Arrestation d’un homme pour « infanticide » en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 11 août 2014 (COSOME)- Un homme a été arrête dernièrement en province de Kirundo pour un « infanticide » présumé sur son fils de 14 ans, a appris, de source policière locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Le corps de l’enfant, qu’on croyait s’être exilé au Rwanda depuis la mi-mai 2014, a été découvert samedi dernier dans une tombe à côté de la maison de son père, sur la colline de Rubuga, commune de Bugabira, province de Kirundo, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

La victime de 14 ans, Sindabizera, avait été tuée le 14 mai dernier par son père qui l’accusait de « manque de courtoisie » envers sa marâtre, ajoute la police.

Selon la même source, le père de la victime avait dissimilé la mort de son enfant et affirmait à ceux qui voulaient l’entendre que son fils était parti pour le Rwanda à la quête du travail rémunéré.

La mauvaise nouvelle a été connue de toute la localité de Rubuga quand des ouvriers faisant la fouille d’une fondation pour l’extension de la maison du père de la victime ont exhumé les restes du petit garçon dont l’entourage et sa grand mère ignoraient jusque là la destination.

Avec l’alerte donnée par les ouvriers et les voisins du présumé auteur de l’infanticide, la police a visité les lieux pour s’enquérir d’avantage des circonstances entourant la mort de l’infortuné.

JCN

Les chrétiens appelés à être des artisans de la paix pour contribuer à des élections apaisées de 2015

Kirundo (Nord du Burundi), le 11 août 2014 (COSOME)- Le président du parlement, Pie Ntavyohanyuma, a invité, samedi dernier, les fidèles catholiques à la tolérance politique en vue de la bonne marche des élections de 2015, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les agents de l’administration, de la justice et ceux en charge de la sécurité publique doivent mettre en avant le leadership responsable pour s’acquitter convenablement de leur mission.

Le député Ntavyohanyuma a lancé cet appel au cours des cérémonies de la célébration du jubilé d’or de la paroisse Saint Jean Bosco de Ntega, du diocèse de Muyinga, couplée avec l’ordination sacerdotale des deux diacres.

Selon Ntavyohanyuma, les chrétiens catholiques, toute la communauté entière doivent « se respecter mutuellement malgré les différences idéologiques qui animent les uns et les autres », a-t-il conseillé.

«Il ne faudrait plus vous affronter pour des motifs politiques car, la vie du pays ne se résume pas aux seules élections », a-t-il déclaré devant un parterre de fidèles.

L’Evêque du diocèse de Muyinga, Mgr Joachim Ntahondereye, a donné mandat aux nouveaux prêtres d’aider les burundais à «se réconcilier » et à leur « inculquer les valeurs de paix et de tolérance ».

« Je vous demande de vaincre la peur afin de conduire la communauté catholique sur le chemin de la paix, a-t-il dit.

Au cours de ces cérémonies, le président de la chambre basse est revenu sur les multiples réalisations de l’Eglise catholique en faveur de la population burundaise dans les domaines les plus variés de la vie nationale pendant des décennies.

Au moment où le gouvernement s’apprête à mettre sur pied la commission nationale pour la vérité et la réconciliation, le député Pie Ntavyohanyuma a sollicité à l’église catholique pour appuyer l’Etat du Burundi dans cette œuvre de réconciliation de la communauté burundaise qui a vécu plusieurs années de crise politico-ethnique.

La commune de Ntega, rappelle-t-on, avait été secouée, à partir du 15 août 1988, par une guerre ethnique ayant emporté au moins une centaine de vies humaines.

JCN

Affrontements entre rapatriés et résidents sur fond de conflits fonciers en province de Bururi

Selon Nahimana charles, Administrateur Communal de Vyanda, un affrontement physique entre rapatriés et résidents a eu lieu en date du 8 Aôut 2014 sur la colline de Karirimvya, en commune de Vyanda.

La famille du résident Niyungeko Didace s’est disputée avec celle d’un rapatrié du nom de Nkitse dans une propriété foncière sise sur cette colline de Karirimvya.

