Les femmes de la province de Cankuzo appelées à une plus grande participation politique

Cankuzo, (Est du Burundi), le 10 mars 2014 (COSOME)- La responsable du Forum provincial des femmes en province de Cankuzo, Mme Marcelline Nijimbere, a exhorté ce samedi 8 mars 2014, les femmes de la province de Cankuzo à participer plus massivement aux prochaines élections de 2015 pour accéder aux organes de prise de décision.

C’était à l’ occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme qui a été célébrée dans toutes les communes de Cankuzo.

Mme Régine Bukoko, représentante du Réseau Femme et Paix dans cette province de Cankuzo et 2ème secrétaire de l’ Union pour le progrès national(UPRONA) dans la même province fait savoir que cet appel a été lancé au moment où les femmes de la province de Cankuzo ont une représentation de moins de 10% dans les organes de prise de décision.

La représentante du Réseau Femme et Paix à Cankuzo fait savoir que cette journée internationale de la femme a été une occasion pour les femmes leaders des organisations de la société civile et des formations politiques pour informer et sensibiliser les femmes de Cankuzo sur la nécessité d’ adhérer aux formations politiques et se préparer pour se faire élire et élire au cours des prochaines élections de 2015.

Cette province de Cankuzo totalise deux administrateurs communaux sur cinq, soit une représentation de 40% tandis que les effectifs des conseillères communales varient de deux à cinq, sur les 15 membres que comptent les conseils communaux, soit une représentation de moins de 20% des femmes.

Les leaders des femmes de Cankuzo ont donc l’ambition de conjuguer leurs efforts pour décrocher une représentation d’au moins 50% dans les organes de prise de décision au cours des élections de 2015, a conclu Mme Bukoko.

Pour rappel, l’intégration de la femme burundaise dans les sphères de prise de décision se base sur plusieurs textes de référence qui reconnaissent le droit de toute personne, sans aucune discrimination, à la participation à la vie publique de son pays.

Il s’agit des textes et dispositifs internationaux dont les plus pertinents sont entre autre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Résolution 1325, le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes et la Déclaration Solennelle sur l’égalité des sexes en Afrique.

Au niveau national, la référence est faite entre autre à la Constitution en ses articles 13,19 et 22 et au code électoral.

Tous ces textes déclarent traiter la femme et l’homme sur le même pied d’égalité.

Par ailleurs, à travers la Constitution, le législateur protège la femme en instituant un quota minimum de 30% de femmes dans les postes de responsabilité et s’engage à promouvoir l’équilibre entre les genres.

ond

Libération conditionnelle de 15 détenus de la prison centrale de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 10 mars 2014(COSOME)- Une quinzaine de détenus de la prison centrale de Muyinga ont bénéficié, dernièrement, d’une libération conditionnelle pour « bonne conduite », a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les bénéficiaires des élargissements sont des femmes et des hommes qui avaient déjà purgé le quart de leurs peines et ont fait preuve de bonne conduite, selon la même source.

La majorité d’entre eux sont originaires des provinces de Muyinga, Kirundo et Karusi et beaucoup d’entre eux étaient accusés de délits mineurs comme le vol et l’escroquerie.

Le directeur de la prison centrale de Muyinga, Grégoire Nimpagaritse, accompagné par les autorités judiciaires et provinciales, a mis en garde les libérés qui se conduiraient mal ou récidiveraient dans la nouvelle vie.

Il a parlé de pas mal de cas de leurs prédécesseurs qui ont été réincarcérés quelques jours après leurs libérations suite aux nouvelles infractions commises dans l’entourage.

Les libérés, quant à eux, ont demandé un accompagnement matériel comme les vivres pour mieux se réintégrer en famille.

Ils ont reçu l’ordre de se présenter devant l’officier de la police judiciaire dans leur commune d’origine chaque semaine pour vérifier qu’ils se conduisent bien dans leurs localités respectives.

L’établissement pénitentiaire de Muyinga, qui a la capacité d’accueil de 350 prisonniers, en abrite aujourd’hui plus de 400

E.ND

Célébration de la journée mondiale de la femme à Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 10 mars 2014(COSOME)- La commune de Gasorwe, en province de Muyinga, a abrité les festivités nationales de la journée internationale de la femme sous le thème général de «la non discrimination des femmes et des filles qui est le seul chemin vers le développement intégral », a appris sur place, des organisateurs, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les femmes rencontrées en Commune Gasorwe se sont dit satisfaites du nouveau code pénal qui renforce la répression des violences sexuelles, des violences domestiques et du harcèlement sexuel ainsi que le code interdisant la polygamie et le concubinage.
L’autre motif de satisfaction est que la constitution prévoit un minimum de 30% des femmes au sein du Gouvernement et les autres institutions du pays.

