Le taux d’abandons scolaires reste élevé en province de Ruyigi

Ruyigi (Sud-est du Burundi), le 03 mars 2014 (COSOME)- Le taux d’abandons scolaires dans les écoles de la direction provinciale de Ruyigi reste élevé pour diverses raisons, dont celles liées aux grossesses non désirées ou encore la pauvreté des ménages, a indiqué au reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), Guillaume Kwizera, le directeur provincial de l’enseignement à Ruyigi.

A la rentrée scolaire 2013-2014, l’effectif total des élèves inscrits était de 99.409 élèves, soit 107 apprenants inscrits dans 7 Centres d’Enseignement des Métiers, 17.486 élèves inscrits dans 47 écoles secondaires et 81.816 élèves dans 226 écoles primaires.

Au début du second trimestre de cette année scolaire, on enregistre 4.914 abandons dont 4.669 dans les écoles primaires.

Certaines causes d’abandons relevées sont surtout la pauvreté qui pousse les enfants à abandonner l’école pour aller à la recherche du travail dans les ménages, dans les champs de riz et de tabac en République Unie de la Tanzanie voisine, les cas de maladie et de grossesses précoces.

Le directeur provincial de l’enseignement a fait remarquer que comparativement à l’année scolaire 2012-2013, les cas de grossesses en milieu scolaire ont diminué puisqu’on a à ce jour enregistré 19 cas, dont 5 au secondaire.

La même source a fait savoir que ces chiffres ont baissé grâce à la création de « clubs stop SIDA » dans toutes les écoles secondaires et la création de « centres de santé ami des jeunes ».

Ces derniers sont déjà fonctionnels dans trois communes à savoir : Butaganzwa, Nyabitsinda et Ruyigi, en zone Rusengo.

En collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), les jeunes y sont accueillis tous les jours de 14 heures à 17 heures et ils sont informés en matière de sexualité et de santé reproductive.

N.I.

Libération conditionnelle pour 51 détenus de la catégorie des condamnés en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 3 février 2014 (COSOME)- Le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Pascal BARANDAGIYE, a rehaussé de sa présence, vendredi dernier, les cérémonies de libération conditionnelle de 51 prisonniers de la catégorie des condamnés, dont six femmes qui ont purgé le quart de leurs peines et ont fait preuve d’une « bonne conduite », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring élecroral, de source judiciaire.

Ces 51 libérés conditionnels de la prison de GITEGA constituent un quart des libérés conditionnels au niveau national qui s’élèvent à 205, a précisé le ministre de la justice lors de ces cérémonies qui se sont déroulées dans les enceintes de cette prison.

La majorité de ces libérés sont originaires des provinces de GITEGA et KARUSI et la plupart d’entre eux étaient accusés de vol ou encore de meurtre.

La libération conditionnelle des 154 autres prisonniers va se poursuivre dans les autres prisons du pays, selon la même source.

La prison de GITEGA souffre d’un surpeuplement étant donné que sa capacité d’accueil de départ était de 400 places et compte actuellement plus du double, soit 985 après le départ de ces libérés conditionnels.
Les détenus préventifs sont plus nombreux, avec un taux de 55% par rapport aux condamnés, a signalé la directrice de la prison centrale de GITEGA, Jeanine NIBIZI.

Cette situation serait en grande partie due à la lenteur observée dans le transfert des dossiers des détenus préventifs provenant des provinces de CANKUZO, RUYIGI et RUTANA des parquets de base vers la cour d’appel de GITEGA.

Les prévenus qui ont interjeté appel sont ainsi obligés de passer une longue période dans cette situation de détention préventive.

Au 27 février 2014, la situation carcérale de la prison de GITEGA faisait état de 536 prévenus adultes (500 hommes et garçons, 36 femmes et filles), 433 condamnés adultes (403 hommes et garçons et 30 femmes et filles), 11mineurs prévenus (7garçons et 4 filles), 18 garçons mineurs condamnés et huit nourrissons.

Les autorités provinciales ont mis en garde contre toute tentative de récidivisme déjà constatée chez nombre de leurs prédécesseurs qui ont regagné la prison quelques jours après la libération.

Quant aux mineurs en conflit avec la loi, le ministre de la justice a indiqué qu’ils allaient être placés dans des centres de rééducation en cours de construction à RUMONGE, plus au sud du pays.

