Les professions des médias recommandent la mise en place des mécanismes de mise en œuvre de la politique nationale de communication

Gitega (Centre du Burundi), le 17 mai 2014 (COSOME)- Les représentants des professionnels des médias et des acteurs de communication de plusieurs secteurs ont recommandé au Gouvernement de disponibiliser les moyens nécessaires pour la mise en œuvre des réformes envisagées par la Politique Nationale de la Communication (PNC) et de la Politique Nationale de l’Audiovisuelle(PNA).

Ces recommandations ont été formulées lors d’un atelier de vulgarisation de la Politique Nationale de la Communication et de la Politique Nationale de l’Audiovisuelle tenue du 15 au 16 mai 2014 à Gitega
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La vulgarisation de ces deux instruments a pour objectif de porter à la connaissance des intervenants dans le secteur des médias et des œuvres audiovisuelles et cinématographiques, les différentes réformes envisagées par la PNC et la PNA, a indiqué le ministre de l’Information et de la Communication, Mr Tharcisse NKEZABAHIZI dans son discours d’ouverture des travaux.

Il a ainsi appelé chaque acteur dans sa sphère d’action à s’impliquer pour la mise en œuvre de ces réformes.

Quant aux réformes urgentes du secteur des médias et de la communication, les participants à l’atelier ont notamment signalé les réformes visant l’amélioration du cadre légal et institutionnel pour asseoir un environnement juridique favorable à l’éclosion d’une presse libre et responsable.

Ils ont ainsi recommandé la révision de la loi sur la presse, surtout les articles jugés anticonstitutionnels.

Ils ont aussi recommandés aux responsables des organes de presse, le respect du code de travail, surtout en matière de protection sociale des travailleurs.

Le renforcement des capacités des professionnels des médias est une autre réforme qui a retenu l’attention des participants.

Les participants ont ainsi recommandé au Gouvernement d’inscrire dans ses priorités la relance de l’Ecole de Journalisme.

Ils ont aussi proposé la promotion des formations en cours d’emploi au sein des Entreprises de presse.

Etant donné que la mise en œuvre se heurte au manque des moyens financiers, les participants ont recommandé au Gouvernement, la mobilisation des moyens financiers nécessaires.

Le regroupement des entreprises publiques de presse écrite est une autre réforme nécessitant une mise en œuvre urgente pour partager des investissements indispensables pour leur développement.

Néanmoins, la mise en application se heurte au manque d’esprit associatif. La sensibilisation sur la promotion de l’esprit associatif devrait figurer dans les actions urgentes.

Les acteurs des Médias et de la Communication ont également jugé urgent, notamment le renforcement des moyens humains et matériels mis à la disposition des professionnels des médias, le réajustement des textes d’application de la loi portant création de l’Office Burundais des Droits de l’Auteur et des Droits Voisins (OBDA) jugée lacunaires, l’adaptation de la radio diffusion à l’environnement du tout numérique, l’implication des gestionnaires des entreprises de presse dans la prise en compte du genre lors des recrutements des travailleurs, l’adoption et la promulgation des textes qui ont déjà dépassé les échéances de leur mise en application.

La CENI demande aux administrateurs communaux d’actualiser la cartographie électorale

Gitega (Centre du Burundi), le 16 mai 2014 (COSOME)- La Vice-présidente de la Commission Nationale Electorale indépendante (CENI), Mme Spés-Caritas NDIRONKEYE, en compagnie du Commissaire chargé de la Communication, Prosper NTAHORWAMIYE, ont tenu une réunion de sensibilisation des administrateurs communaux, des Directeurs Communaux de l’Enseignement (DCE) et des responsables communaux de la carte scolaire des provinces de la Région Centre-Est (GITEGA, KARUZI, CANKUZO, MURAMVYA et RUYIGI) sur l’actualisation de la cartographie électorale.

Les participants à cette réunion qui sont les acteurs clés de ce projet d’actualisation de la cartographie électorale qui est une de étapes des préparatifs des prochaines élections prévues entre mai et septembre 2015, sont appelés à mettre l’attention voulue pour la réussite de cette activité.

Lors de l’identification des centres d’inscription des électeurs, ces acteurs devront tenir compte de 2 facteurs importants à savoir : la proximité géographique des électeurs ainsi que l’accessibilité de ces centres, comme l’ont souligné les délégués de la CENI.

L’identification des centres d’inscription tiendra ainsi compte des anciens centres usités lors des élections de 2010 et qui sont encore en bon état mais aussi des nouveaux centres en fonction des nouvelles infrastructures, a souligné la Vice-présidente de la CENI.