Des lacunes ne manquent pas non plus comme le fait que la femme n’a pas encore le droit d’hériter d’une terre de ses parents.

Cette situation est renforcée par le vide juridique dans le domaine de succession, des régimes matrimoniaux et des libéralités alors que depuis 2004, un projet de loi y relatif existe.

Les cérémonies de ce samedi ont été rehaussées par la présence du représentant du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, certains des Ambassadeurs accrédités au Burundi, ainsi que les femmes membres du Gouvernement burundais.

E.ND

Vote d’une nouvelle loi en faveur des personnes handicapées au Burundi

Bujumbura, le 8 mars 2014 (COSOME) – Les députés de l’assemblée nationale ont voté, jeudi, à l’unanimité en faveur d’un projet de loi gouvernemental portant ratification par la République du Burundi de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif, apprend-on de source parlementaire à Bujumbura.

Le Burundi était signataire de la convention depuis 2007 mais ne l’avait pas encore ratifiée à ce jour.

Le sénat doit à son tour analyser et adopter le projet avant sa promulgation par le chef de l’Etat pour avoir une force de loi applicable dans toutes ses dispositions, conformément aux pratiques législatives du pays.

Une fois promulguée, la nouvelle loi va servir de base pour mieux promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance des droits des personnes handicapées, selon la ministre burundaise de la solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, Mme Clotilde Niragira, qui est allée défendre le projet devant la chambre basse du parlement national.

Les pouvoirs publics doivent encore arrêter des mesures concrètes d’accompagnement, à commencer par une enquête sur le les effectifs réels des personnes handicapées, pour le moment mal connus au Burundi, s’ils veulent réellement aider en connaissance de cause cette catégorie sociale défavorisée, estime-on du côté de la principale association des personnes handicapées du Burundi(APHB), non sans néanmoins une certaine satisfaction pour ce premier pas qui vient d’être franchi au niveau des textes de lois.

L’autre préoccupation majeure des handicapées du Burundi est qu’ils ont de la peine à accéder aux services administratifs dans l’état actuel de la plus part d’infrastructures publiques en hauteur, sans aménagements particuliers pour les personnes physiquement diminuées.

Les mêmes difficultés d’accessibilité s’observent au niveau des transports en commun où, au Burundi, même les bien portants ont de la peine à trouver où s’asseoir confortablement dans le bus public ou privé, de l’avis général des usagers.

Sur le plan socio-économique, le handicap au Burundi appauvrit, donne lieu à de l’exclusion, de la discrimination, de la stigmatisation, au point où certaines familles en arrivent à enfermer à vie des personnes handicapées, déplore-ton dans les milieux des sociologues à Bujumbura.

Sur le plan politique, les handicapés du Burundi se plaignent encore du fait qu’elles constituent la dernière minorité qui n’ait pas le droit d’être coptée, contrairement aux femmes ou aux « Batwa » (pygmées) du pays auxquels la constitution reconnaît une représentation automatique d’au moins 30% dans les postes électifs.

Une cinquantaine de groupes de bandits armés démantelés

Au total, 56 fusils de différents calibres, 685 grenades et 485 munitions ont été ainsi saisis sur des individus qui les utilisaient au règlement de comptes ou encore aux vols à main armée, selon le compte rendu du porte-parole de la présidence de la république, Léonidas Hatungimana, citant les conclusions d’une réunion trimestrielle des hauts responsables administratifs, sécuritaires et judiciaires avec le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza.

D’autres « bons citoyens » se sont débarrassés volontairement de 77 armes légères et de petit calibre, 56 grenades et 9.000 munitions, cette fois, dans le cadre du programme national de désarmement des civils.
Les années passées de guerre civile au Burundi ont servi de prétexte à de nombreux citoyens pour s’armer en vue de leur autodéfense face à l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat.

Par ailleurs, des opérations coup de poing ont été menées dans les milieux d’ étrangers en situation irrégulière de séjour au Burundi, d’après la même source qui a fait état de 112 « sans papiers » qui ont été refoulés vers les pays d’origine, principalement le Rwanda voisin, toujours au cours de ces trois derniers mois.

