Le bâtonnier Isidore Rufyikiri radié de l’ordre du barreau

Bujumbura, le 30 janvier 2014 (COSOME)- Me Isidore Rufyikiri, bâtonnier de l’ordre des avocats de Bujumbura, a été radié de ses fonctions suite à un verdict de la cour d’appel de Bujumbura qui a statué en dernier ressort sur une pliante du ministère public pour « propos diffamatoires et injurieux » envers le pouvoir.

Le bâtonnier avait montré une grande opposition contre une révision de la constitution actuellement en vigueur dans le pays pour un éventuel « troisième mandat du président Pierre Nkurunziza aux prochaines élections de 2015.

Cette éventualité d’un nouveau mandat pour le président Nkurunziza n’a toutefois pas été à ce jour envisagée ouvertement par le concerné à bientôt une année de nouvelles élections générales qui suscitent déjà des passions dans les Etats-majors des partis politiques au Burundi et focalisent l’attention de la communauté internationale.

Le bâtonnier laisse derrière lui une carrière de plus de 20 ans dans la stature de l’un des avocats les plus connus et sollicités par les grandes affaires judiciaires au Burundi.

Une chaîne de solidarité internationale, à travers d’autres barreaux africains et occidentaux, s’était également tissée autour de l’homme de loi, mais sans parvenir à la tirer de la mauvaise passe judiciaire.

La relative longue carrière de cet avocat burundais, encore connu pour la liberté de ton, n’a cependant pas été de tout repos pour ses séjours répétés en prison, indépendamment des régimes qui se sont succédés au cours de ces dernières années au Burundi.

L’OAG plaide en faveur du renouvellement du mandat du BNUB

Bujumbura, le 29 janvier 2014(COSOME)- L’observatoire de l’action gouvernementale (OAG, indépendant) a sorti, mardi, une déclaration dans laquelle il prend position en faveur de la prolongation du mandat du bureau des nations unies au Burundi(BNUB) qui expire normalement au début du mois de février 2014.

Cette déclaration fait suite à de difficiles tractations entre le pays hôte et les nations unies sur le sort du BNUB à l’expiration du mandat en cours.

Le gouvernement du Burundi estime que la paix et la sécurité règnent dans le pays et qu’il n’y aurait pas de raison de maintenir une présence internationale de la taille actuelle.

Du côté de New York, le siège des nations unies, on estime que le moment n’est pas opportun pour le retrait du BNUB compte tenu de la fragilité politique du pays et des échéances électorales qui pointent à l’horizon 2015.

L’OAG recommande, entre autre, à l’ONU de prolonger le mandat du BNUB jusqu’à l’installation définitive des institutions issues du prochain rendez-vous électoral.

L’observatoire recommande encore aux nations unies de continuer à appuyer le pays en matière de consolidation de la paix, de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la réconciliation nationale.

Les nations unies doivent encore continuer à plaider pour le Burundi auprès des autres partenaires afin d’accroître les appuis financiers destinés au pays.

Par ailleurs, l’OAG trouve que le Burundi a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’un appui des nations unies en vue de renforcer le dialogue entre acteurs politiques en cette période préélectorale.

Le pays reste également dans le besoin d’un appui technique de la communauté internationale pour la consolidation des institutions qui seront issues des élections de 2015, de l’avis toujours de l’OAG.

Des cadres accusés d’être des traitres par la direction de l’UPRONA

Bujumbura, le 28 janvier 2014 (COSOME)- La direction « réunifiée » de l’unité pour le progrès national(UPRONA) a accusé certains cadres de l’ex-parti unique d’être des traitres à la solde du pouvoir au cours d’une conférence de presse aux accents de retrouvailles entre les deux ailes qui étaient hier encore à couteaux tirés.

Le Président de l’UPRONA, Charles Nditije et celui de l’aile dite « courant de réhabilitation de l’UPRONA » Evariste Ngayimpenda, étaient côtes à côtes pour décrier l’ancien président du parti, Bonaventure Niyoyankana, et le député en mairie de Bujumbura, Gaston Sindimwo qui sont considérés comme des « corrompus » à la solde du parti au pouvoir.

