Célébration de la fête communale à Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 4 août 2014 (COSOME- Les habitants de la commune Kigamba se sont joints à la population d’autres communes de la province de Cankuzo pour célébrer la fête communale du 2 août au niveau national. A cette occasion, l’administrateur de cette commune, Jean Pierre Muhamiriz, a sollicité l’engagement des natifs et surtout des élus de cette commune dans la mobilisation des fonds nécessaires pour la construction et l’équipement des infrastructures publiques.

Selon l’administrateur Muhamiriza, les besoins en infrastructures et équipement dans cette commune de Kigamba se font surtout sentir dans le domaine de l’Education et de la santé.

La commune fait face à une insuffisance de salles de classes, de bancs- pupitres et des manuels scolaires dans la plupart des écoles primaires et fondamentales.

L’autre préoccupation exprimée par la population de la commune Kigamba est concerne la réhabilitation des pistes de communication et surtout la route reliant la commune Kigamba et le district de Ngara en République Unie de Tanzanie. La réhabilitation de cette route, fait remarquer l’administrateur, contribuerait au désenclavement de la commune.

Ces besoins en matière d’infrastructures se font sentir alors que la commune souffre d’une insuffisance de sources de revenues.

Au cours de l’exercice 2013, la commune a collecté des recettes oscillant au tour de 60 millions de Francs burundais alors que la commune totalise plusieurs années d’arriérés de salaires et de cotisation à la Mutuelle de la Fonction Publique et à l’Institut National de Sécurité Social( INSS) pour le personnel communal.

L’administration communale de kaigamba, se réjouit de l’engagement des élus de sa commune dans la mobilisation de la population pour la construction des salles de classe pour les écoles primaires et fondamentales.

Cette population de Kigamba a aussi le mérite d’avoir donné leur contribution dans la construction et des salles d’accouchement et d’hébergement du centre de santé de Kigamba qui ont été inaugurées à l’ occasion de la célébration de cette journée communale.

Bien plus, a besoin d’être appuyé pour parachever les travaux d’extension des centres de santé de Mujugu et Shinge et de les équiper en matériel médical.

Il sied de mentionner que la fête communale a été instituée par le Décret présidentiel du 31 juillet 2013.

Le Décret stipule en son article 3 que la fête communale est célébrée le 1er samedi du mois d’août.

C’est une occasion pour les élus d’améliorer le suivi- évaluation des contrats de performance et de mobiliser les moyens financiers, matériels et humains appropriés pour ma mise en œuvre des contrats de performances.
ond

Rencontre sécuritaire entre les autorités de Cankuzo et celles du district tanzanien de Ngara

Cankuzo (Est du Burundi)- Le renforcement de la sécurité sur la frontière burundo- tanzanienne était, le 2 août 2014, au menu des échanges entre les autorités administratives et policières de la commune de Kigamba, en province de Cankuzo et celles de la commune de Rurenge, du district de Ngara, en République Unie de Tanzanie, a-t-on appris de source administrative locale.

L’administrateur de la commune Kigamba, Jean Pierre Muhamiriza, se réjouit que cette rencontre vienne d’avoir lieu au moment où la situation sécuritaire sur la frontière burundo- tanzanienne s’est nettement améliorée ses derniers jours.

Il a entre autre parlé de la diminution sensible des cas de vol de gros bétail qui étaient commis par des bandits qui opéraient en réseau.

C’est au moment la population de certaines communes la province de Cankuzo se plaignaient aussi des cas de bandits qui commettaient des forfaits pour aller chercher refuge en Tanzanie.

Par ailleurs les autorités scolaires et les organisations de la société civile de cette région signalent des départs d’enfants qui abandonnent les bancs de l’école pour aller chercher du travail rémunéré.

Selon l’administrateur Muhamiriza, cette rencontre a été une occasion pour ces autorités administratives d’arrêter des stratégies qui permettraient de renforcer les mesures de sécurité sur la frontière commune qui avaient été déjà prises.