Les pouvoirs publics ont encore sévi contre la culture, la consommation et la vente des stupéfiants, a encore rendu compte le porte-parole de la présidence de la république, en parlant d’au moins 3.000 plants de chanvre qui ont été déracinés et détruits ainsi que de 361 kilos et 1.120 boules de drogue qui ont été saisis.

De manière globale, les hautes autorités politiques et sécuritaires ont trouvé que la situation sécuritaire était « globalement bonne » à l’intérieur comme aux frontières du pays, hormis les cas de règlement de comptes, de vols à main armée, d’appels à la subversion, de sorcellerie.

La réunion n’a toutefois pas évoqué de récentes attaques armées qui ont été revendiquées par un mouvement rebelle aux contours encore obscures contre des positions militaires de la Rukoko, une réserve naturelle de la périphérie nord-ouest de Bujumbura, la capitale du Burundi.

Lors de la dernière attaque du 2 mars 2014, les assaillants avaient revendiqué sept militaires gouvernementaux tués avant le démenti du porte-parole de la force de défense nationale de des anciens combattants, le colonel Gaspard Baratuza, qui a réduit le bilan des dégâts humains dans les rangs à deux blessés du côté de l’armée régulière et trois tués du côté des « rebelles » autoproclamés qui seraient basés de l’autre côté de la frontière avec la République démocratique du Congo(RDC).

La BAD satisfaite du bilan des investissements en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 7mars 2014(COSOME)- Les administrateurs de la banque africaine de développement (BAD), en mission au Burundi, ont apprécié les réalisations du projet d’appui aux infrastructures rurales de Bugesera (PAIRB), en province de Kirundo, qui sont exécutées avec le financement de ladite institution financière panafricaine, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Ce constat a été fait mercredi sur terrain par la même délégation qui voudrait se rendre compte des réalisations déjà faites par le PAIRB.

Le chef de la délégation, Mohamed Rafique Justo Mohamed, administrateur de la BAD de la circonscription Angola, Mozambique, Namibie et Zimbabwe, s’est dit satisfait de la manière dont les financements mis à la disposition du PAIRB ont été utilisés, affirmant au passage que la BAD continuera à financer d’autres projets pour le Burundi.

Les membres de la délégation ont, entre autre, visité deux éleveurs « progressistes » de la colline de Kigarama, le marais de Rugamura qui a été aménagé avec le financement de la BAD, la route nationale numéro 14(RN14) reliant le chef-lieu de la province de Kirundo au Rwanda et les bureaux de l’immigration de Nemba-Gasenyi communs au Burundi et au Rwanda.

Concernant le volet pastoral, le PAIRB a déjà donné plus de 800 vaches de race améliorée aux éleveurs dans le cadre du repeuplement du cheptel pour la lutte contre la pauvreté, a indiqué le responsable du PAIRB.

Plus de 200 veaux ont été en outre donnés aux autres éleveurs par les premiers acquéreurs dans le cadre de la chaine de solidarité, indique-t-on de même source.

Le marais de Rugamura, en commune de Kirundo, aménagé avec les fonds de la BAD, a été également visité.

Un riziculteur rencontré sur place, apprécie le travail déjà fait car la production rizicole sera triplée avec l’aménagement de ce marais.

Rappelons que la BAD intervient également au Burundi dans les secteurs énergétique et routier.

JC NZ.

Deux blessés dans une attaque d’individus armés en province de Mwaro

Mwaro (Centre-ouest du Burundi), le 5 mars 2014 (COSOME)- Deux personnes ont été grièvement blessées dans la nuit du 1er au 2mars 2014 suite à une attaque d’individus armés de grenades et de machettes contre des ménages de commerçants de la colline de Kiga, en commune de Rusaka, de la province de Mwaro, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME) de source administrative locale.

D’après le chef de zone de Makamba, de la commune de Rusaka, Mpawenayo Athanase, les assaillants étaient armés de machettes et de grenades.

L’un des commerçants, Nestor Mnirambona, a été grièvement blessé au pied par des éclats de grenade qui a été lancée à travers la fenêtre da la victime.
L’autre commerçant a été blessé à coup de machettes au niveau des jambes et les victimes ont été transportées à l’hôpital de Fota, en commune de Ndava, pour des soins.