Ces centres d’inscription seront prioritairement identifiés au sein des écoles publiques, des écoles sous convention entre l’Eglise et l’Etat, des écoles privées,voir même au sein des autres infrastructures qui réunissent les conditions pour le bon déroulement des inscriptions, a-t-elle ajouté.
Pour rapprocher les électeurs des centres d’inscription, particulièrement les résidents des collines qui n’avaient pas de centre d’inscription en 2010, et par conséquent, devaient s’inscrire sur les collines avoisinantes, il faudrait y créer de nouveaux centres au cas où ces collines auraient eu de nouvelles infrastructures pouvant abriter les inscriptions, ont poursuivi les délégués de la CENI.

Dans les échanges qui ont suivi, les participants ont signalé qu’il y a quelques collines qui font encore face au manque d’infrastructures, notamment dans certaines localités des communes de SHOMBO, BUHIGA et GITARAMUKA dans la province de KARUZI.

On leur a recommandé d’analyser les possibilités d’y créer des centres d’inscription afin que tous les candidats électeurs aient des facilités de se faire inscrire et partant d’exercer leur droit d’élire.

Une autre question posée par l’administrateur de la commune de GITEGA est en rapport avec les résidents de nouveaux quartiers non encore reconnus administrativement tels que NYABISINDU et KARERA II de la ville de GITEGA qui voudraient se faire inscrire et élire dans leurs quartiers résidentiels.

Les délégués de la CENI ont répondu que le ministre ayant en charge l’administration du territoire est déjà au courant de ces questions qui préoccupent aussi les résidents des nouveaux quartiers des autres villes telles que la mairie de BUJUMBURA et pourra trouver des solutions y relatives.

Toutefois, en attendant cette reconnaissance administrative, on devra respecter le découpage administratif reconnu par la loi, ont-ils précisé.
On a aussi demandé les modalités pratiques d’organisation des votes regroupés des candidats conseillers communaux et des députés.

On a répondu qu’on va organiser des séances éducatives à l’intention de la population. On a aussi posé la question au sujet des mécanismes mis en place par la CENI pour prévenir des cas de contestation des élections par certains responsables politiques connus en 2010.

Les délégués de la CENI ont indiqué que cette responsabilité incombe à tout un chacun. Ils ont ajouté qu’on a prévu deux mandataires pour chacun parti politique et à chaque bureau de vote.

Ces mandataires politiques auront le rôle de faire le suivi du déroulement du scrutin du début à la fin.

C. B.

Interdiction des rondes nocturnes de sécurité en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 16 Mai 2014 (Cosome)- Le gouverneur de la province de Bururi, Mme Gloriose Nimenya, a interdit les rondes nocturnes de sécurité auxquelles se livraient jusque-là les jeunes affiliés aux partis politiques, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source administrative locale.

L’interdiction a été annoncée au cours d’une réunion que le gouverneur a tenu à Minago, en commune de Rumonge, jeudi dernier avec la population.

Le responsable administratif a indiqué que ce travail était dévolu uniquement aux corps de défense et de sécurité.

Elle a saisi l’occasion de demander aux responsables des partis politiques de discipliner et d’encadrer leur jeunesse à la veille des élections de 2015, en faisant la promotion de la tolérance politique ainsi que d’autres valeurs démocratiques au sein de leurs partis politiques respectifs.

Des comités de sécurité où toutes les sensibilités politiques et d’autres forces morales seront représentées vont également épauler les corps de défense et de sécurité dans la sauvegarde de la paix.

La population a demandé, pendant la réunion, aux autorités administratives de tenir régulièrement des rencontres d’évaluation de la température politique qui prévaut dans chaque commune afin de prévenir tout dérapage à la veille des élections de 2015.

F.NZ.

Un cas d’assassinat lié au conflit foncier signalé dans la province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 16 mai 2014(COSOME)- Un cas d’assassinat qui serait lié à un conflit foncier a été signalé ces derniers jours dans la province de Cibitoke, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source proche de la victime.

Un ménage d’une femme veuve, dénommée Désidérathe Nindaba de Masha en commune de Murwi a été la cible d’une attaque des personnes non encore identifiées, armées de machettes, c’était la nuit du 14 au 15 mai vers minuit, d’après des sources administratives et policières.

Le bilan de cette attaque fait étant la mort du chef de ménage qui a tué et ses deux enfants blessés par ces inconnus.

Les assaillants sont repartis sans rien emporter comme bien familial de valeur, nous ont précisé les mêmes sources.

