prendre en compte la participation plus accrue des femmes dans les organes de dirigeants des partis ainsi que dans les postes électifs et non électifs.

Pour sa part, la déléguée du Représentant de l’ONU-FEMMES, Mme Clémence BUNUNAGI a réitéré le soutien de cette organisation à la promotion de l’égalité de genre dans le monde, en général et au BURUNDI, en particulier.

Elle a en outre reconnu les progrès qui ont été réalisés par le Burundi au niveau du respect du quota d’au moins 30% de représentation de femmes dans les instances de prise de décisions telles que le Parlement, le Gouvernement et les Conseils Communaux.

Elle a toutefois souligné que les femmes sont encore peu nombreuses dans les organes de décision des partis politiques et dans les postes de nomination des autres instances publiques.

Des efforts doivent être ainsi consentis pour que la participation des femmes dans les instances de décision soit effective et enregistre une augmentation numérique du taux de représentativité.

Dans les échanges menés sur deux thèmes présentés par les consultantes respectivement la député Gloriose BERAHINO et Pascasie NDEBERI centrés sur les opportunités, les défis et les contraintes liés à la promotion de la participation des femmes dans les institutions électives et dans les instances de prise de décision à tous les niveaux, les femmes leaders se sont engagées à faire preuve de solidarité pour rentabiliser les opportunités favorables à leur promotion et à trouver les solutions adéquates aux problèmes auxquels elles sont confrontées.

Parmi les opportunités à exploiter, les participantes ont notamment relevé la majorité démographique.

Les femmes représentent, en effet, 52% de la population et par conséquent la majorité de la population élective.

Les femmes leaders se sont ainsi convenues de conscientiser leurs consœurs à une participation plus accrue dans les activités politiques et à réserver un intérêt particulier à leur droit d’élire et de se faire élire.

Une autre opportunité est la volonté du Gouvernement qui a proposé dans le projet d’amendement de la Constitution l’augmentation du quota de représentativité d’au moins 30% des femmes à au moins 35% dans les instances électives et non électives, a fait savoir la député BERAHINO lors de son exposé.

Les participantes ont, de leur côté, proposé l’augmentation de ce quota à au moins 40%.

Quant aux défis à relever, les participantes ont entre autres soulevé les pesanteurs culturelles qui freinent encore la compétitivité politique de la femme au même titre que les hommes.

Elles se sont ainsi convenues à mener des campagnes de sensibilisation sur l’ultime nécessité d’une implication plus accrue des femmes dans les activités politiques.

C.B.

Une personne tuée à domicile par des inconnus en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 28 novembre 2013(COSOME)- Un jeune homme est décédé dans la nuit de mardi à mercredi des suites des coups et blessures lui infligés par des individus non encore identifiés sur la colline de Baziro et zone de Baziro, en commune de Gitobeu, en province de Kirundo, a appris sur place de différentes sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime, Innocent Banyiyezako, 22 ans, marié et père d’un enfant, a été violemment passé à tabac dans la nuit de mercredi dernier à Baziro par des assaillants qui l’on trouvé à la maison, déclare-t-on de source policière.

Un activiste des droits de l’homme dans la localité confirme la mort de ce citoyen, ajoutant que le mobile de ce meurtre serait lié à un conflit foncier.

L’administrateur communal, Diomède Barutwanayo, quant à lui, a signifié que la police et l’administration sont à l’œuvre pour débusquer les présumés auteurs de ce meurtre.

La criminalité est monté d’un cran à Kirundo où, au cours de ces trois derniers mois, l’on dénombre plus de cinq corps humains sans vie qui ont été retrouvés dans divers endroits de la province.

Le dernier cas en date a été signalé la semaine passée sur la colline de Rambo, en commune de Kirundo.

Selon la police, certains présumés auteurs de meurtres ont été appréhendés et traduits en justice, tandis que d’autres ont pris la fuite.

Depuis le début de l’année, plus de 15 personnes ont été tuées dans divers actes criminels dans différentes communes de la province, rappelle-t-on.

JCN