Les mêmes orateurs ont laissé entendre que la cour suprême comptait rendre un arrêt sur le litige qui opposait les anciennes ailes rivales alors que les intéressés avaient déjà retiré leurs plaintes au risque de compromettre la réconciliation interne à l’UPRONA.

Quoi qu’il arrive, les « Badasigana »(militants de l’UPRONA) « n’accepteront jamais d’être des satellites du parti au pouvoir avec le concours des éléments corrompus par le système CNDD-FDD, en tête desquels, Gaston Sindimwo et le député Bonaventure Niyoyankana », a tempêté M.Ngayimpenda.

En ce qui est de la suite du dossier judiciaire, on apprend à la dernière minute que la cour suprême n’a plus de raison de statuer sur un dossier dont les protagonistes ont décidé de régler à l’amiable, en retirant leurs plaintes.

Jamais les relations n’avaient été tendues comme aujourd’hui entre les deux partis cogestionnaires du pouvoir, notent les observateurs attentifs aux questions politiques du moment au Burundi.

Au gouvernement, l’UPRONA occupe le poste de premier vice-président de la république en charge des questions politiques, administratives et sécuritaires ainsi que quelques postes ministériels.

Le climat politique national s’envénime chaque jour d’avantage alors que le pays sest à un peu plus d’une année de nouvelles échéances électorales.

Un écolier mort étranglé au chef-lieu de la province de Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 27 janvier 2014(COSOME)- Un corps sans vie d’un écolier de dix ans a été retrouvé dernièrement que quartier dit « Swahili », du chef-lieu de la province de Muyinga sans qu’on sache pour le moment les circonstances exactes de sa mort, a appris sur place, de source proche du disparu, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La mère de l’écolier, Mme Saidate Ntacobakinvuna, a fait savoir qu’elle avait laissé son fils endormi et laissé la clé de la maison à sa cohabitante, avant de se rendre au marché de Muyiga pour des affaires.

De retour du marché, Mme Saidate Ntacobakinvuna a retrouvé son fils déjà mort, une corde à la gorge.

Le désordre que la mère a trouvé à l’intérieur de la maison laisse penser que l’enfant avait résisté à son étrangleur, selon les témoignages des proches de la victime.
La police et l’administration se sont saisies du dossier et deux personnes, dont la femme à qui la mère du défunt avait remis la clé, ont été déjà arrêtées pour des besoins d’enquête.

Les habitants du chef lieu de la province de Muyinga se disent inquiets de ce genre de crimes dont les auteurs ne sont pas identifiés.

Un autre cas similaire d’un enseignant qui a été tué par étranglement dans la nuit du 31décembre 2013 est à rappeler, toujours dans cette province du nord-est du pays.

E.ND

Multiplication de cas de violences sexuelles et basées sur le genre en province de Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi), le 24 janvier 2014 (COSOME)- La Croix Rouge du Burundi(CRB), branche de Kirundo, a appelé mercredi dernier, l’administration, la justice et la police à lutter plus efficacement contre les violences faites aux femmes et aux filles, et à poursuivre pénalement les facilitateurs des arrangements à l’amiable, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La CRB a lancé l’appel au cours d’une journée de sensibilisation des représentants de l’administration, de la justice, de la police et d’autres organisations intervenant dans la lutte contre les VBG en province de Kirundo.

Le président de la branche de la CRB à Kirundo, Jean Claude Nkunzimana, a déploré la mauvaise habitude des administratifs à la base et de certains officiers de la police judiciaire qui facilitent le règlement à l’amiable entre les auteurs et les victimes des VBG.

Au total, 104 cas de règlements à l’amiable ont été inventoriés en 2012 et 154 ont été référés à la justice, tandis que 104 autres victimes ont été accueillies par les centres de santé mais n’ont jamais porté plainte, selon la même source.