Les deux blessés ont été évacués à Cibitoke où ils sont encore hospitalisés, nous a témoigné un voisin des victimes.

Des sources à Masha soupçonnent que cet assassinat serait lié aux conflits fonciers et un suspect a été arrêté ce jeudi 15 mai pour des enquêtes, selon nos sources.

Ce genre d’assassinats vient après d’autres cas qui ont eu lieu au cours de cette année, dans les communes de Murwi, Bukinanyana et Mugina alors que les administratifs de ces communes enseignent chaque fois la bonne cohabitation et le recours à la justice en cas de conflits.

Placide Nkengurtse

Un prévenu se plaint de la torture dans la province de Ruyigi

Ruyigi (Est du Burundi), le 15 mai 2014(COSOME)- Le prévenu, Léonidas Hakizimana, s’est plaint de la torture au cachot du commissariat de police à Ruyigi pour des mobiles qui seraient liés à ses convictions «politiques», a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), du concerné.

Le plaignant dit avoir été battu à l’intérieur du cachot où, par ailleurs, de l’argent, un téléphone portable et des effets lui auraient été subtilisés.
M.Hakizimana se réclame du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD), un parti dont les activités ont été suspendues temporairement ces derniers temps pour des actes d’insurrection.

Le commissaire de police, Jérôme Ntibigorora, a fait savoir que le dossier de Léonidas Hatungimana est entrain d’être traité par les officiers de police judiciaire.

N.I

Un homme tué par balle par des individus non identifiés en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 15 Mai 2014(COSOME)- Ndabemeye Fabien, un boucher de la colline de Nyabitare, à Kanazi, en commune de Musigati, a été tué par balle, apprend-on de source administrative sur place.

Selon Niragira Isaï, administrateur de la commune Musigati, un groupe d’hommes armés de fusil a attaqué le ménage de cet homme vers une heure du matin.

Les assaillants ont forcé la porte de la maison pour l’atteindre avant de le tué et volé de l’argent et des papiers de ses propriétés foncières qu’il avait sur lui.

Selon toujours cette source, il aurait été victime de conflits fonciers.

La police a arrêté sur place 4 suspects pour des besoins d’enquêtes et se trouvent au cachot de la police en commune Musigati.
L’administrateur de Musigati appelle la population à dénoncer les détenteurs d’armes illégalement pour éviter ce genre de crime.

A.Nk

Une personne victime de la justice populaire en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 15 mai 2014 (COSOME)- Une personne présumée voleur a été tuée le matin de mercredi sur la colline de Rugero I, en commune et province de Kirundo (nord du Burundi), à la suite d’une justice populaire, a-t-on appris de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring(COSOME).

Jean Marie Ntakirutimana, la victime a été poignardée par la population avant d’être décapitée par ses bourreaux, affirme-t-on.

Le présumé voleur venait de prendre des tôles sur une maison en construction sise sur la colline de Rugero I, en commune Kirundo explique-t-on.

Un compagnon de la victime a pu s’enfuir au moment où son ami de la malheureuse aventure la chance de rester en vie lui passait à côté.
Le veilleur qui gardait le chantier, pris de panique d’affronter les deux bandits, a crié pour demander secours.

La population des environs s’est alors mobilisée pour secourir la sentinelle et a croisé les deux présumés voleurs portant les tôles volées, indique la même source.

Selon la police, des enquêtes ont été déjà ouvertes pour tenter de mettre la main sur les responsables de ce meurtre.

Le président de la république, en visite de trois jours à Kirundo, dans les communes de Bugabira, Bwambarangwe et Ntega, qui a eu vent de cette information, a formellement défendu à la population de se faire justice.

La criminalité a fait parler d’elle ces derniers jours en province Kirundo comme au début du mois de mai où un commerçant avait été tué sur la colline de Rugero II et son corps jeté dans une la latrine, rappelle-t-on.

En avril dernier, sept militants du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, opposition) avaient été blessés au cours d’un affrontement qui les a opposé aux jeunes militants du conseil national pour la défense de la démocratie /forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir),
rappelle-t-on encore.

JCN

Arrestation d’un chef d’une position policière pour torture en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 18 Mai 2014 (COSOME)- la police a arrêté un Brigadier de police Isaac Harerimana pour avoir torturé un certain Manirakiza sur la position policière qu’il dirigeait à Mariza, en commune de Burambi, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Manirakiza Donatien, Commissaire de police en province de Bururi, le Brigadier Isaac Harerimana a été arrêté ce samedi pour torture sur une personne.