Ces deux familles se sont lancées des mottes de terres, des pierres et ont aussi échangé des coups de bâtons.

Au moins 3 personnes de la famille du rapatrié ont été blessées par des jets de pierres et ont été admises dans un centre de santé pour des soins.

L’administrateur indique que la police est à la recherche des personnes qui ont agressé cette famille de rapatriés car la Commission nationale des terres et autres biens(CNTB) avait cédé cette propriété litigieuse à la famille des rapatriés.

En commune de Rumonge, Mme Sindabahunga Rose, résident sur la colline de Busebwa, vient de porter plainte contre un rapatrié du nom de Buzenzeri pour « tentative d’assassinat ».

L’ouvrier de ce rapatrié a failli tuer à la machette cette femme, il y a une semaine, dans les plantations de palmeraie de Busebwa, n’eût été l’intervention des personnes qui passaient qui ont maîtrisé à temps l’agresseur.

Les défenseurs des droits de l’homme sont inquiets de la multiplication des affrontements entre résidents et rapatriés dans certaines localités de ma province et cela à la veille des élections générales de 2015.

Ils demandent aux autorités de tenir rapidement des réunions de pacification dans des zones qui sont sous tension pour atténuer ou dissiper le climat de méfiance qui s’observe entre ces deux communautés.

Ces réunions de pacification regrouperaient les représentants des rapatriés, les représentants des résidents, ceux de l’administration, de la Cntb, des confessions religieuses et des organisations de la société civile pour plus d’efficacité.

Félix Nzorubonanya

Les jeunes des partis s’engagent pour une plus grande participation à la vie politique nationale

Gitega (Centre du Burundi), le 13 août 2014 (COSOME)- En ce moment où on chemine vers les échéances électorales de 2015, les jeunes membres des partis politiques étudiants à l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de GITEGA s’engagent à éveiller leur conscience pour améliorer leur participation à la vie politique nationale.

Les jeunes ont fait ces engagements lors d’un atelier d’information, de sensibilisation et de l’appropriation de l’étude sur l’état des lieux de la participation politique des jeunes au Burundi tenu mardi par le Forum pour la Conscience et le Développement (FOCODE).

L’objectif principal de cet atelier était de contribuer au renforcement de la participation et de l’engagement des jeunes dans la vie politique du pays, a indiqué le Président du FOCODE, Pacifique NINAHAZWE.

Les résultats attendus étant que les jeunes améliorent leur participation à la vie politique et, partant, leur visibilité dans les organes dirigeants des partis ainsi que leur positionnement dans les instances de prise de décision.

Ce qui leur permettrait ainsi d’exprimer leurs besoins pour qu’ils soient pris en compte dans les programmes des partis politiques et dans la planification des programmes nationaux, devait-il souligner dans son discours d’ouverture de l’atelier.

L’atelier est venu à point nommé en ce moment pré-électoral où les responsables des partis politiques font une large mobilisation des citoyens en général et des jeunes en particulier en vue de gagner les élections, a souligné Mme Gertrude KAZOVIYO, lors de la présentation de l’étude sur l’état des lieux de la participation politique des jeunes au Burundi.

De même qu’ils sont sollicités pour les campagnes de propagande des partis, les jeunes doivent saisir la balle au bon pour que leurs besoins soient intégrés dans les programmes des partis en cours de renouvellement, a-t-elle ensuite ajouté.

Le moment est opportun pour que les jeunes leaders politiques ne se contentent pas uniquement de jouer le rôle d’appui mais exploitent leurs potentialités pour améliorer leur participation politique qui est actuellement faible.

Les jeunes en tant que capital humain devraient commencer dès maintenant, à réclamer la prise en compte de leurs besoins, notamment lors de l’élaboration des programmes des partis politiques, de confection des listes bloquées pour avoir accès aux institutions électives et aux postes de prise de décision.