Au cours de la même période, 239 filles ont abandonné l’école à la suite des grossesses non désirées.

Selon Benoît Nizigiyimana, de la croix rouge nationale, la justice doit poursuivre pénalement les facilitateurs des arrangements à l’amiable qui cherchent à soustraire les auteurs des VBG aux poursuites judiciaires.

Au cours des échanges, la CRB a également focalisé son attention sur le phénomène des femmes tuées dans les violences domestiques.

Sept femmes, au total, ont été tuées par leurs conjoints dans les différentes communes de Kirundo en 2103.

JCN

Ennuis judiciaires pour un écologiste en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 24 janvier 2014 (COSOME)- Un activiste connu pour la protection de l’environnement, Mamert Sabushimiken, a été arrêté récemment par la police en commune de Vyanda, dans la province de Bururi, pour « rébellion » contre l’autorité publique, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

M. Sabushimike avait, la veille, conduit une équipe de journaliste dans la réserve naturelle de Vyanda pour leur montrer comment l’un des poumons écologiques du pays, d’une une superficie de 3.900 hectares, est en train d’être détruit par des gens qui s’y installent, d’autres qui y cultivent du cannabis, coupent du bois et fabriquent du charbon.

Le prévenu a, par la suite, été auditionné par le procureur de la république de Bururi pendant trois heures de temps au parquet, puis être transféré du cachot de la police de Vyanda vers celui du chef-lieu de la province.

Les associations de défense des droits de l’homme ont demandé qu’il soit libéré car il n’a fait que son travail de protection de l’environnement qui est la mission première de l’organisation «Amis de la nature » qu’il dirige.

F.NZ.

1.950 cas de victimes des VSBG recensés en 2013 dans la province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 24 janvier 2014 (COSOME)- En 2013, le Centre « HUMURA », qui fait une prise en charge des victimes de violences sexuelles et basées sur le genre(VSBG), a accueilli 1.950 cas de victimes, dont 1.804 femmes et filles et 146 hommes et garçons, soit un pourcentage de 92,51% de sexe féminin et7, 47% de sexe masculin, selon le bilan annuel de la coordinatrice de ce centre, Dr Sylvie NZEYIMANA.

Le centre est opérationnel depuis juin 2012 et assure une prise en charge psycho-sociale, médicale et judiciaires des victimes des VBG.

Les cas plus nécessiteux sont hébergés provisoirement. Dans ce centre qui accueille aussi bien les victimes féminines que masculines.

De ces 1950 cas de VBG, 227 sont liés au viol sexuel, 405 aux violences physiques, 145 aux violences psychologiques, 1.176 aux violences combinées, soit des violences conjugales associées aux violences socio-économiques ou des violences physiques associées aux violences familiales, a précisé la même source.

La grande majorité des victimes proviennent de la province de GITEGA qui compte à elle seule 1.849 des 1.950 cas.

A ses débuts, le Centre enregistrait un effectif plus élevé de violences sexuelles mais actuellement les violences physiques sont plus nombreuses.

La raison serait liée au fait que les auteurs sont poursuivis par la justice et punis conformément à la loi.

Et comme la loi contre les viols sexuels est plus sévère alors que les violences physiques peuvent être prises comme des coups et blessures qui sont punis par des sanctions moins rigoureuses, les auteurs des viols sexuels commencent à avoir peur de la loi.

Quant à l’impact positif du centre HUMURA, la coordonnatrice a indiqué que les gens commencent à rompre avec le silence pour dénoncer les présumés auteurs.

En témoigne notamment le mouvement ascendant des plaintes exprimées alors que lors des premiers mois de son ouverture, le centre accueillait une moyenne d’une à 2 victimes par jour, actuellement elle enregistre une moyenne de 5 victimes par jour.

Un autre impact est que les présumés auteurs sont poursuivis et punis au cas où la responsabilité est établie.

Au tour de 200 dossiers des victimes des VBG ont été fixés devant les tribunaux en 2013, a fait savoir Dr NZEYIMANA.