Elles se sont entre autres convenues que désormais, un laissez-passer qui sera délivré par l’administrateur communal sera exigé à l’entrée en territoire burundais ou tanzanien dans les localités situées loin des postes de la Police de l’Air et des Frontières(PAFE) pour mieux contrôler les mouvements de la population.

Bien plus, ces autorités administratives et policières ont aussi jugé important de continuer à échanger des informations sur la sécurité et de multiplier les rencontres des responsables de l’administration à la base dans les deux communes frontalières.

OND

Des lacunes dans la tenue des registres de prévenus en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 4 Août 2014 (COSOME)- La détention préventive en province de Bururi se caractérise par des lacunes comme les délais de garde à vue et la tenue ainsi que le remplissage des registres de détenus qui ne sont pas toujours de rigueur ou effectués à temps, a appris sur place, de source humanitaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Innocent Mwumvikano, le représentant de l’Association pour la défense et des droits humains et des détenus (APRODH), dans la région sud, les registres des détenus dans certains cachots de police ne sont pas remplis régulièrement même si ces registres existent.

Au niveau de certains cachots, on remarque le non respect des délais légaux de détention, des détenus peuvent passer plus d’une semaine, voire deux semaines sans leurs dossiers soient transférés au parquet.

L’état de salubrité de certains cachots n’est pas non plus satisfaisant, la majorité des cachots ont une dimension moyenne de 2mx4m et cela occasionne un problème de promiscuité .

En commune de Buyengero et Rutovu, les cachots se trouvent dans les bâtiments normalement construits pour les marchés, ce qui constitue une irrégularité.

Le représentant de l’APRODH dans la région sud indique qu’on ne pratique plus la torture au niveau des cachots de police et apprécie la collaboration qui existe entre la police et les autorités administratives.

Il relève néanmoins des problèmes auxquels font face les postes de police dont le manque de papier et registre et la manque de moyen de déplacement pour déplacer les détenus vers le parquet de Bururi.

Au niveau de plusieurs cachots de police en province de Bururi, on n’a pas prévu des cellules pour femmes et pour mineurs.

Il recommande que les cachots soient réhabilités, que les registres d’écrou soient régulièrement remplis, que le délais de garde à vue soient respectés et que les officiers du ministère publique (OMP) passent plus régulièrement dans les cachots pour vérifier que les arrestations des détenus aient été régulières.

Signalons qu’au cours des visites des cachots effectuées par l’APRODH et le parquet de Bururi du 21 juillet au 25 juillet de cette année, dans les différents cachots des communes de la province de Bururi, sur 57 personnes qui y étaient détenues, 20 personnes ont pu être libérées par les officiers du ministère public du parquet pour arrestation arbitraire ou dépassement des délais de garde à vue.

F.NZ.

Faible participation des citoyens à la journée communale en province de Gitega

Gitega (centre du Burundi), le 4 août 2014 (COSOME)- La célébration de la journée communale a été marquée par une faible participation de la population en province de Gitega où l’année dernière encore l’affluence n’avait pas non plus été grande, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Quant aux raisons de cette faible participation, les personnes interviewées parmi lesquelles des autorités administratives, des fonctionnaires, la population rurale disent que nombre de gens n’ont pas encore compris l’importance de cette journée qui a été instituées l’année dernière par le gouvernement pour amener les natifs vivant dans les grandes villes du pays à participer au développement des communes d’origines.

Il y en a qui font encore une confusion sur l’organisation de cette journée et les réunions politiques.

Raison pour laquelle la majorité des participants ont été dominés dans certaines communes par les membres du parti au pouvoir.

Certains membres des autres partis politiques et organisations de la société civile ont dit qu’ils n’étaient pas invités à cette fête.

Pour sa part, l’administrateur de la commune de GITEGA, Valentin NAHIMANA a indiqué au reporter de la COSOME qu’on avait invité toute la population à travers des invitations transmises dans les services publics, parapublics et privés et des communiqués radiodiffusés. Néanmoins, a-t-il poursuivi, la population urbaine manifeste peu d’intérêt quant à sa participation aux festivités publiques.

