Une femme condamnée à la prison à perpétuité toujours en liberté à Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Une femme de la colline de Gatovu, en Commune et province de Muyinga, reste libre alors qu’elle avait été condamnée, au mois de février dernier, à la prison à vie par le tribunal de grande instance de Muyinga, avec trois autres prévenus, pour « homicide volontaire » sur la personne de son mari, a appris sur place, de différentes sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La principale accusée, Mme Kamusoni Zainabu, doit répondre de l’assassinat de son époux Niyongabo Juma, commerçant d’or de son état, pour des faits qui remontent au mois de septembre de l’année passée.

Après ce verdict, Kamusoni Zainabu n’a jamais posé son pied à la prison centrale de Muyinga au moment alors que ses coaccusés sont déjà locataires de cette maison carcérale aussitôt que le verdict est tombé.

La famille du disparu Niyongabo Juma se présente au quotidien devant le tribunal de grande instance de Muyinga pour demander que la justice soit faite.

Le procureur de la république à Muyinga, Ernest Nduwimana , contacté à ce propos, indique que Kamusoni Zainabu est libre parce qu’elle a interjeté appel à la cour d’appel de Ngozi.

Pour la famille du disparu, Kamusoni Zainabu devrait interjeter l’appel étant en prison comme ses coaccusés.

E.ND

Le FRODEBU en campagne de redynamisation des organes dirigeants en province de Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Les festivités qui ont eu lieu au chef lieu de la province de Muyinga ce dimanche ont été rehaussées par la présence de Frédéric Banvuginyumvira, le vice-président du parti Sahwanya FRODEBU au niveau national.

Il a rappelé aux comités provinciaux invités que la réunion a pour objectif de redynamiser le parti et mettre en place les structures dirigeantes là où elles n’existent pas.

Les différents orateurs ont rappelé les valeurs démocratiques qui doivent guider tout membre du parti Sahwanya FRODEBU, à savoir, le respect mutuel, la tolérance politique envers les membres des autres partis politiques surtout ceux de l’opposition en cette période des échéances électorales de 2015.

Les nouveaux organes dirigeants ont reçu comme cahier de charges d’identifier les membres qui ont quitté le parti pour les récupérer, mais aussi pour accueillir de nouveaux adhérents qui seraient intéressés par l’idéologie du FRODEBU.

Les militants du parti ont encore été informés du vote par l’assemblée nationale, d’une nouvelle loi électorale plus consensuelle et à jour en vue d’élections libres et transparentes de 2015 qui verront encore l’introduction d’un bulletin de vote unique et le regroupement des scrutins.

Dans cette rencontre, il a été aussi dit que l’alliance des démocrates pour le changement (ADC, opposition) présentera un candidat unique aux élections présidentielles de 2015.

E.ND

Six adeptes d’une secte religieuse détenus en province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 24 avril 2014(COSOME)- Sur les 38 adeptes de la dissidente de l’Eglise catholique du Burundi, Eusebie Ngendakumana, qui avaient été appréhendés par la police en pleine prière, mercredi dernier, dans un ménage de la colline de Gitongo, dans la commune de Mutaho, située à l’extrême nord de la province de Gitega, six sont détenus au cachot de Mutaho, tandis que 32 ont été libérés après interrogatoire mené par l’officier de la police judiciaire ce 23 avril 2014, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

De ces six détenus figurent 4 hommes et 2 femmes, selon des informations recueillies jeudi auprès du commissaire provincial-adjoint de la police à Gitega.

Quant aux mobiles de cette détention, la même source a indiqué que les rassemblements de prière se tiennent normalement dans des lieux de culte connus ou sur une autorisation spéciale de l’autorité habilitée.
Or, les 38 adeptes s’étaient rassemblés dans un domicile d’un adepte d’Eusebie Ngendakumana, sans autorisation préalable, a-t-il poursuivi.

Parmi ces 38 adeptes, on a dénombré 9 hommes et 29 filles dont 2 originaires de la commune de Mutaho et 27 autres de Gahombo, dans la province de KAYANZA.

Il y avait aussi un adepte d’Eusébie originaire de la commune de Bugendana, en province de Gitega, et un autre ressortissant de la province de Ngozi.
Cette secte fait régulièrement parler d’elle souvent par des affrontements avec la police nationale qui ont déjà fait de nombreux blessés et des morts parmi les fidèles.

C. B.

Le correspondant de la radio Bonesha réapparait à la surface après plusieurs jours de clandestinité

Bururi (Sud du Burundi), le 23 Avril 2014 (COSOME)- Le correspondant de la radio Bonesha FM en province de Bururi, Alexis Nibasumba, a repris son travail, mardi après plus d’une semaine de vie dans un lieu tenu secret suite à des menaces d’arrestation pour délit de presse supposé, a appris sur place, du concerné, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’entrée en clandestinité du journaliste Nibasumba faisait suite à un reportage qu’il avait effectué sur les opinions des uns et des autres au sujet d’une note confidentielle des nations unies qui faisait état d’une probable distribution d’armes à feu en commune de Rumonge.