Quant aux principales causes des VBG, la coordinatrice a indiqué qu’elles sont diverses mais a notamment signalé le dénigrement des femmes et filles lié aux barrières culturelles de notre pays ou encore l’ivresse qui incite à de nombreux vices.

Les victimes des VBG sont exposées à beaucoup de conséquences qui sont mêmes irréversibles tels que la transmission des infections sexuellement transmissibles (IST/VIH), des cas de grossesses non désirées.

D’autres victimes souffrent de conséquences psychologiques et de traumatismes physiques qui exigent beaucoup de dépenses pour les soins médicaux.

Certes, le Centre HUMURA a un service médical mais les cas graves sont référés aux hôpitaux.

C. B.

Rapprochement des ailes rivales de l’UPRONA

Bujumbura, le 27 janvier 2014(COSOME)- Les deux ailes rivales de l’unité pour le progrès national(UPRONA) ont fini par se rapprocher après plus de trois ans de divisions internes à l’x-parti unique pour le leadership.

Les divisions avaient conduit les parties au conflit devant les tribunaux et dernièrement, l’aile dissidente, emmenée par Jean Baptiste Manwangari et Thacien Sibomana, a décidé de retirer la plainte contre l’élection illégale des instances dirigeantes du parti lors d’un congrès controversé.

La voie du dialogue sera désormais privilégiée par les parties au conflit pour ressouder les rangs de l’UPRONA à l’approche des élections de 2015, dit-on dans les arcanes de l’ancien parti unique.

De l’aveu même de l’actuel président de l’UPRONA, les procédures judiciaires étaient de nature à faire disparaître le parti de la scène politique nationale.

Le président du « courant de réhabilitation de l’UPRONA » (aile dissidente), est de l’avis de M.Nitije en ce qui concerne les procédures judiciaires pendant que les ailes rivales étaient engagées dans un processus de réunification.

La crise interne à l’UPRONA avait fini par emporter l’ancien premier vice-président de la république, Térence Sinunguruza pour son rôle présumé dans les divisions au sein du parti.

Le président de la république, Pierre Nkurunziza, a accepté la démission récente de M.Sinunguruza qui a été remplacé par Bernard Busokoza au poste de premier vice-président de la république.

Des stratégies pour résoudre la fragilité dans les zones d’intervention du DCR

DCR.docxBujumbura, le 25 janvier 2014(COSOME)- Le Consortium Hollandais pour la Réhabilitation(DCR) a organisé, le 24 janvier 2014, à l’Hôtel Emeraude de Bujumbura, un atelier de présentation des résultats sur le Burundi d’une étude sur la « Fragilité intentionnelle » à l’intention des organisations non gouvernementales membres (CARE international, Health Net TPO et ZOA.

Vue partielle des participants lors de séance de présentation de l’étude
L’étude a été effectuée au Burundi, en Ouganda et au Sud Soudan dans le cadre du plaidoyer que mène DRC pour résoudre la fragilité dans certaines zones d’intervention.

Le document d’une cinquantaine de pages poursuivait l’objectif principal d’analyser le rôle des populations locales et de la société civile pour résoudre les situations de fragilités et aider à trouver la réponse dans les pays où le DCR intervient.

La coordinatrice pays de DCR à l’ouverture de l’atelier
objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques étaient le développement des connaissances sur les acteurs et les intervenants en situation de fragilité et leurs perceptions concernant la fragilité et la façon de la surmonter, la formulation des recommandations au sein de la stratégie de travail du DCR/AWG pour la politique du gouvernement néerlandais sur le contexte fragile, le renforcement des stratégies et les programmes de sensibilisation au sein du programme DCR.

Les résultats attendus

Les résultats attendus étaient de choisir les recommandations les plus pertinentes et appropriées aux contextes du Burundi, discuter des actions à mener pour la mise en œuvre de ces recommandations au sein du DCR-Burundi.