C. B.

3 tués et 2 blessés dans une attaque armée sur une position militaire de la réserve naturelle de la Rukoko

Bubanza(Nord-ouest du Burundi)- Au moins trois personnes ont été tuées et deux autres blessées dans une attaque armée de la nuit de dimanche à lundi contre une position militaire de Rukoko, une réserve naturelle des environs de Bubanza, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire.

Les trois tués seraient tous des « assaillants », tandis que les blessés seraient des soldats gouvernementaux, d’après le porte-parole de la force de défense nationale(FDN) et des anciens combattants, le colonel Gaspard Baratuza.

D’autres sources indépendantes sur place ont indiqué que les affrontements ont débuté vers 18 heures de la soirée de dimanche et auraient pris fin tard dans la nuit.

Les mêmes sources soutiennent que les assaillants seraient venus de l’autre côté de la frontière avec la république démocratique du Congo (RDC) et c’est de ce côté
qu’ils se sont repliés, d’après toujours le porté parole des forces de défense
nationales du Burundi.

Parmi les tuées, figurerait Ngendakuriyo Innocent, connu sous le sobriquet de « Nzarabu » et qui avait été cité dans le massacre de Gatumba, à la périphérie ouest de Bujumbura où une quarantaine d’individus avaient laissé la vie dans une attaque armée contre un débit de boisson du coin.

Le principal exécutant présumé s’était évadé, l’année dernière, de la prison centrale de Rumonge, dans le sud du pays.

On rappelle que c’est la 2ème attaque sur des positions militaires de cette forêt de la Rukoko depuis le début de cette année 2014.

A.Nk

Libération conditionnelle de 27 détenus de la prison centrale de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 3 mars 2014 (COSOME)- Quelques 27 détenus de la maison d’arrêt de Rutana, qui avaient purgé le quart de leurs peines et qui se sont bien comportés, ont obtenu ce samedi, le 1er mars 2014, une libération conditionnelle suite à une ordonnance ministérielle, a- t- on appris de sources pénitentiaires sur place.

Selon le directeur de la prison centrale de Rutana, Pascal Rurakobeje, aucune femme ne figure sur la liste de ces élargissements.

Cependant, huit autres détenus qui étaient dans les mêmes conditions n’ont pas été élargis suite aux différents forfaits commis et qui n’ont pas été concernés par cette mesure du ministre de la Justice.

C’est, entre autre, le viol, la détention illégale des armes, les assassinats, les cas de récidive.

Ce responsable de la maison carcérale de Rutana a invité les détenus libérés à adopter un comportement exemplaire dans la société, au risque de retourner en prison et cette fois- là sans espoir de bénéficier ce privilège.

Rappelons que la maison pénitentiaire de Rutana, qui a une capacité d’accueil de 250 personnes, abritait jusque-là 279 détenus, dont 13 femmes et 3 nourrissons, et 10 mineurs parmi lesquelles 2 filles ainsi qu’un étranger d’origine rwandaise.

R.G.

Trois personnes tuées dans des circonstances diverses en province de Kirundo

Mme Antoinette Mbonimpa, la première victime a été étranglée de nuit, à son domicile, par des malfaiteurs, précise Fréderic Hakizima, administrateur communal.

La seconde victime faisait partie du groupe d’assaillants et a été tuée par des voisins immédiats de feu Mme Mbonimpa qui venaient secourir cette dernière, ajoute l’administrateur communal, dénonçant au passage, la mauvaise habitude de la population de se rendre justice.

Le malfrat a été battu jusqu’à ce que la mort s’en suive, indique-t-on de même source.

François Murengerantwari, la troisième victime, a été tué par balle sur la colline Buhimba, en commune de Busoni, par des gens non encore identifiés, déclare-t-on de source policière.

Selon la police, les criminels se seraient repliés vers la commune de Gitobe, frontalière avec celle de Busoni, en emportant sur eux le téléphone portable de la victime.

La police, épaulée par l’administration, affirme que des enquêtes sont déjà enclenchées pour déterminer les coupables.

Ce cas porte à cinq, le nombre de personnes tuées en l’espace de deux mois. Deux autres personnes avaient été tuées au cours du mois de janvier dernier en province de Kirundo, rappelle-t-on.

JCN

Regain de l’intolérance politique en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 01 Mars 2014 (COSOME)- La permanence du mouvement pour la solidarité et le développement (MSD, opposition) a été incendiée à l’aide de l’essence par des personnes non encore clairement identifiées, dans la nuit de vendredi à samedi, sur la colline de Gatete, en commune de Rumonge, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Diomède Ndayirukiye, le représentant du MSD dans la région, des documents et autres insignes du parti ont été endommagés dans l’incendie.