Alors qu’ils constituent la majorité de la population burundaise avec un taux de 60%, curieusement les jeunes sont moins représentés que leurs ainés dans la plupart des processus politiques, a signalé Mme KAZOVIYO.
Cette faible représentativité des jeunes se remarque notamment dans les organes dirigeants de la plupart des partis politiques et dans les instances dirigeantes.

Il est de même pour le processus de mise en place des politiques publiques du pays où les jeunes ne sont que faiblement représentés.
Raison pour laquelle leurs besoins spécifiques ne sont pas pris en compte dans l’élaboration des programmes stratégiques nationaux ni dans l’élaboration des programmes des partis politiques, a- t- elle aussi fait remarquer.

Il est ainsi temps que les jeunes éveillent leur conscience pour leur participation effective dans le processus politique.

Dans les échanges et débats menés, les jeunes membres des partis politiques se sont engagés à unir leurs efforts pour surmonter les obstacles à leur participation effective au processus démocratique.

Parmi les engagements faits par ces jeunes figurent notamment : une solidarité agissante pour résister aux manipulations et spéculations politiciennes qui incitent certains jeunes membres des partis politiques différents à une confrontation, la mise en place d’un cadre de plaidoyer regroupant les jeunes des différents partis politiques et des organisations de la société civile, la sensibilisation des autres jeunes sur leur participation active et non violente au processus démocratique, à influencer les responsables des partis politiques pour une participation visible des jeunes au processus démocratique.

Ces jeunes leaders ont également formulé des recommandations en faveur de cette participation effective.

Ils ont ainsi recommandé une large vulgarisation des instruments juridiques légaux favorable à la participation politique des jeunes, la mise en place d’une politique de création d’emploi, l’élaboration d’un cadre juridique favorable à la participation politique des jeunes notamment la fixation d’un quota de représentativités des jeunes au Parlement, le renforcement du Conseil National de la jeunesse pour le rendre plus crédible et mieux opérationnel.

Le Président du FOCODE a ainsi invité les jeunes à veiller au respect de leurs engagements. Il leur a ensuite recommandé de privilégier toujours le respect de la dignité d’autrui malgré leurs divergences idéologiques.

C.B.

Un militant présumé du CNDD-FDD molesté par un policier en province de Bubanza

Bubanza(Nord-ouest du Burundi), le 11 août 2014(COSOME)- Un militant du Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir), Bigirimana Didace, a été molesté par un policier le 10 août 2014 sur la colline de Ntamba, en commune de Musigati, de la province de Bubanza, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon le chef de la colline de Rusekabuye, la victime écoutait une chanson
à la gloire de son parti quand un policier lui a intimé l’ordre de cesser l’écoute dans une buvette où la situation a vite dégénérée en une bagarre qui a légèrement blessé le civil.

L’agent de l’ordre a été emmené à un poste de police pour des interrogatoires.

Dans la même journée du 10 août 2014, Un corps sans vie a été découvert au village 4, en commune de Gihanga, sans que l’on sache pour le moment les circonstances de sa mort.

Selon Léopold Ndayisaba, l’administrateur de la commune de Gihanga, cet homme aurait été frappé avant d’être décapité, vu les traces de violence sur sa tête.

L’administration n’a pas reconnu l’identité exacte de l’homme qui a été mis à la morgue du centre de santé de Ninga en attendant son identification par les proches.

A.Nk

L’opposition fustige des collectes de fonds dans la population pour 2015 en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 10 août 2014 (COSOME)- Une opération de collecte de 500 francs burundais auprès de la population pour financer les élections de 2015 a eu lieu samedi à l’initiative de représentants du conseil national de défense de la démocratie/front pour la défense de la démocratie(CNDD/FDD, parti au pouvoir) en province Bubanza, a appris sur place, de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Ceux qui étaient chargés de cette collecte passaient de maisons à maisons, notamment sur les collines des communes de Bubanza, Rugazi, et Gihanga.

L’enregistrement des personnes sans CNI(carte nationale d’identité) se fait en même temps que cette collecte de fonds qui a été décriée par les partis de l’opposition représentés à Bubanza.