La même source indique que ce brigadier était le chef d’une position policière de Mariza dans la commune de Burambi.

Ce Brigadier a arrêté un certain Manirakiza et l’a gardé sur sa position pendant trois jours sans en aviser ses supérieurs hiérarchiques et il s’est mis à torturer cette personne, selon les mêmes sources.

La personne a été gardée pendant trois jours dans un cachot clandestin sur cette position policière.

Ce brigadier a été arrêté ce samedi est se trouve dans le cachot de la police et devra répondre des actes de torture qu’il a commis sur cette personne, a martelé le commissaire de police.

Les responsables des associations de défense des droits de l’homme demandent que justice soit rendue pour que cette personne rentre dans ses droits mais se félicitent déjà qu’il y a régression des actes de torture d’une manière générale.

Ils demandent surtout aux responsables administratifs de sensibiliser les autorités administratives à la base de punir ceux qui se rendent responsables des actes de torture

Ils demandent aux responsables de punir exemplairement tout policier qui se rende responsable des actes de torture et de combattre les solidarités négatives.

F.NZ.

Le chef de l’Etat lance une mise en garde contre » les propagateurs » de rumeurs en province Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi),le 15 mai 2014(COSOME)- Le président de la république, Pierre Nkurunziza, en visite de trois jours en province de Kirundo, a lancé, mercredi, depuis la commune de Bugabira, un avertissement sévère contre « les semeurs de rumeurs qui démobilisent, intimident et distraient » la population.

« Si besoin il ya, l’on sera amené à réviser le code pénal pour poursuivre pénalement devant les cours et tribunaux ceux qui se rendent coupables de ces « folles rumeurs », a-t-il précisé.

Une rumeur persistante avait fait état, il ya deux semaines, dans les communes de Bwambarangwe, Busoni et Kirundo, de l’existence des « fosses communes » pour y enterrer « des gens tuées sur base ethnico-politique », rappelle-t-on.

Le correspondant de la radio publique africaine (RPA, indépendante) qui a avait couvert la réunion du parti UPRONA (union pour le progrès national(institutionnel, aujourd’hui en proie à des querelles internes pour le leadership) dans laquelle l’information avait été révélée pour la première fois, avait comparu au parquet de la république de Kirundo pour une « information supposée semer  » la haine ethnique « .

Deux jours après, deux militants de l’UPRONA, respectivement premier secrétaire dudit dans les communes de BWambarangwe et Kirundo soupçonnés pour avoir livré l’information incriminée avaient également comparu devant le procureur pour y défendre leur dire, rappelle-t-on encore.

JCN

Marginalisation des personnes vivant avec le handicap en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 14 avril 2014(COSOME)- La province de Cankuzo enregistre une absence de représentation des personnes handicapées dans les organes de prise de décision.

Cette absence de représentation se remarque au niveau des différents services et dans des organes de prise de décision issus des résultats des urnes. En effet les sources administratives indiquent que sur les 75 conseillers communaux que comptent cette province il n’y a pas une seule personne handicapée, soit une représentation de 0%.

Jérôme Ntazina, représentant provincial de l’association des personnes handicapées dans à Cankuzo regrette que les personnes handicapées ne soient pas représentées au même titre que d’autres groupes sociaux.
« Nous avons été à l’école comme les autres, nous sommes tous des fils et filles du pays, pour quoi ne pas nous placer dans les organes de prise de décision. Nous avons des contributions à donner pour promouvoir le secteur socio- économique de notre pays. Notre situation d’ handicap se situe au niveau des jambes et mais pas au niveau psychique. C’est vraiment très injuste », a-t-il déclaré.

L’association provinciale des personnes handicapées de cette province compte actuellement cinq antennes qui sont réparties dans toutes les communes de Cankuzo.

Au mois de mars 2014, l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité (91 députés présents) le projet de loi relative à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et le protocole y relatif. Avec l’adoption de cette loi, les personnes handicapées vont désormais bénéficier des mêmes droits et devoirs que les personnes valides.

Les personnes handicapées n’auront pas néanmoins le droit de se choisir des représentants au parlement à l’instar des autres pays de l’EAC comme la ministre en charge des droits de la personne humaine Mme Clothilde Niragira l’ a révélé aux parlementaires . « Il ne sera pas question de coopter les personnes handicapées dans les institutions à l’instar des parlements de la Communauté Est Africaine », a-t-elle fait remarquer.
La ministre en charge des droits de l’homme et du genre s’est plutôt déclarée favorable à la sensibilisation des personnes handicapées à élire et à se faire élire.

ond