Aussi, devait-il ajouter, dans la conjoncture politique du moment, les membres de certaines organisations politiques affichent une indifférence vis-à-vis de certaines activités publiques.

CB.

Les partis politiques appelés à cohabiter pacifiquement en province de Mwaro

Mwaro(centre- ouest du pays), le 3 août 2014 (COSOME)- Les six communes qui constituent la province de Mwaro se sont jointes aux autres communes du pays pour célébrer la fête communale, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le 1er Vice-président de la république, Prosper BAZOMBANZA, a célébré la fête dans sa commune natale de Rusaka.

Les cérémonies ont débuté par les travaux communautaires où le 1er vice Président s’est joint à la population de Rusaka dans la construction d’une école sur la colline Murambi.

La suite des cérémonies a eu lieu sur le stade de Rusaka où différents discours ont été prononcés et des groupes d’animation ont pu agrémenter la fête.

Tous ceux qui ont pris la parole se sont réjouis de la situation sécuritaire qui prévaut dans cette commune et remercié la population et l’administration pour la bonne collaboration à la sauvegarde de la paix.

Dans son discours, le Ier Vice-président Ir Prosper BAZOMBANZA remercié tous ceux se sont impliqués dans le développement de cette commune et a exhorté les militants des différentes formations politique à cohabiter pacifiquement en vue d’une bonne préparation des élections de 2015.

Il a déploré la faible participation des natifs de cette commune qui œuvrent en dehors de la province étant donné que cette fête est une occasion de rencontres et d’échanges sur les voies et moyens de développer la commune.

Signalons que ceux qui se sont démarqués dans la contribution au développement de la commune ont été décorés par l’Administrateur communal de cette Commune, Frédéric NZIBAVUGA, en commençant par le 1er Vice-président.

Parallèlement à ceux qui se sont beaucoup impliqués, on a tenu à rappeler à ceux qui ne s’acquittent pas convenablement de leur mission de suivre le bon exemple de ceux qui ont été primés.

On a donné l’exemple de certaines collines qui enregistrent un bilan négatif dans la perception des taxes alors que ces dernières constituent la grande partie des recettes communales, selon le Gouverneur de Province, Gérard MARYOGO.

La population devrait être sensibilisée sur les bienfaits de cette fête car elle a connu une faible participation, surtout les intellectuels de cette commune œuvrant en dehors de la province.
HARINDOGO Josélyne

L’absence de lieu de détention handicape les activités judicaires en province de Mwaro

Mwaro (Centre -ouest du Burundi), le 7 août 2014 (COSOME)- Les vacances judiciaires de ce mois d’Août 2014 s’annoncent alors que les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Mwaro ont beaucoup de dossiers qui connaissent des retards liés au manque de moyens de déplacement des témoins à charges ou à décharge, car cela demande beaucoup de temps et de moyens, selon le président du Tribunal de Grande Instance de Mwaro, Vianney NIYONKURU.

C’est pour cette raison que pendant cette période de vacances judiciaires, où seules les audiences publiques sont suspendues, les magistrats vont continuer à faire des visites d’itinérance à Muramvya pour suivre les dossiers des détenus, selon toujours la même source.

Il précise en outre que cela est fait pour pouvoir respecter les délais légaux fixés par la loi.

Signalons que la population carcérale de Mwaro était estimée, jusqu’au 23 juillet 2014, à 208 détenus.

Parmi eux se trouvaient 29 prévenus, dont 26 hommes, 2 femmes et 1 mineur, tandis que les personnes qui ont été déjà condamnées se chiffraient à 136 hommes, 5 femmes et 1 mineur de moins de 18 ans.

Les familles de ces détenus éprouvent beaucoup de difficultés pour rendre visite aux leurs car la prison de Muramvya est très éloignée de Mwaro, selon la même source.

En plus de ces visites d’itinérance à Muramvya, les magistrats de ce tribunal de grande instance de Mwaro comptent faire des descentes sur terrain pour faire des vérifications des exécutions des jugements opérés par les tribunaux de résidence, si une des parties n’a pas été satisfaite.