La même source a précisé que les malfaiteurs ont encore profané les lieux à l’aide d’une croix venant d’un cimetière.

L’administrateur de la commune de Rumonge, Gérard Ndikumana, a mis en place une commission composée de différents membres de partis politiques représentés dans sa circonscription, d’élus locaux ainsi que la police pour mener des enquêtes sur cet incendie et établir les responsabilités.

L’administrateur a indiqué, au passage, que la cohabitation était, de manière générale, bonne entre les membres des différents partis politiques dans la commune de Rumonge.

Signalons qu’il y a une semaine, deux drapeaux du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) ont été volés sur la colline voisine de Busebwa, toujours en commune de Rumonge.

Certains analystes de la vie politique en commune de Rumonge indiquent que l’intolérance politique serait à la cause de cette situation de vol de drapeaux partisans, de même que l’incendie qui a frappé la permanence du MSD.

Les mêmes analystes demandent aux responsables des partis politiques de promouvoir la tolérance politique à l’approche des élections générales de 2015.

F.NZ.

La COSOME renforce les capacités des femmes leaders appelées à sensibiliser les autres à élire et se faire élire

foto_famille-2.jpgBujumbura, le 27 février 2014(COSOME)- Une quarantaine de femmes leaders des partis politiques, des organisations de la société civile et des confessions religieuses ont pris part, mercredi, à un atelier destiné au renforcement de leurs capacités à sensibiliser leurs consoeurs à élire et se faire élire dans un pays où la participation de la femme reste en dessous de la moyenne.

A l’ouverture de l’atelier, la présidente de la COSOME, Mme Justine Nkurunziza, a surtout insisté sur la « paradoxe » qui fait que les femmes représentent plus de 52% de la population burundaise mais ne parviennent pas aujourd’hui encore à hisser une femme au plus haut niveau des responsabilités électives.
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Poursuivant sur la même lancée, la présidente de la COSOME a encore fait remarquer que dans l’état actuel des choses, force est de constater que la femme burundaise reste confinée dans le statut peu flatteur de « machine à voter », et quand il s’agit de participer aux institutions étatiques, rares sont les fois où elles dépassent les quotas fixes de 30% de postes de responsabilités à tous les niveaux du pouvoir, comme le prévoit l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale ainsi que la constitution nationale du moment qui en émane.
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Certaines études montrent néanmoins que ces quotas ne sont pas toujours et partout respectés, comme au niveau de l’administration territoriale et dans d’autres entités administratives à la base, telles que les conseils communaux, les conseils collinaires ou encore les conseils de quartiers.

Les administrations étatiques et paraétatiques ne regorgent pas non plus de femmes et à ce niveau aussi, l’équité manque malgré une volonté politique maintes fois affirmées et de beaux textes sur la politique nationale de genre.

Il apparaît clair que les femmes leaders doivent aller au-delà des quottas qui leur sont « généreusement » octroyés pour s’engager d’avantage dans la bataille électorale par une sensibilisation plus accrue et soutenue de leurs consœurs du milieu rural pour ne pas seulement servir à élire, mais bien plus, à se faire élire.

La femme est le plier du développement, cela veut encore dire qu’elle doit être aux affaires pour gérer, contrôler et jouir des richesses nationales au même titre que l’homme.

C’est dans ce cadre que la Coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), nantie de la mission de renforcer les capacités techniques et institutionnelles, de promouvoir la culture de la paix et de la démocratie par l’éducation et l’encadrement civiques et électoraux au Burundi, a décidé de commanditer un manuel de sensibilisation des femmes à élire et se faire élire, a-t-elle précisé.

Le manuel apporte un début de réponses à certaines interrogations comme celles de savoir pourquoi les femmes élisent beaucoup plus qu’elles ne se font élire au Burundi ?

Pourquoi ne profitent-elles pas de la supériorité numérique pour propulser l’une des leurs aux plus hautes fonctions étatiques ?

Pourquoi ailleurs dans le monde, à commencer par la sous-région, la participation de la femme va au-delà de la simple parité, comme au Rwanda voisin ?

La présidente de la COSOME a terminé par des remerciements l’endroit de l’organisation américaine d’appui à la démocratie, National Endowment for Democracy(NED) qui a appuyé l’activité et dont le partenariat avec la COSOME dure depuis un certain nombre d’années.

