Le CNDD- FDD accueille 1.300 nouveaux adhérents en province de Muyinga

Muyinga(Nord-ouest du Burundi), le 26 février 2014(COSOME)- Le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) a organisé, samedi dernier, des cérémonies d’accueil de nouveaux adhérents en province de Muyinga, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les cérémonies ont débuté par un long défilé qui a pris le départ depuis la permanence provinciale du parti jusqu’au stade de football du chef-lieu de Muyinga.

Des catégories socio professionnelles différentes comme la ligue des femmes et des jeunes du CNDD-FDD, les conducteurs de motos et vélos à usage de taxi ont pris part au défilé et aux autres cérémonies du jour qui ont été encore agrémentées par des chansons à la gloire du parti.

Le commissaire général chargé de la propagande au CNDD-FDD, Christian Nkurunziza, a exhorté les 1.300 nouveaux adhérents à s’imprégner de l’idéologie du parti qui met devant le « développement intégral » et la « cohésion sociale ».

Le CNDD-FDD a multiplié ces derniers temps des opérations d’accueil de nouveaux adhérents en rupture de banc avec les partis d’origine à l’approche de nouvelles élections générales de 2015.

Les autres partis politiques, surtout de l’opposition, se plaignent régulièrement, quant à eux, de tracasseries administratives à la tenue de réunion publique.

Des cas d’intolérance politique par de jeunes militants de partis politiques défraient également la chronique des médias depuis un certain temps à travers le pays.

E.ND

Le gouvernement tente de dédramatiser la situation sociopolitique du moment au Burundi

Bujumbura, le 25 février 2014(COSOME)- «Il n’y a pas de catastrophe humanitaire en vue » qui découlerait des problèmes politiques du moment au Burundi, rassure une déclaration officielle en réponse à une récente alerte de l’alliance des démocrates pour le changement (ADC, opposition) au secrétaire général des nations unies.

« A part que cette association (ADC) n’est pas reconnue par les lois burundaises, la correspondance au secrétaire générale des Nations unies contient une multitude de fausses affirmations et des mensonges sciemment orchestrés et même des injures cachant mal une nervosité de politiciens en perte de vitesse », souligne en substance la déclaration qui porte la signature du porte-parole et secrétaire général du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba.

L’ADC s’était constituée pour faire échec au processus électoral de 2010 qui aurait été émaillé de certaines fraudes électorales.

Aujourd’hui, «la comparaison de la situation actuelle du Burundi avec celle du Rwanda d’avant le génocide de 1994 relève de l’irresponsabilité », peut-on lire dans la déclaration, toujours en réponse à la correspondance de l’opposition extraparlementaire aux nations unies sur une « catastrophe» annoncée qui appellerait le devoir d’ingérence humanitaire de la communauté internationale, avant qu’il ne soit trop tard, de l’avis de l’ADC.

La déclaration reconnait que le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) a de jeunes affiliés à ce parti au pouvoir, mais pas dans le sens des miliciens « Interahamwe», coauteurs du génocide rwandais de 1994, où l’entend l’ADC.

De façon globale, «le gouvernement du Burundi rejette et condamne ces allégations de politiciens en mal de programmes ou d’arguments à présenter et porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il n’y a pas de catastrophe en perspective dans le pays».

Le Burundi a frôlé, ces derniers temps, une crise institutionnelle à la suite du limogeage de l’ancien premier vice-président de la république en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Bernard Busokoza et de certains ministres.

Depuis une semaine, le gouvernement est à nouveau au complet avec la nomination d’un nouveau premier vice-président de la république, Prosper Bazombanza ainsi que le remplacement des ministres démissionnaires.

Des points de divergence subsistent, cependant, entre les différents acteurs politiques nationaux, notamment sur un projet gouvernemental de révision constitutionnelle en prélude aux prochaines élections générales de 2015.

Les acteurs politiques ne s’entendent pas non plus sur les mécanismes d’une justice transitionnelle, à travers la mise en place d’une commission nationale pour la vérité et la réconciliation au sortir de plusieurs décennies de guerres civiles cycliques au Burundi.

