Des Indices d’intolérance politique en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 17 mars 2014 (COSOME)- Deux drapeaux du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie(MSD) ont déjà été volés à moins de deux semaines dans les communes Cankuzo et Kigamba de la province de Cankuzo(Est du Burundi).Il s’ agirait des actes de sabotage relevant de l’ intolérance politique qui sont perpétrés par les adversaires politiques de ce parti comme l’ indique , le vice- président de ce parti à Cankuzo M Méthode Biremba.
Ce leader du MSD à Cankuzo fait savoir que les deux drapeaux se trouvaient pourtant aux permanences de ce parti. Il demande que des enquêtes minutieuses soient menées pour identifier les auteurs de ces vols de drapeaux afin d’être puni conformément à la loi indépendamment de leur appartenance politique.

M Biremba demande par ailleurs aux responsables de l’administration de mettre fin à ces cas d’intolérance politiques qui se traduisent aussi par des intimidations dont sont victimes
certains leaders collinaires du MSD pour les empêcher d’encadrer les militants de leur formation politique. Il fait entre autres allusion aux encadreurs de ce parti de la colline Nyarutiti en commune de Cankuzo qui ne cessent d’être intimidés par les responsables de l’administration à la base
Des cas d’intimidations sont aussi signalés au niveau du Front pour la Défense de la Démocratie (SWAHWANYA – FRODEBU) comme l’ indique le Secrétaire Exécutif de ce parti à Cankuzo M Remuard Nkeshimana.Selon ce leader du parti Ndadaye, sa formation politique a déjà pris l’ option d’ appliquer la stratégie de porte- à porte qui consiste à trouver les militants à leur domicile au lieu de tenir des réunions publiques.
L’administrateur de la Commune Cankuzo M Hilaire Ndayikengurukiye interrogé à ce sujet fait savoir qu’il va mener des investigations pour vérifier toutes ces informations. Cette autorité administrative promet en outre qu’il va convoquer une réunion à l’ intention de tous les leaders des formations politiques pour débattre de ces questions en rapport avec l’environnement socio- politique dans cette commune.

Onésime NDAYIZEYE

Un membre influent de l’UPRONA fait état d’un attentat à la grenade à son domicile

Bujumbura, le 18 mars 2014(COSOME)- Un attentat à la grenade aurait été perpétré, dans la nuit de dimanche à lundi, au domicile de Gaston Sindimwo, l’actuel secrétaire général de l’unité pour le progrès national(UPRONA), faisant deux blessés légers, selon le concerné.

L’attentat aurait été perpétré au moment où le responsable politique de l’UPRONA rentrait chez lui peu avant minuit à Nyakabiga, un quartier résidentiel proche du centre-ville de Bujumbura, la capitale burundaise.

M.Sindimwo s’est sorti de l’affaire avec quelques égratignures, contrairement à son veilleur de nuit qui a été sérieusement touché par des éclats de grenade.

De l’avis des observateurs de la scène politique nationale, il s’agit là d’une escalade dans les divisions internes qui minent depuis des semaines l’ex-parti unique pour le leadership.

Le MSD appelle au calme en province de Mwaro

Mwaro(Centre-Ouest du Burundi), le 19 mars 2014(COSOME)- Le comité provincial du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) en province de Mwaro vient de sortir une déclaration face aux problèmes que connaît le parti ces derniers jours.

Dans cette déclaration, les signataires se disent « choqués » par ce qui s’est passé à la permanence nationale du parti en date du 8 Mars 2014.

Selon le secrétaire provincial du parti à Mwaro, Richard SIMBIZI, le MSD s’inscrit en faux contre tout ce qui peut priver les Burundais de leurs libertés politiques et civiles.

Le MSD privilégie la primauté de la loi et non les règles particulières, selon les mêmes sources.

La déclaration prend encore position en faveur la libération de tous les militants du MSD qui ont été incarcérés à la prison de MPIMBA et dans différents autres cachots.