Renforcement des capacités des acteurs locaux en matière de décentralisation dans la province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 26 février 2014 (COSOME)- Des acteurs locaux constitués par le personnel communal des services déconcentrés des onze communes de la province de Gitega ont démarré lundi, la première session de formation de huit jours qui s’inscrit dans une série d’autres formations qui seront tenues à travers tout le pays dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs locaux de la décentralisation.

Organisé par le Centre National de Formation des Acteurs Locaux « CNFAL » du ministère du Développement Communal, cette série de formations vise l’amélioration des performances des acteurs locaux et par conséquent l’efficacité du service public local, a indiqué le conseiller économique du gouverneur de Gitega, Alexis Nininahazwe lors du discours d’ouverture des travaux.

Le résultat attendu étant que les acteurs locaux puissent améliorer leurs prestations habituelles et partant les performances communales, a-t-il ajouté.

Un bon nombre de communes de cette province qui avaient eu 80% et plus lors des évaluations de leurs performances de 2012 et 2013 pourront ainsi améliorer leurs performances de même que celles qui avaient eu de faibles résultats.

Trois modules seront développés lors cette formation à savoir : les enjeux de la décentralisation et du service public local, la tutelle de l’Etat sur la commune et le développement de la démocratie locale.

Les participants à la session apprécient l’organisation de cette formation qui constitue un cadre de perfectionnement et partant d’augmentation de leur rendement professionnel.

C. B.

Recrudescence des cas d’intolérance politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 26 février 2014 (COSOME)- Six drapeaux, dont cinq du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition) ont été volés et un autre de l’Union pour le progrès national (UPRONA, institutionnel), a été réduit en lambeaux par des gens non encore identifiés au chef lieu de la commune de Bugabira, province de Kirundo, dans la seule nuit de lundi à mardi, a appris sur place de source proche des concernés, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La présidente de la fédération provinciale du FRODEBU à Kirundo, Mme Jeanine Bigwabari et Dénis Haringanji, responsable communal du parti UPRONA à Bugabira, accusent des militants du parti au pouvoir d’être les auteurs de la disparition des couleurs de leurs formations politiques.
Le responsable du conseil national pour la défense de la démocratie/ Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) à Bugabira, Cyprien Nyabenda, a cependant rejeté catégoriquement les accusations formulées contre son parti.

« Je ne vois pas de raisons qui pousseraient mes compagnons politiques à voler les drapeaux des autres partis politiques », a-t-il dit.
L’administrateur de la commune de Bugabira, Consolate Nduwimana, ne veut rien commenter sur cette situation d’intolérance politique.
Le vol des couleurs des partis politiques est devenu monnaie courante en commune de Bugabira ces derniers temps.

Il y a deux semaines, un drapeau du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) avait été volé sur la colline de Gaturanda, rappelle-t-on.

JCN

Un dirigeant de l’UPRONA incarcéré en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 25 février 2014 (COSOME)- André Ndikumana, membre du comité central du parti de l’unité pour le progrès national (UPRONA, opposition parlementaire), en province de Rutana, est incarcéré depuis vendredi de la semaine passée, au cachot du poste de police de Bukemba pour des mobiles « politiques », a- t- on appris de sources policières locales.

Ce professeur au lycée communal de Rubirizi, en commune de Bukemba, est accusé d’avoir commandité le vol du drapeau du conseil national de défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) qui était implanté tout prêt du chef- lieu de la commune de Bukemba et ainsi que douze planches destinées à la construction de la permanence communale de ce parti présidentiel.

L’accusé nie catégoriquement les faits et affirme plutôt qu’il s’agit d’un montage pur et simple du CNDD/ FDD pour le discréditer.

Le lendemain, on a encore trouvé sur le lieu du vol une carte d’identité d’un certain Oscar Nduwimana, lui aussi membre du parti UPRONA.

Ce dernier a déclaré que ce jour- là, il se trouvait à Gitega dans les cérémonies funéraires de son père.

Il a ajouté que cela faisait dix jours qu’il a été victime d’un cambriolage à son domicile d’un sac de haricots jaunes de 70 kilogrammes ainsi que de sa carte d’identité.
Lui aussi, pour le moment, est emprisonné dans ces cachots policiers de Bukemba pour des raisons d’enquête.

Signalons que dans toute la province de Rutana, des cas de vol de drapeaux de partis politiques n’étaient signalés nulle part depuis longtemps et les différentes formations politiques actives dans cette circonscription cohabitaient, jusqu’à présent, pacifiquement.

R.G.