Au cours de cette attaque, plusieurs marchandises ont été volées, comme des sacs de riz, de haricot, de sel, des postes de radio, des téléphones mobiles ou encore des caisses de bière pour une valeur globale de l’ordre de 3 millions de francs burundais, selon toujours le chef de zone Makamba.
Les premiers éléments d’enquête indiquent que les bandits se sont repliés vers la commune de Ndava après le forfait.

Des documents d’une moto de l’un des commerçants ont en effet été retrouvés le lendemain sur la colline de Ngorore, de la commune de Ndava.

D’autres indices sont des grains de riz qui étaient visibles sur le chemin de retour des bandit ainsi que des traces de sang, étant donné que les commerçants avaient aussi blessé certains de ces bandits lorsqu’ils essayaient de se défendre.

Le chef de la zone de Makamba a exhorté la population à rester vigilante et demandé aux forces de l’ordre d’augmenter le nombre de policiers dans cette zone qui compte 12 collines avec seulement 5 policiers.

S’agissant des enquêtes plus poussées, 11 personnes sont entre les mains de la police depuis le 2 Mars 2014 et la majorité sont des Batwa (Pygmées) de la colline de Rango, en commune de Ndava, indique-t-on de source policière.

J.H.

Les gouverneurs appelés à sévir contre l’insubordination civile

Gitega(Centre du Burundi), le 5 mars 2014 (COSOME)- Le Président de la République du BURUNDI, Pierre NKURUNZIZA, a rencontré mardi, au chef-lieu de la province de GITEGA, les gouverneurs des différentes provinces du pays pour échanger sur la situation sécuritaire, politique et socioéconomique du pays, évaluer le bilan des réalisations de 2013 et adopter ensemble les perspectives pour 2014, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La réunion a été tenue à huis clos mais à sa fin, le Porte parole du Président de la République, Léonidas HATUNGIMANA, a présenté un communiqué de presse.

Au sujet de la situation sécuritaire, le constat dégagé est que la sécurité est globalement bonne, nonobstant des cas de tueries, surtout contre des personnes âgées pour des mobiles liés aux conflits fonciers, a souligné HATUNGIMANA.

Les gouverneurs des provinces ont fait remarquer qu’il y a aussi une présence des étrangers irréguliers qui se font encore remarquer.

Le Président de la République a invité ces autorités provinciales à un contrôle plus sérieux du mouvement des populations.

Quant à la situation politique, les gouverneurs des provinces ont signalé qu’il ya une fièvre politique relative aux prochaines échéances électorales qui incite à une tendance d’insubordination civile vis-à-vis de l’autorité.

Le Chef de l’Etat a demandé aux gouverneurs des provinces de veiller à l’application de la loi et à la communication médiatique de la vérité pour juguler les mensonges.

Les gouverneurs de provinces ont également soulevé des situations spécifiques, notamment des changements climatiques qui ont été caractérisés par des pluies diluviennes, du vent violent, de la grêle et des glissements de terrains.

Le Président de la République a interpellé les gouverneurs à doubler d’ardeur dans la protection de l’environnement.

Pour ce qui concerne les activités de développement socio-économique, ces autorités ont exprimé des besoins en matériaux de construction ou de reconstruction des écoles et des villages.

Certaines infrastructures détruites par les intempéries nécessitent une réhabilitation urgente.

Le chef de l’Etat a fait savoir que la distribution est en cours et que d’autres matériaux sont en commande.

Quant au bilan des réalisations de développement de 2013 basées sur les initiatives locales de la population, le Président de la République a indiqué que toutes les provinces ont bien travaillé, ajoutant que les provinces de NGOZI et GITEGA viennent en tête du moment où les deux totalisent 30% des réalisations nationales.

Le Président NKURUNZIZA leur a ainsi demandé de redoubler d’efforts et de s’auto-évaluer régulièrement.

C. B.

Appel aux jeunes des partis politiques à plus de « responsabilité citoyenne » en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 5 mars 2014 (COSOME)- Les jeunes affiliés aux partis politiques en province Kirundo ont été invités, le weekend dernier, au respect des valeurs démocratiques, à la liberté d’expression et la dignité humaine, a appris sur place le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Cet appel a été lancé le jeudi et vendredi de la semaine dernière au cours d’un atelier de sensibilisation des jeunes militants des partis politiques aux respects des valeurs démocratiques, organisé par l’association « Initiative et changement- Tugendere ubuntu ».

Selon le Pr Elias Sentamba, appartenir à une formation politique est un droit de tout un chacun.