Le concerné a indiqué qu’il avait eu des assurances du procureur de la république à Bururi comme quoi il n’y avait pas de mandat d’arrêt qui a été émis à son endroit.

Au départ, il avait dit avoir reçu des informations lui annonçant qu’il allait être arrêté dans une réunion tenue par le ministre de l’intérieur en province de Bururi.

Le président de l’Union Burundaise des journalistes(UBJ), Alexandre Niyungeko, a dénoncé le harcèlement dont sont victimes certains journalistes dans l’exercice de leur métier dans certaines provinces du pays pour leurs enquêtes de terrain sur cette supposée distribution d’armes au jeunes « Imbonerakure », affiliés au parti au pouvoir.

L’UBJ conseille à toute personne qui considère qu’un journaliste a diffusé une information fausse de contacter le conseil national de la communication (CNC) qui est le seul organe de régulation des médias.

De même, l’UBJ demande aux journaliste de respecter l’éthique et la déontologie journalistique dans la recherche et la diffusion de l’information.

Signalons que ce n’est pas la première fois que le correspondant Alexis Nibasumba soit victime d’intimidation, de menaces et de harcèlement dans l’exercice de son métier.

En février 2013, de présumés jeunes Imbonerakure l’avaient encore battu et le dossier traine en instruction au parquet de Bururi.

F.NZ.

60% de cas de meurtres et assassinats enregistrés depuis 2013 sont perpétrés à l’aide des armes à feu et des grenades

Bururi (Sud du Burundi), le 23 Avril 2014(COSOME)- 60% de cas de meurtres et assassinats qui ont été enregistrés depuis le début de l’année dernière à ce jour ont été perpétrés à l’aide des armes à feu, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral auprès de l’observateur des droits de l’homme de la ligue Iteka.

Des personnes sont tuées par des armes à feu et des armes blanches suite surtout aux règlements de compte consécutifs aux conflits fonciers, selon la même source.

D’un autre côté, on enregistre également des cas de vol à main armées au cours d’embuscades sur les axes routiers, a indiqué Fidèle Nkurunziza, observateur des droits de l’homme pour le compte de la ligue Iteka à Bururi.

Pour le même défenseur des droits humains, la détention illégale d’armes à feu constitue donc une menace sérieuse pour la sécurité physique de la population et la jouissance des leurs droits.

Ces armes risquent encore de handicaper sérieusement le bon déroulement des élections de 2015 et la ligue Iteka demande qu’elles soient vite retirées de la population civile.

De leur côté, les autorités administratives dans cette province indiquent que des armes à feu ont été remis au cours des campagnes de désarmement, mais sont également d’avis qu’il y a encore des personnes qui les détiennent toujours eu égard aux saisies qu’effectuent régulièrement les agents de l’ordre.

F.NZ.

Promesses de 39 millions de dollars d’appui au processus électoral

Bujumbura, le 23 avril 2014 (COSOME)- L’appui financier de la communauté internationale au processus électoral devrait s’élever à 39 millions de dollars us, à en croire la coordinatrice sortante du système des Nations unies au Burundi, Mme Rosine Coulibaly.

Son annonce a été faite, mardi, au sortir d’une audience d’adieux à la première vice-présidence de la république.

Le Burundi retourne aux urnes en 2015 et une partie de cet appui financier à l’organisation des élections a été déjà réunie et décaissée, d’après la même source.
La commission électorale nationale indépendante(CENI) aurait besoin de presque le double de ce montant qui a été déjà réuni pour s’acquitter de son travail.

Le gouvernement burundais, quant à lui, est prêt à recevoir des observateurs internationaux pour accompagner le processus électoral.

Le Burundi et les Nations unies gardent, par ailleurs, de bonnes relations de coopération malgré un récent rapport onusien sur le danger que fait courir au pays l’armement d’une partie de la population à l’approche des élections générales de 2015.

Le rapport confidentiel qui a fait beaucoup de bruits dans les milieux officiels à Bujumbura est à l’origine de l’expulsion du conseiller politique au bureau des nations unies au Burundi(BNUB).

Comparution des correspondants de presse devant la justice en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 21 Avril 2014 (COSOME)- Les correspondants de la radio publique africaine (RPA), Euloge Niyonzima, et Alexis Nkeshimana, de la radio sans frontières, Bonesha FM, en province de Bubanza, ont comparu, le 21 avril 2014, au parquet de la république sur plainte pour « imputation dommageable » du président du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) sont dans le collimateur de la justice , apprend- on sur place à Bubanza.

Les deux journalistes doivent répondre de fausses informations qu’ils ont été diffusées sous forme de reportages sur un récent rapport des nations unies mettant en cause une entreprise d’armement de jeunes « Imbonerakure », affiliés au parti au pouvoir.

Toutefois, pour les avocats de la défense, la convocation des deux journalistes contient un certain nombre d’irrégularités.