Le président du parti mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition), en province de Bubanza, Benjamin Nduwimana, a déploré la façon dont ces collectes sont organisées, parfois sans distinguer les membres et les non membres du CNDD/FDD dans beaucoup de localités.

Le même responsable du MSD s’est demandé si tous les autres partis étaient autorisés à procéder aux collectes des cotisations en prévision des élections générales de 2015.

Le représentant des forces nationales de libération (FNL, opposition), Alexis Manirambona, a, quant à lui, conclu carrément à un « recensement électoral » avant la lettre.

Le 2ème secrétaire du parti UPRONA (union pour le progrès national, ex-parti unique), Eric Ndacayisaba, de son côté, a trouvé que ces collectes risquaient d’aggraver la misère de la population en leur demandant une contribution pour les élections qui ne sont pas encore organisées.

Selon le gouverneur de la province de Bubanza, Nyandwi Anselme, le personnel chargé de la collecte de cette somme pour le compte du parti CNDD/FDD dans les milieux urbains n’ont pas fait correctement leur travail.

Aussi, le gouverneur à interdit la poursuite de la collecte des cotisations qui devait se poursuivre jusqu’au 15 août 2014.

A.Nk

Des difficultés matérielles d’accès à la carte nationale d’identité dans certaines communes de Cankuzo

Cankuzo( Est du Burundi), le 11 août 2014(COSOME)- L’administrateur de la commune de Mishiha, Mme Basilla Ndereyimana, a indiqué samedi 9 août que la commune de Mishiha est actuellement dans le besoin d’un appui matériel pour faciliter l’opération de délivrance de la Carte Nationale d’ Identité( CNI) pour permettre à la population de participer aux prochaines élections de 2015.

Cette commune a entre autres besoin des machines à écrire et des appareils photos. En effet, a-t- elle fait remarquer, la commune est actuellement obligée de louer des machines à raison de 30.000 francs burundais par jour pour répondre à la forte demande de la population de la carte nationale d’ identité.

L’administrateur regrette qu’il y ait des habitants de cette commune qui ne soient pas à mesure de se payer des photos passe-port à coller sur les cartes.

L’autre souhait exprimé par l’administration communale de Mishiha concerne l’octroi des pièces de la carte nationale d’identité étant donné que la commune a pris la mesure de donner gratuitement cette carte aux indigents qui ne sont pas à mesure de se procurer de la somme de 500 Fbu exigée pour avoir ce document.

Pour rappel, dans le souci d’alléger les conditions de l’octroi de cette carte, la commune de Mishiha à l’instar d’autres communes de cette province de Cankuzo ne conditionne plus l’octroi cette carte par la participation aux activités de développement communautaires.

OND.

Retour sur terrain du MSD après quatre mois de suspension d’activités en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 11 août 2014(COSOME)- Le mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD) a commencé à redynamiser les organes dirigeants au niveau communal, en province de Cankuzo, quelques temps après la levée de la mesure du ministère de l’intérieur qui suspendait les activités de ce parti politique de l’opposition pour « troubles à l’ordre public ».

Selon le représentant provincial du MSD à Cankuzo, Denis Ntirukunda, la redynamisation des organes dirigeants de ce parti s’est matérialisée par le remplacement de certains membres des comités exécutifs du parti dans les communes de Cankuzo, Kigamba et Mishiha ajoutant que cette opération se poursuivra même dans le reste des communes de cette province à savoir Gisagara et Cendajuru.

«Après quatre mois de suspension des activités du parti, nous avons besoin des leaders engagés, qui sont à mesure d’amener les militants à vaincre la peur », a-t-il précisé.

Le représentant provincial du parti MSD à Cankuzo se réjouit aussi du bon climat qui existe entre les leaders de son parti et les responsables de l’administration à tous les niveaux.

«Nous organisons des descentes sur terrains sur toutes les collines, nous faisons même la porte-à-porte, sans être inquiété. Nous sommes très satisfaits de la manière dont nous collaborons avec les responsables de l’administration », a-t-il précisé.