Mise en place des comités mixtes de sécurité en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 24 février 2014 (COSOME)- Des comités mixtes de sécurité viennent d’être mis sur pied à tous les niveaux administratifs, de la base au sommet, en province de Rutana, avec l’appui de l’organisation non gouvernementale allemande de coopération internationale(GIZ), a- t- on appris de source administrative provinciale.

Selon le gouverneur de province, Juvénal Ndayiragije, ces comités mixtes de sécurité vont renforcer le climat de confiance et de collaboration entre la population, l’administration, la justice et les forces de l’ordre au niveau de la police de proximité, ce qui peut contribuer à la préparation d’un environnement sécuritaire et politique apaisé en perspective des échéances électorales de 2015.

Au niveau provincial, un comité de coordination est constitué par le gouverneur de province, comme président, le commissaire provincial de police, comme vice- président, le conseiller principal du gouverneur chargé des questions politiques, le procureur de la République, le président du tribunal de grande instance, un représentant de la société civile, et un représentant des élus locaux.

Au niveau communal, ce genre de comité est constitué par l’administrateur, comme président, le chef de poste de police, comme vice- président, le représentant de la société civile, les chefs de zones, les chefs de collines, les représentants des confessions religieuses, les représentants des médias et les représentants des différents secteurs techniques œuvrant dans la commune.

Afin de faciliter une communication rapide entre tous les comitards, un appareil téléphonique avec un système « flotte », a été donné à chaque membre, avec des unités équivalentes à 10.000 francs burundais chaque mois.

R.G.

Des cas d’intolérance politique signalés en province de Ruyigi

Ruyigi (Est du Burundi), le 21 février 2014 (COSOME)- La cohabitation des partis à Ruyigi en cette période pré-électorale est rendue difficile par des drapeaux qui sont arrachés des mâts dans différents endroits par des adversaires politiques, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Sur la colline de Nyarurambi, en comune de Butaganzwa, le drapeau de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) a été arraché du mât par l’administrateur de la commune, Abraham Ndikumana, en date du 15 février 2014, a accusé Nicodème Karabaye, le premier secrétaire communal du parti.

Selon la même source, l’administrateur a appelé M.Nicodème pour lui signifier l’acte, soit disant que tous les drapeaux doivent être érigés devant les bureaux du parti et lui rappelant que c’est une loi émanant du ministère de l’intérieur.

Le premier secrétaire du parti en province de Ruyigi, Antoine Ngendanzi, a crié au deux poids, deux mesures, en signalant que les drapeaux du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir) sont éparpillés sans soucis sur toutes les collines, le long des routes et à des endroits où il n’ya pas de bureau du parti.

Le responsable politique a encore laissé entendre que le drapeau qui a été arraché était érigé à côté de celui du parti au pouvoir où il n’y a aucun bureau des deux partis.

La même source s’est plainte d’un autre cas qui remonte au mois de janvier 2014, date à laquelle les jeunes « Imbonerakure » du parti CNDD-FDD auraient arraché les drapeaux de l’UPRONA dans les communes de Bweru et de Butaganzwa.

Toutefois, le responsable provincial de l’UPRONA a apprécié la réaction du gouverneur de la province Ruyigi, Cyriaque Nshimirimana, qui a recommandé à l’administrateur de la commune de Butaganzwa de remettre le drapeau à sa place et « nous notons que cela a été vite fait ».

N.I

La commune de Bubanza se dote d’un nouvel administrateur

Bubanza ( Nord-Ouest du Burundi), le 21 février 2013 (COSOME)- Madame Nzigamiye Jacqueline vient d être nommée a la tête de la commune de Bubanza en remplacement de Nkurunziza Nicodème qui avait démissionné de ses fonctions le 21 novembre dernier pour des raisons de « convenances personnelles», a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les administrateurs sortant et entrant ont aussitôt procédé à une passation des pouvoirs à travers laquelle il est apparue que la commune de Bubanza ne manque pas de problèmes de divers ordres.

Il s agit surtout du manque d’infrastructures sociales comme les écoles et des adductions d’eau potable pour la population de la zone de Buvyuko.