Les signataires lancent un appel à la communauté internationale pour aider le pays à sortir de l’impasse politique.

La déclaration demande à la fin aux militants du MSD de rester sereins et prudents pour éviter des pièges.

On rappelle que les manifestations auxquelles avait appelé le MSD le 8 mars 2014 ont été suivies par des affrontements avec la police, faisant de nombreux blessés de part et d’autres et des arrestations de dizaines de militants du parti.

Deux policiers avaient également été séquestrés à la permanence du parti, ce qui a augmenté la tension avec la police.

J.H.

Satisfaction du conseil national de sécurité sur la gestion policière des manifestations du 8 mars 2014

Bujumbura, le 16 mars 2014 (COSOME)- Le conseil national de sécurité a sorti une déclaration dans laquelle il exprime sa satisfaction sur la gestion policière des manifestations de jeunes militants du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD) qui se sont soldées par plusieurs blessés de part et d’autres et de nombreuses arrestations.

La même déclaration a, par contre, fustigé le travail de certains médias qui auraient diffusé à l’occasion des informations « alarmistes », en citant nommément la radio publique africaine (RPA, indépendante) pour ses reportages en directs.

La déclaration a demandé au conseil national de la communication (CNC) de suivre de près le travail des médias.

La même déclaration a demandé au maire de la ville de Bujumbura d’encadrer le sport de masse en interdisant des chansons qui portent atteinte aux bonnes mœurs auxquelles se livrent les coureurs.

Toute fois, le conseil national de sécurité, le Général de Brigade, Ildephonse Habarurema, a exprimé la satisfaction en ce qui concerne le climat de paix et de sécurité qui règne dans le pays, hormis quelques cas de criminalité et de violences « isolées ».

Suspension des activités du MSD pour une durée de quatre mois

Bujumbura, le 16 mars 2014(COSOME)- Le mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) a été interdit d’activités pour les quatre mois quelque jours après ses manifestations qui ont été suivies d’échauffourées violents avec des éléments de la police nationale, apprend-on du ministère de l’intérieur.

Le président du parti, Alexis Sinduhije, est également sous la menace d’un mandat d’arrêt pour les mêmes raisons.

Le porte-parole du parti, Me François Nyamoya, s’est chargé de prendre acte de la décision ministérielle et demandé aux militants et sympathisants de garder le calme et la sérénité pour ne pas donner de prétexte pouvant aller jusqu’à prendre d’autres mesures plus contraignantes contre le parti.

Pour le porte-parole du MSD, le parti était « de toute façon déjà interdit d’activités étant donné que « nous ne pouvions pas organiser librement des manifestations ou tenir de simples réunions sans avoir affaire à des entraves administratives ».

Le président du MSD reste introuvable depuis les évènements violents du 8 mars dernier à la permanence du parti.

M.Sinduhije est poursuivi pour « insurrection » après avoir assumé la marche-manifestation de ses militants et sympathisants qui s’est soldée par plusieurs blessés et au moins 70 arrestations dans les rangs du MSD.

Des peines d’emprisonnements à perpétuité ont été requises, mardi, contre certains des jeunes manifestants du MSD en détention préventive depuis le 8 mars 2014.

Les manifestations violentes du 8 mars dernier ont sorti du silence le conseil national de sécurité qui les a énergiquement condamnées, de mêle que la façon dont certaines médias ont couvert les évènements.

Une personne froidement assassinée par un militaire en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 15 mars 2014 (COSOME)- Un chef de ménage a été sommairement exécuté à son domicile, vendredi dernier, sur la colline de Nyagisozi, par un militaire du détachement de la marine, en commune de Busoni, de la province de Kirundo, a appris de source policière et des proches du disparu, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Ananias Nsababaganwa, 55 ans, a été atteint par six balles, dont deux au niveau du thorax, et quatre autres au dos, précise un proche parent de ladite victime.