A la fin de l’atelier, il a été retenu les recommandations suivantes sur la base des résultants des travaux en groupes:

Trois groupes se sont formés pour répondre à la question de savoir quelles sont les recommandations les plus pertinentes pour le DCR-Burundi et quelles actions de plaidoyer faut-il mener à partir des recommandations retenues ?

Les organisations non gouvernementales internationales (ONGI) doivent s’engager dans des partenariats a long terme et les organisations de la société civile locale (OSC) dans la collecte de fonds et la génération de revenus.

Les programmes doivent être accompagnés d’efforts de développement institutionnel et des capacités des acteurs de la société civile locale (SCL) de manière plus cohérente et systématique.

Les évaluations de renforcement de capacités et les programmes connexes ainsi que les budgets doivent être des éléments standards des opérations dans les Etats fragiles.

Les bailleurs et les ONGI doivent mieux coordonner leurs messages d’aide et cesser promouvoir la dépendance en fournissant des services gratuitement.

Même si une contribution locale significative n’est pas possible, les contributions petites ou symboliques doivent être introduites pour finalement atteindre un niveau de durabilité et d’indépendance.

Les Etats

Les Etats doivent fondées leurs stratégies de réponse de fragilité liée aux violences, aux actes criminels, au vol de bétail, aux conflits fonciers et intercommunautaires, aux violences basées sur le genre, à la politique du népotisme, à côté des faibles niveaux globaux de développement et de l’accès limité aux services de base en accordant une attention particulière aux questions de gouvernance et en trouvant un équilibre approprié entre les approches centrées sur l’Etat et la société civile et en comprenant que l’aide néerlandaise tend à être trop limitée en portée et en éventail des priorités.

Les actions

Au chapitre des actions, il faut mener un plaider auprès des bailleurs et arrière- bailleurs pour l’autonomisation technique et financière des OSC, notamment la dotation d’infrastructures et équipements propres aux OSC, plaider pour des principes de partenariats stratégiques et durables, respecter les conditions de convention et promouvoir la participation de la communauté dans les activités d’auto-développement de ces dernières.

Recommandations les plus pertinentes pour le Burundi

Ces quatre recommandations sont certes les plus pertinentes pour le Burundi, mais il a été retenu à la fin que les autres recommandations n’étaient pas à jeter à la poubelle, mais à garder au frigo en attendant une autre séance de réflexion plus approfondie sur la question.

Groupe de travail

Un groupe de travail de six personnes s’est porté volontaire, parmi les participants, et se retrouvera dans les prochains jours pour approfondir encore d’avantage la question des recommandations qui doivent fonder une stratégie d’actions et de plaidoyer à mener en vue de vaincre l’état de fragilité au Burundi.

Des personnes tuées sur fond de conflit foncier en province de Ruyigi

Ruyigi (Sud-est du Burundi), le 22 janvier 2014(COSOME)- Un homme et sa femme ont été tués le 19 janvier 2014 à leur domicile pour un mobile présumé de conflit foncier avec l’entourage, a appris sur place, de source proche des victimes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Le cas n’est cependant pas isolé et d’autres assassinats liés aux conflits fonciers ont été signalés dans différentes localités de la province de Ruyigi depuis le début du mois de janvier 2014.

Le cas le plus récent a été enregistré en commune Butaganzwa, le19 janvier 2014 où un certain Barthélemy Ncahoruri et sa femme Jeanne Mvuyekure ont été tués aux armes blanches par des gens qui n’ont pas été identifiés.

Les corps de ce couple ont été découverts par des voisins dans leur maison de la colline Rugongo, zone Maramvya, commune Butaganzwa, avant d’alerter les forces de l’ordre qui ont aussitôt arrêté un proche de la famille des disparus pour des besoins d’enquête.

Un autre cas de violences liées au conflit foncier a été signalé le 20 janvier 2014 sur la colline et zone de Rugongo de la même commune de Butaganzwa.

Une femme âgée de 62 ans, nommée Acquiline Sekera, et son fils Dieudonné Nshimirimana ont été battus par deux jeunes hommes.

N.I