Le substitut du procureur qui fait des enquêtes n’a pas respecté les procédures légales en la matière compte tenu du fait que le président du CNDD-FDD à Bubanza n’est pas qualifié pour porter plainte contre une tierce personne étant donné qu’il n’est ni le représentant légale ni le représentant suppléant du parti.

Le magistrat instructeur de ce dossier au parquet de Bubanza a demandé aux deux journalistes de fournir les sources de leurs informations et les brouillons utilisés au plus tard le 24 avril lors de leur deuxième comparution.

Le président de l’union burundaise des journalistes (UBJ), Alexandre Niyungeko qui a fait le déplacement de Bubanza pour soutenir ces journalistes, a dit que la protection des sources
d’information est très importante pour le métier journalistique.

La nouvelle loi controversée sur la presse stipule que les sources d’information peuvent être révélées dans certaines circonstances graves au magistrat instructeur.

A.Nk

Six jeunes du MSD et du CNDD-FDD blessés dans un affrontement en province de Bubanza

Bubanza(Nord-Ouest du Burundi), le 22 Avril 2014(COSOME)- Deux jeunes
du mouvement pour la solidarité et le développement (MSD) et quatre « imbonerakure » du conseil national de défense de la démocratie/force de défense de la démocratie(CNDD-FDD) ont été blessés dans la nuit du 21 Avril 2014 dans un affrontement sur la colline de Gihanga-centre, à la transversal 5, apprend-on de sources administratives et policières sur place.

Les deux groupes de jeunes partisans se sont renvoyés les responsabilités des affrontements qui ont fait des blessés de part et d’autre.

Selon le chef de poste de police à Gihanga, Nzeyimana Jean Berchmans, les jeunes à l’origine de ces troubles à l’ordre public devront répondre de leurs actes.

L’administrateur de la commune Gihanga, Ndayisaba Léopold s’est « choqué » par cette intolérance sur la base de considérations politiques.

D’autres sources indiquent que les jeunes étaient pour la plupart dans un état d’ébriété quand ils se sont bagarrés.

C’est la seconde fois que des jeunes de ces deux partis s’affrontent avec violence en commune Gihanga.

Le président du réseau des observateurs nationaux des droits de l’homme(RONADH), Bimenyimana Ernest, appellent les jeunes à la cohabitation pacifique et au respect mutuel.

A.Nk.

Les femmes faiblement représentées dans les instances dirigeantes en province de kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 22 avril 2014(COSOME)- Les femmes sont moins représentées dans les organes dirigeants de l’administration à la base en commune Bwambarangwe, province Kirundo, a appris de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon l’administrateur communal de Bwambarangwe, Jean Marie Muhigwa, le conseil communal ne compte que quatre femmes sur 15 élus.

Au niveau de l’administration collinaire, aucune femme ne dirige l’entité collinaire sur 18 chefs de colline.

La faible présence de femmes se remarque également dans les conseils de collines, a-t-il ajouté. Sur 90 membres qui composent les conseils de colline, 19 seulement sont de sexe féminin, regrette-t-il.

L’administrateur communal suggère aux femmes à changer de comportement et à se faire remarquer dans les partis politiques au même titre que les hommes et exiger en même temps des positions avantageuses sur les listes électorales.

Il interpelle en outre les femmes à faire le plaidoyer à travers leur forum et autres collectifs féminins pour mobiliser les femmes à se faire élire et soutenir les candidates qui auront eu la chance de figurer sur les listes électorales en 2015, a-t-il conclu.

JCN

Certaines catégories de prisonniers s’attendent à recouvrer la liberté en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 22 Avril 2014(COSOME)- Les détenus et la direction de la prison centrale de Ngozi ont accueilli avec une récente circulaire du ministre de la justice du 27 mars 2014 accordant la liberté provisoire à certaines catégories de détenus, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Pour ces derniers, beaucoup de prisoniers recouvriront leur liberté une fois la circulaire mise correctement en application.

Pour la direction, cette mesure permettra de désengorger la prison de Ngozi qui compte aujourd’hui plus de 1.400 détenus pour une capacité d’accueil de 400 personnes.

Selon la circulaire, les détenus qui doivent bénéficier de cette mise en liberté sont constitués par les catégories suivantes : les femmes enceintes ou allaitantes, les mineurs de moins de dix huit ans, les détenus ayant plus de soixante ans de naissance, les détenus souffrant des maladies chroniques et à un stade avancé.

Cette mesure concerne aussi les prisoniers détenus dont les dossiers sont fixés au tribunal depuis plus de trois ans mais qui n’ont pas été définitivement jugés.

La mise en application de cette mesure est confiée aux tribunaux et parquets mais en tenant compte de la gravité des crimes des bénéficiaires de ladite mesure.

La cour d’appel de Ngozi affirme que cette mesure permettra de diminuer les effectifs des détenus dans les maisons d’incarcération.

YM