Le meurtre a été commis en complicité avec deux administratifs dont le chef de colline Nyagisozi, Mme Gaudence Nshimirimana, deux militaires et deux jeunes militants du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (cndd/fdd, au pouvoir), d’après les mêmes sources.

Nsabaganwa aurait été victime de son incapacité de payer 1.600 francs burundais que l’administration collinaire à Nyagisozi avait imposé à la population pour pouvoir acheter une portion de terrain qui servira de cimetière, indique-t-on dans l’entourage du disparu.

Six personnes présumées responsables dans ce meurtre, à savoir le chef de colline et un autre élu collinaire, deux militaires et deux jeunes militants du cndd/fdd ont été arrêtés, déclare-t-on de source policière.

Un activiste des droits de l’homme à Kirundo demande aux autorités judiciaires locales de sanctionner sans faux fuyants les présumés meurtriers.

La mort de ce citoyen avait provoqué beaucoup de tollé dans la population de Nyagisozi, surtout dans les rangs du front pour la démocratie au Burundi, (frodebu nyakuri), aile dissidente du frodebu originel dont feu Ananias était membre.

JCN

4 conseillers communaux du parti CNDD retournent leurs vestes en province de Burundi

Bururi (Sud du Burundi), le 14 Mars 2014(COSOME)- Le représentant du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD, opposition) en province de Bururi, Nayubu Laurent, a demandé le remplacement de 4 conseillers communaux qui ont viré vers d’autres formations politiques, a appris de sources proches de ce parti, le reporter de la coalition pour le monitoring électoral(COSOME).

Une correspondance au gouverneur de Bururi a été envoyée depuis le mois de novembre 2013 pour demander le remplacement des quatre membres du CNDD qui ont retourné leurs vestes.

Les noms des remplaçants ont été également transmis aussi à l’autorité compétente pour procéder à la normalisation de la situation au sein des conseils communaux, sans réponse à ce jour du gouverneur.

Ces conseillers à remplacer ont été élus dans les communes de Bururi, Songa et Vyanda.

Ces conseillers sont: Nzoyihera Jean-Marie qui a été élu en commune de Bururi et est aujourd’hui membre du comité exécutif du Frodebu-Nyakuri, Minani Véronique qui a viré au CNDD-FDD qui a été élu en commune de Vyanda, Ndikumasabo Raphael et Nijimbere Sabine qui ont viré au CNDD-FDD et qui ont été élus en commune de Songa.

Les conséquences de ce retard de remplacement commence à se faire observer, la réunion du conseil communal de Bururi n’a pas pu se tenir ce jeudi car le vice président de ce consei en la personne de Nzoyihera jean-Marie qui devait présider a été désavoué par les membres de ce conseil en lui disant qu’il n’est plus membre de ce conseil et que par conséquent il ne plus présider ni sièger au seibn de son conseil car ayant viré au Frodebu Nyakuri qui n’est pas représenté au sein de ce consel.

F.NZ.

Nomination de nouveaux membres du CNC

Bujumbura, le 15 mars 2014 (COSOME)- Un décret portant nomination de 18 nouveaux membres du Conseil national de la communication (CNC) a été rendu public mardi, à l’expiration du mandat de quatre ans de l’équipe sortante.

Le nouveau Conseil national de la communication est marqué par les changements intervenus aussi bien au niveau de la composition que des missions de l’institution depuis la récente promulgation de la nouvelle loi sur la presse au Burundi.

Au niveau de la forme, les membres du CNC passent de 15 à 18 dans la nouvelle équipe qui attend de se choisir un président, un vice-président, un secrétaire exécutif, un trésorier et un conseiller juridique comme personnes ressources permanentes.

En ce qui concerne le fond, la nouvelle loi controversée sur la presse confère des pouvoirs plus accrus au CNC, lui permettant d’adresser des mises en garde à tout organe de presse ou à un journaliste défaillant (article 57).