Il y aura aussi des descentes pour faire des constats sur terrain et la clôture des dossiers qui sont pour le moment en délibéré mais il précise que cela sera fait en fonction des moyens disponibles en véhicule et en carburant.

Signalons que les conflits fonciers s’élèvent à plus de 90% des dossiers traités au tribunal de Grande Instance de Mwaro, selon toujours la même source.

HARINDOGO Josélyne

Une personne retrouvée morte sur une colline de la province de Mwaro

Mwaro(Centre-ouest du Burundi), le 3 août 2014(COSOME)- Un homme a été retrouvé mort dans la matinée de dimanche dernier sur la colline de Maramvya, de la commune de Kayokwe, en province Mwaro, sans que l’on sache pour le moment les circonstances exactes de sa disparitions, appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime, NKESHIMANA Jean Pierre, 34 ans, était originaire de la colline de Kirika, de la commune de Bisoro.

Il résidait sur la colline de Maramvya en tant que domestique, selon Onesphore NIYUNGEKO, conseiller technique chargé des questions administratives et sociales en commune Kayokwe.

Le corps de la victime a été retrouvé tout prêt de la route, le visage défiguré. Le conseiller technique chargé des affaires administratives et sociales ainsi que le commissaire provincial de la police à Mwaro indiquent que l’homme aurait été tué par des gens qui l’ont frappé avec un gourdin quand il revenait d’un bistrot situé à environ 200 mètres du lieu du drame.

L’objet du crime se trouvait encore dans la matinée de dimanche dernier tout prêt du corps de la victime.

Le conseiller technique de l’Administrateur de Kayokwe chargé des affaires administratives et sociales et le commissaire provincial de la police à Mwaro indiquent que les enquêtes ont déjà commencé pour pouvoir identifier les auteurs et les mobiles de ce crime.

HARINDOGO Josélyne

Un homme tué éventré par son frère, à Muhenga en commune Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 5 Août 2014 (COSOME)- Un boucher, Bigirababona Bosco, a été tué sauvagement, éventré par son petit frère, dans la nuit du 4 juillet 2014, sur la colline de Muhenga, en zone de Buvyuko, commune de Bubanza, apprend-on de source policière et administrative sur place.

La victime était avec son frère, présumé auteur, Ndayavugira Dieudonné, au cabaret proche de chez eux où ils partageaient un verre, depuis le début de la soirée.

Les deux frères ont commencé à se bagarrer à ce même cabaret. Après, ils sont tous rentrés.

Vers 20 heures, Bigirababibona Bosco était déjà dans sa maison lorsque son petit frère, l’a appelé dehors.

Selon le chef de zone Buvyuko, Minani Emmanuel, à la sortie de sa maison, il a était directement tué et a rendu l’âme sur place.

Après ce forfait, des habitants et policiers sur place sont intervenus et ont arrêté ce présumé auteur qui est déjà entre les mains de la police judiciaire de Bubanza pour enquête, précise la même source.

Au parquet de Bubanza, Ndayavuga Dieudonné est couvert de sang quand nous l’avons trouvé, avec une blessure sur la joue gauche.

Il a été soigné au centre de santé de Ngara. Il avoue qu’il s’est défendu contre son grand-frère qui l’a le premier attaqué.

Le procureur de la république au parquet de Bubanza, dit que ce dossier sera jugé en flagrance le plus tôt possible.

Il est à signaler que la victime était âgée de 37 ans, en concubinage avec deux femmes et onze enfants parmi lesquels le plus âgé n’a que 13 ans.

A.Nk

Les jeunes catholiques appelés à être des artisans de paix à l’approche des élections de 2015

Gitega (Centre du Burundi), le 6 août 2014 (COSOME)- L’appel des jeunes à l’adoption d’un comportement paisible favorable au bon déroulement des élections de 2015 était l’un des thèmes présentés lors d’un forum qui a regroupé 1.368 jeunes scolarisés et non scolarisés venus de neuf paroisses de la région pastorale de GITEGA situées dans la ville de GITEGA et ses environs, du 29 au 31 juillet à la paroisse Bon Pasteur situé au centre urbain.