L’absence prolongée de ces trois derniers mois à la tête de la commune a, par ailleurs, occasionné un manque à gagner important sur la plan financier.

La commune de Bubanza a été dirigée par trois femmes au cours de ces dernières années.
A.Nk.

Marche pour la « paix » de jeunes militants de partis politiques en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 21 février 2014 (COSOME)- Des jeunes militants du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition), de l’union pour la paix et la développement(UPD, opposition), de l’union pour le progrès nationale(UPRONA, institutionnel) et des forces nationales de libération(FNL, opposition) ont participé côtes-à-côtes à une marche pour la paix le 21 février 2014 en province de Bubanza, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Il s’agit d’un évènement pour les observateurs de la scène politique locale qui étaient plutôt habitués à entendre parler dans les médias d’échauffourées parfois violents entre les jeunes de partis politiques de l’opposition et ceux du pouvoir.

La marche pacifique a vu également la participation d’élèves des écoles secondaires du chef-lieu de la province de Bubanza et des membres de la société civile à l’initiative du centre de développement des anciens combattants (CEDAC) de la guerre civile au Burundi.

Selon le président de ce centre, Eric Niragira, l’objectif de la marche était de préparer les jeunes des partis politiques aux élections apaisées de 2015.
Les jeunes doivent surtout s’occuper des activités de développement au lieu de se laisser distraire par les politiciens qui les utilisent pour leurs propres intérêts, a-t-il souligné, en substance.

Le gouverneur de Bubanza, Nyandwi Anselme, quant à lui, a invité les jeunes partisans de cesser des affrontements et de se mettre plutôt au travail pour se développer.

Le secrétaire permanent au ministère de la jeunesse, Niyihora Cyriaque, de son côté, a appelé les jeunes à utiliser leurs forces pour la reconstruction du pays.

La marche rentrait dans le cadre d’un projet « jeunes, soyons indivisibles » qui va étendre ce genre d’activité de rapprochement des jeunes dans d’autres provinces du pays, comme Bujumbura rural, Bujumbura-mairie, Cankuzo et Kirundo.

Une personne tuée dans son ménage en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 22 février 2014 (COSOME)- Valérie Ndayikengurukiye, une jeune femme de 25 ans, habitant sur la colline de Gaseri, en zone, commune et province Rutana, a été tuée, poignardée dans son foyer par trois hommes armés de machettes et lances, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, a- t- on appris de sources administratives et policières locales.

Selon les mêmes sources, son mari, Emmanuel Misago, a été grièvement blessé au niveau de la jambe, avant d’être transporté à l’hôpital de Rutana.

Les mêmes criminels présumés ont dépouillé cette famille d’une somme de 350.000 francs burundais, avant de se volatiliser dans la nature, en emportant avec eux, les documents d’identification foncière de cette propriété.

Les conflits fonciers seraient derrière ce crime, d’après l’entourage de ce ménage et deux hommes soupçonnés d’avoir trempé dans cette attaque meurtrière ont été déjà arrêtés par la police pour des besoins d’investigation.

Signalons aussi que dans la nuit du 18 février 2014, un homme d’une cinquantaine d’années, originaire de la colline de Nyarubere, zone et commune de Rutana, a été grièvement blessé par deux individus armés de machettes et qui n’ont rien volé dans ce ménage.

Là aussi, des conflits fonciers seraient à origine de ce forfait.

R.G.

Une personne tuée dans une attaque armée en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 24 février 2014 (COSOME)- Une personne a été tuée dans la nuit du 18 au 19 février 2014 sur la colline de Musemo, de la commune de Mishiha, par des individus armés non encore clairement identifiés, apprend-on de source sécuritaire dans la région.
Les assaillants se sont attaqués a victime, , originaire de la colline Musemo en commune Mishiha dans la même province, a été tuée dans la nuit par des malfaiteurs non encore identifiés, a appris de source administrative et policière, le reporter de la COSOME à Cankuzo.