Le MSD se réjouit aussi que l’administration communale de Mishiha lui ait remis le drapeau qu’elle avait confisqué pendant la période de suspension des activités du parti.

Il regrette néanmoins que trois drapeaux de ce parti qui ont été volés dans les communes de Kigamba, Cankuzo et Mishiha ne soient pas encore restitués.

OND.

Le président du Burundi tire un bilan « très satisfaisant » du Sommet de Washington

Bujumbura, le 9 août 2014(COSOME) – Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziz, a tiré samedi un bilan «très satisfaisant» du premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernements africains et américain qui a eu lieu à Washington du 4 au 6 août 2014 avec à l’agenda des questions économiques, sécuritaires et de bonne gouvernance d’intérêt commun.

Sur le plan économique, le président Nkurunziza a parlé d’un Sommet «très bénéfique» qui a permis aux investisseurs potentiels américains de prendre connaissance des potentialités et possibilités d’affaires pour venir investir en Afrique.

«Demain, vous allez voir les retombées du Sommet dans notre pays », a-t-il dit avec optimisme, avant d’ajouter que cela marquait, dans l’ensemble, une ère nouvelle dans les relations afro-américaines.

En ce qui concerne la paix et la sécurité, le président Nkurunziza a encore été plus satisfait et fier d’apprendre du Sommet que le Burundi occupe sur le continent africain, la seconde place des principaux pays contributeurs de troupes dans les différentes missions d’imposition et de maintien de la paix.

Le plus gros contingent de soldats burundais de quelque 6.000 militaires et policiers se trouve pour le moment dans la mission de maintien de la paix en Somalie sous la bannière de l’Union africaine (UA).

Le Burundi participe encore au maintien de la paix en République Centrafricaine, en Côte d’ivoire, au Soudan du Sud et en Haïti, sous la bannière des Nations unies.

Le pays met à disposition entre 300 et 400 policiers supplémentaires pour occuper la première place sur les différents théâtres d’imposition et de maintien de la paix, selon toujours le président Nkurunziza.

Les Etats Unis aident sur le plan logistique déjà le Burundi pour se déployer dans ces missions de maintien de la paix et peuvent encore mieux faire en augmentant les moyens logistiques et en intensifiant la formation pour consolider les acquis de la paix et la lutte contre le terrorisme dans le monde qui est aussi une préoccupation commune, a-t-il conclu.

L’administration provinciale appelée à sévir contre l’instrumentalisation de jeunes partisans en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 1er août 2014(COSOME)- Les représentants provinciaux du Mouvement pour la solidarité et le développement(MSD, opposition) et du FRODEBU Nyakuri, institutionnel) ont demandé jeudi au gouverneur de province de garantir la sécurité de tous les citoyens par la lutte contre les agissements des «Imbonerakure», de jeunes affiliés au conseil national de défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie(CNDD/ FDD), a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’appel a été lancé au cours d’une réunion du gouverneur de province organisée à l’intention des chefs de services publics, des représentants des partis politiques et de la société civile.

Le représentant du FRODEBU Nyakuri, Faustin Kubwayo, a vivement dénoncé le comportement des jeunes Imbonerakure qui intimident et séquestrent les militants des partis de l’opposition.

A l’occasion, M. Kubwayo a indiqué que la situation était explosive dans les communes de Busoni et Gitobe que si rien n’était fait dans ces entités pour ramener à l’ordre ces jeunes militants du CNDD/FDD.

Prosper Ndimaso, responsable du MSD dans cette province, a quant à lui, averti le gouverneur de province qu’il ne devrait pas prendre « à la légère » la situation d’intolérance politique prévalant dans ladite entité.

Le gouverneur de province, Reverien Nzigamasabo, n’a pas bien accueilli les dénonciations faites par ces responsables des partis politiques arguant qu’ils n’étaient pas des portes paroles de la population, fut-elle leur compagnon de lutte politique.

« S’il ya des citoyens lésés, ils devraient se confier à l’administration et non aux responsables des partis politiques », a-t-il déclaré.

JCN