«Toutefois, les jeunes militants des partis politiques doivent scrupuleusement respecter les valeurs démocratiques, la liberté d’expression pour autrui et la dignité humaine », a-t-il clarifié.

Insistant toujours sur les bonnes pratiques qui doivent guider au quotidien les jeunes membres des partis politiques, le Pr Sentamba a rappelé que « la responsabilité pénale est individuelle ».

Pour le Pr Adolphe Sururu, deuxième consultant du jour, les jeunes militants des partis politiques doivent en tout lieu adopter « un comportement positif, un langage non violent », pour favoriser un climat de confiance mutuelle.

Les deux consultants conseillent aux jeunes de rester sur leur garde et se rappeler toujours que chacun sera comptable des actes qu’il aura posés, ont-ils indiqué.

Ils ont, en outre, mis en garde les responsables des partis politiques contre les dérapages éventuels pouvant être occasionnés par les mouvements des jeunes affiliés à leurs formations.

La province de Kirundo figure parmi celles où des cas de confrontation physique entre des jeunes d’obédiences politiques différentes sont fréquents en ce moment où le Burundi s’apprête à aller aux urnes.

JCN

Un trafic de mineurs signalé entre le Burundi et le Rwanda depuis la province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 4 mars 2014(COSOME)- Un trafic de mineurs a été signalé ces derniers jours à partir du chef lieu de la province de Cibitoke, en commune Rugombo, vers le Rwanda voisin, a appris sur place, de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Des informations qui circulent dans la région, depuis le 2 mars 2014, font étant de près d’une dizaine de jeunes garçons d’un âge compris entre 11ans et 15ans, qui seraient enlevés et détournés de leurs familles, à destination du Rwanda, selon les parents de ces enfants.

Du côté des forces de l’ordre, le commandant de la police judiciaire (PJ) à Cibitoke, 0PC2 Célestin Bafatiraho, a confirmé ces informations.

Le commissaire Bafatiraho nous a aussi révélé trois noms de ceux qui aurait déjà franchi la frontière Ruhwa, entre le Burundi et le Rwanda.

Il s’agit notamment de, Steven Iradukunda, âgé de 13 ans, fils de Masumbuko, résidant à 7ème transversale Cibitoke, en commune de Rugombo, Janvier Hakizimana, 14ans, fils d’Emmanuel Maherezo, résidant dans la même localité que le précédent.

Le troisième enfant qui est parti le 2 mars 2014 est Bienvenu Niyodusenga, petit fils d’une dénommée Séraphine Niyonsaba, qui habite également à la 7ème transversale de Cibitoke, commune Rugombo, selon les propos du commissaire.

Ceux qui allaient encore partir, n’eût été l’intervention de la P.J de Cibitoke qui a été renseigné par des parents, sont du chef-lieu de la province, et sont au nombre de quatre, dont le petit fils d’un dénommé Tubirabe, un dénommé Blaise Nikiza, il est âgé de 12 ans.

Il y a aussi le nommé Thiery Hatungimana, 11 ans, fils de Gaspard Nduwimana, tandis que le 3ème est Martin Tuyishemeze, 12 ans, fils de Joseph Ndayambaje.

Le 4ème enfant qui allait partir au Rwanda, c’est le nommé Pascal Nkurunziza, un enfant de la rue, originaire de la province Ngozi. Il aurait affirmé à l’OPJ qu’il a déjà vu de ses yeux une femme de taille élancée, rwandaise à travers son langage, mais il nie connaître ni son nom ni son adresse exacte.

Ce dernier est toujours dans les mains de la police bien que les trois autres ont été remis à leurs parents dimanche le 02 même, après interrogatoire, a-t-on appris du commissaire Bafatiraho.

Pour ce qu’ils allaient faire au Rwanda, nous n’avons pas eu de réponse, de même que sur la question de savoir si le Rwanda ne serait pas seulement une escale vers d’autres destinations.

La police judiciaire promet de continuer ses enquêtes pour en savoir plus sur cette affaire de trafic humain transfrontalier.

Notons que le gros de ces enfants qui partent pour un endroit non encore connu, via le Rwanda, abandonnent l’école primaire.

L’on signale 2.631 cas d’abandons scolaires depuis le début de l’année scolaire en cours, dont 1.289 de sexe masculin et 1.342 cas de sexe féminin, d’après les données à la direction provinciale de l’éducation (DPE) à Cibitoke.

Placide Nkengurutse