Selon les mêmes, une dizaine de personnes qui rentraient du marché de Nyuro se sont retrouvées au milieu de malfaiteurs dont un armé d’un fusil.
Le groupe a d’abord tiré en l’air pour disperser les gens avant de violer et de tuer par balle et à coups de couteau, Mme Léonie Nshimirimana, âgée de 29 ans.
Les mêmes sources précisent en outre que trois personnes ont déjà été arrêtées pour des raisons d’enquête.

L’administrateur de la commune de Mishiha Mme Basilla Ndereyimana, a déploré la mort de cette personne et fait savoir que l’administration communale est déjà à l’œuvre pour sensibiliser la population sur la remise des armes qui sont dans les mains des populations civiles.
Cette autorité administrative demande à la population de dénoncer ceux qui détiennent illégalement les armes à feu.

Par ailleurs, un groupe de bandits armés de fusils a tendu, dans la matinée du mercredi 19 février, vers 8 heures, une embuscade contre une personne qui se rendait au marché de Shinge en commune Kigamba pour acheter des vaches.
Arrivé au milieu du parc de la Ruvubu, le commerçant, Gérard Ndayisenga, qui était à moto, a été accueilli par des coups de feu tirés en l’air. Ce commerçant s’est vu dépouiller une somme 400.000 francs burundais.

O.ND.

Une personne tuée à domicile en province de Mwaro

Mwaro (Centre-Ouest du Burundi), le 21 février 2014 (COSOME)- Une personne a été tuée à domicile par des individus non encore clairement identifiés sur la colline de Mugero de la commune Gisozi dans la matinée du 18 février 2014, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime répondait au nom de NIYOMWUNGERE Aloys et son corps sans vie a été découvert dans sa maison, d’après les mêmes sources.

Selon l’administrateur de la commune de Gisozi, GAHUNGU Dionèse, le disparu est mort par étranglement, indiquent les premiers éléments d’enquête.

Des en quêtes ont été déjà lancées pour tenter d’identifier les auteurs et le mobile du crime, a-t-il ajouté.

Un présumé auteur est entre les mains de la police et il s’agit du frère du défunt avec lequel la victime aurait eu des problèmes familiaux, d’après toujours l’administrateur de la commune Gisozi qui a exhorté au passage la population à sauvegarder la paix.

J.H.

Geste de solidarité de la population de Mwaro avec les sinistrés de Bujumbura

Mwaro (Centre- Ouest du Burundi), le 20 février 2014(COSOME)- L’administration provinciale à Mwaro a mobilisé la population et collecté une aide diversifiée pour venir en aide au sinistrés et rescapés des récentes inondations qui ont causé beaucoup de dégâts humains et matériels dans les quartiers du nord de Bujumbura, la capitale du Burundi, et ses environs, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source administrative locale.

Une quantité de 36 tonnes constituée de vivres, d’habits, de savons et des ustensiles de cuisine a été ainsi acheminée sur Bujumbura par convoi de quatre camions afin d’appuyer la population sinistrée par cette catastrophe naturelle.

Le deuxième convoi de trois camions de la Police a suivi avec à bord une quantité de 27 tonnes de vivres et autres besoins de première nécessité, ce qui a totalisé, en tout, une aide de 63 tonnes.

Le Gouverneur de la province de Mwaro, Jean Polydor NDAYIRORERE, a remercié tous ceux qui se sont impliqués dans la collecte des aides, à commencer par les administrateurs communaux et les administratifs à la base.

Il a aussi remercié la population de Mwaro de cet esprit d’entraide et de solidarité qu’elle vient de manifesté à l’endroit des victimes de la catastrophe naturelles qui a fait plus de 65 victimes et près de 5.000 sans abris, selon les chiffres officiels.

La croix rouge du Burundi, quant à elle, a fait état de plus de 80 tués et 10.000 sans abris suite aux pluies diluviennes de la nuit du 9 au 10 février 2014 sur une grande partie du nord de Bujumbura.

Le gouvernement a lancé un appel à l’entraide nationale et à l’aide internationale au lendemain de cette catastrophe inédite à Bujumbura et plusieurs provinces de l’intérieur du pays ont répondu favorablement, de même que des pays étrangers ainsi que des organismes internationaux.

J.H.