Après trois mises en garde, le CNC peut suspendre ou interdire de la circulation, la distribution ou la vente de journaux, de périodiques ou de tout autre support d’informations, la diffusion d’une émission, l’exploitation d’une station de radio ou de télévision ou d’une agence de presse, quand ils violent les dispositions prévues aux articles 17, 18 et 19 de la présente loi (article 58).

Après les mêmes mises en garde, le journaliste « défaillant » est sanctionné par le retrait temporaire ou définitif de la carte de presse et la décision du CNC devient exécutoire, «nonobstant le recours susceptible d’être exercé devant la Cour administrative ».

L’autre enjeu au niveau de la communication est que le nouveau Conseil est nommé à un peu plus d’une année des prochaines élections générales prévues en 2015.

Le CNC, note-t-on, est constitutionnellement appelé à garantir, « de façon équitable », le libre accès des partis politiques, des syndicats, des associations et des citoyens aux moyens tant publics que privés d’information et de communication.

Les femmes réclament une parité de 50% avec les hommes sur les listes électorales

Bubanza (Nord-ouest du Burundi), le 15 mars 2014(COSOME)- Les femmes
réclament une parité totale de 50% avec les hommes sur les listes de candidats aux prochaines élections générales de 2015, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME) lors de la commémoration, avec retard de la journée internationale de la femme en province de Bubanza.

Selon Mme Nzoyihera Sylvie, la présidente du forum des femmes en
province de Bubanza, de manière globale, les femmes sont sous-représentées politiquement et
défavorisées économiquement.

Au niveau politique, sur 90 collines de la province de Bubanza, une seule
femme a été élue en 2010, soit 1,1% des élus.

Seules deux communes de Mpanda et de Bubanza sont dirigées par des femmes, tandis qu’aucun service n’est dirigé par une femme, exceptition faite de certaines directions des écoles primaires.

Dans les institutions de prise de décision, les femmes réclament également 50% de postes de responsabilité.

Sur le plan économique, les femmes se plaignent de ne pas être traitée au même
pied d’égalité que les hommes et réclament, notamment, le droit de succession,
la possession de la terre et l’égalité de genres.

La polygamie et le concubinage minent également les conditions de vie de la femme
à Bubanza.

Beaucoup de femmes et d’enfants ont été abandonnés par les chefs de ménage qui convolent allègrement en secondes noces.
A.NK.

Attaque armée contre une position militaire en province de Bubanza

Bubanza(Nord-ouest du Burundi), le 13 mars 2014(COSOME)- Une position militaire de Buringa, en commune de Gihanga, a été attaquée par un
groupe d’hommes armés, sans faire de dégâts de part et d’autre, a appris sur place, de source sécuritaire locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’attaque a ciblé une position militaire du parc de la Rusizi, non loin de la route
route nationale numéro 5(RN5) reliant Bujumbura, la capitale du Burundi et la province de -Cibitoke.

Selon la police de Bubanza, les tirs n’étaient pas rapprochés, ce qui explique l’absence de dégâts humains ou matériels.

Une contre-attaque poursuite a été engagée par les militaires contre les assaillants qui se sont volatilisés dans la nature, d’après toujours la source policière sur place.

Un porte-parole d’un mouvement rebelle aux contours encore obscurs, Eraste Ndondogori, a revendiqué par la suite la tentative d’attaque pour le compte.

Depuis le début de cette année 2014, trois attaques contre des positions militaires ont été recensées dans cette partie du nord-ouest du Burundi où les bilans exacts des pertes en vies humaines restent cependant mal connus.

L’administrateur de la commune de Gihanga, Ndayisaba Léopold, sollicite
une forte présence d’éléments de la FDN pour sécuriser la frontière du Burundi avec la RD Congo qui reste perméable et favorise le mouvement de groupes d’individus armés.

A.Nk