Le prêtre chargé de l’encadrement des jeunes dans l’archidiocèse de GITEGA et responsable de la Région pastorale de GITEGA, Abbé Emmanuel NZEYIMANA qui a présenté ce thème mercredi a rappelé aux jeunes l’importance du processus démocratique dans la vie d’un pays dans la mesure où les élections accordent au peuple le droit d’élire leurs dirigeants et d’évaluer leurs réalisations.

La période électorale constitue un moment crucial pour tous les acteurs du pays. Et cela, a-t-il expliqué, étant donné que tous les citoyens braquent leurs yeux sur les résultats issus des élections.

Se référant aux enseignements des Evêques, Abbé NZEYIMANA a indiqué que les citoyens doivent faire preuve d’un esprit de discernement pour élire des dirigeants qui présentent des projets de société qui visent le bien-être de toute la population.

Les jeunes ont été ainsi appelés à adopter un comportement favorable au bon déroulement des prochaines élections de 2015.

Ils doivent éveiller leur conscience et refuser tout acte de nature à les inciter à la haine d’autrui, à la tricherie, au mensonger, aux violences ou à l’intimidation.

En somme, les jeunes ont été mis en garde contre des éventuels cas de manipulation ou de sollicitations politiciennes qui les inciterait à un mal de toute nature qu’elle soit.

Les jeunes qui ont l’âge requis ont été appelés à élire librement leurs dirigeants tout en respectant le choix des autres. Comme on est dans le système pluraliste, tout citoyen a le droit d’élire le candidat de son choix sans pour autant s’en inquiéter. L’Abbé NZEYIMANA a toutefois mis en garde les jeunes contre toute tentative de tricherie électorale comme le vote avant l’âge requis.

Dans leurs interventions, certains jeunes ont demandé l’attitude qu’on pourrait prendre vis-à-vis des actes d’intimidation qui pourraient être dirigés à leur égard. Le prêtre a répondu qu’ils devraient faire preuve d’un comportement digne d’un chrétien et éviter tout acte ou réaction de nature à attiser les tensions.

C.B.

Débat sur le Burundi au Conseil de sécurité des Nations unies

Bujumbura, le 6 août 2014(COSOME)- Le Conseil de sécurité des Nations unies va consacrer, mercredi, une session sur la situation socio-politique du Burundi dans le cadre de la mise en application de la Résolution 2137 (2014) qui recommande au Secrétaire général des Nations unies de le tenir informé, tous les 90 jours, de l’état d’avancement de l’exécution du mandat du Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB), a-t-on appris de source diplomatique à Bujumbura.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Burundi, le Gabonais Parfait Onanga Onyanga, va présenter, à l’occasion, un rapport intérimaire sur la situation du pays d’attache au Conseil de sécurité, indique un communiqué de presse du BNUB.

Le rapport va porter, notamment sur l’état de la mise en œuvre de la Résolution 2137, les obstacles à sa mise en œuvre, ainsi que la transition du BNUB vers une équipe pays des Nations unies d’ici à début 2015, selon la même source.

Des consultations sur ce plan de transition sont en cours entre le BNUB, le système des Nations unies, le gouvernement burundais et les partenaires internationaux réunis au sein du «Groupe de direction de la transition» qui a été mis en place à cet effet, rapporte le communiqué.

Depuis l’année 2003, date de l’entrée en vigueur de l’Accord global de cessez-le-feu dans la guerre civile, les Nations unies ont régulièrement diminué leur présence civile et militaire au Burundi et s’apprêtent à garder une équipe encore plus restreinte dans le pays, sur demande insistante du gouvernement burundais qui considère que la paix est devenue une réalité dans le pays.

Au début, les Nations unies avaient pour mission le maintien de la paix au Burundi, puis celle de consolidation de la paix et il est question que l’équipe pays en vue aide au développement socio-économique du pays.

Les organisations de la Société civile locale et les partis politiques de l’opposition continuent cependant de plaider en faveur d’une présence massive de la communauté internationale, au moins jusqu’au terme des élections générales de 2015.